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 The Disapperance of a Father. ft. Axiane & Harvey

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capulet



m o n a. l i s a.
YOU'RE A WALKING MASTERPIECE






☾ pseudo : JΛCQUELYN. ou Jacques pour les intimes. Jacky les week-end, Maman pour les enfants, mais Madame Capulet (sa sainteté) pour les Montaigu (et Alexis). Mama Capupute. Memes Queen. Warden Capulet. Gardienne Capulet. Acid-Queen. Grempulette. Queen-B. Milf. Badass Mom. Queen Capulet. M'mam. Queen.
☾ avatar : Mädchen Amick, queen of everything.
☾ querelles : 311
☾ destiny : 02/02/2018
☾ territories : ☞ Elle ne vit peut-être plus du côté sud de la ville, elle n'en porte peut-être plus les fringues, ni le parfum, mais l'on ne saurait ignorer la réalité ; les serpents ne se débarrassent pas de leur peau aussi facilement.
☞ Elle habite dans la villa des Capulet depuis 1995, auprès de ses cinq enfants, de son mari et de tous les autres membres de la ruche familiale.
☾ dustland dreams : ☞ elle a cette hantise que ses enfants (surtout sa Orphea) ne fasse les mêmes erreurs qu'elle à leur âge ; c'est en partie pourquoi elle est si dure et intransigeante avec eux.
☞ elle n'a jamais cru à l'amour au premier regard jusqu'à ce qu'elle donne naissance à ses enfants.
☞ elle rêve d'un jour voir toute sa famille réunie sous le même toit : Melchior, elle, Fidelio, Orphea, Bonnie, les jumeaux et Harvey.
☾ relationship :
melchior ; husband
fidelio ; son.
orphea ; daughter.
baby girl #2 ; daughter.
baby boy #3 ; son.
baby boy #4 ; son.
harvey ; son from an another life.

noah ; ghost from the past.

bang bang
. ✦ ⊹ Mer 21 Fév - 1:59 ⊹ ✦ .

The Disapperance of a Father.

ft. Axiane & Harvey


present days, falling night. (around 22h00 pm)

L'illusion tint peut-être du faible éclairage du Tom's Diner ou de cette vilaine migraine qu'elle ne parvenait pas à apaiser ; elle ne dura qu'un très bref instant, mais Axiane se demanda plus tard s'il n'y avait pas eu là une sorte de message destiné à elle seule : à savoir que le destin pouvait aussi se montrer bienveillant et réconfortant. Pendant ce bref instant, alors que ce jeune homme avait pénétré dans le petit restaurant pour s'avancer vers elle, la Capulet eut l'impression de voir Mark Morgan, tel que la dernière fois qu'elle l'avait vu, comme Peter Pan, resté un enfant. Sa confusion fut à son comble, puisque momentanément, plus rien autour d'elle ne lui semblait plus réel. Essayer de se recentrer sur elle-même la rendait malade, comme si avait le met de mer, presque. Une nouvelle image lui traversa l'esprit, plus folle encore que ses réminiscences précédentes : elle se vit à demi-redressée sur la banquette arrière d'une vieille Ford Mustang 1990 décapotable, retirant sa chemise, un de ses bras y restant coincé, tandis qu'elle dévorait à pleine lèvres les lippes que lui offraient le jeune Mark Morgan. C'est alors qu'au travers des reflets de la fenêtre par laquelle elle regardait, Axiane remarqua que ses yeux brillaient anormalement, sans qu'elle ne pleure.




back in 1992's (flashback)
La vieille voiture semblait soudainement beaucoup plus calme, maintenant qu'émanait de ses yeux à demi-fermés une pesanteur quasi-féline. C'est qu'avoir été un chat, elle aurait été capable de ronronner toute la nuit entre ses bras. Assieds derrière le volant de la vieille Ford Mustang rouge, emprunté au père de Mark Morgan, les deux adolescents s’imprégnaient lentement l'un de l'autre. Dans la complicité d'un silence, ils se laissaient bercés sur des airs musicaux atrocement trop rétro qui, en temps normal, ne leur aurait jamais convenu, ni à l'un, ni à l'autre. « Cette chanson est h-horrible... » laissa remarqué le jeune homme, amusé, presque immédiatement suivis d'un gloussement éreinté. « Très horrible. » Le chant des grillons qui infestaient la vieille gare se mélangeaient presque trop harmonieusement au son de la radio qui, par instant, grinchait comme un nuage d'électricité statique. Lorsque la station avait été ouverte, au tournant des années soixante-dix, elle divisait l'exportation (et l'importation) de la ville parmi trois compagnies de transport chargées de redistribuer la marchandise à travers tout le territoire des États-Unis. Sauf que l'administration de la ville avait rapidement fait ses calculs pour comprendre que cette station leur coûtait plus en entretient qu'elle ne leur rapportait. Fermée il y a quelques années, la nature avait pleinement repris possession sur les lieux, s bien que la mauvaise herbe sèche et revêche poussaient comme bon lui semble entre les fissures du bétons et de l'asphalte. Plus personne ne venait ici, sinon, que des adolescents et des revendeurs de drogues. « J-je crois que la mauvaise m-musique t'allumes en f-fait. » Un rictus hilare étira les lèvres roses de la jeune adolescente qui, se pressant contre son torse, se redressa lentement pour y plonger deux grandes billes, solennel. Devant eux, à quelques coins de rue, brillaient les lumières du Saturn Hotel, au milieu des nappes de brouillard. « Peut-être bien. Ou p't'être que c'est toi, gros bêta de Mark Morgan... » Il répondit à son sourire, tandis qu'il voyait scintiller des gouttelettes d'humidité dans ses longs cheveux blonds. Il ne savait pas pourquoi, mais il était ému par cet halo de lumière qui lui auréolait la tête. « Quoi?, demanda-t-elle, rougissante. Pourquoi tu me regardes comme ça? Sa main tremblante renvoie derrière son oreille droite de longue et hirsute mèche de sa crinière qui la gênait. Il regardait son sourire s'éteindre lentement, moqueur, s'inclinant vers elle, à quelques centimètres de ses lèvres. « Rien... j'crois q-que je t'aime, c'tout. » [...]


lui était parvenue du tréfond de ses souvenirs, comme pour l'éveiller.
« […] C'est vous? » Axiane sursauta, laissant s'échapper un hoquet de surprise. Elle secoua un peu la tête, comme pour chasser un mauvais cauchemar et s'éclaircir les idées, puis redressa deux billes scintillantes à l'adresse du jeune homme. Son cœur fit un bond. « Oui, oui ; pardonne-moi. répondit-elle simplement avant de l'inviter d'un déploiement de la main. Je t'en prie, assied-toi. » D'un geste prompt du menton, la Blonde autorisa le mastodonte qui l'accompagnait de s'écarter pour laisser la chance au jeune homme de se glisser sur la banquette juste devant elle. Le silence qui s'en suivit pendant quelques longues et interminables secondes, alors qu'elle avait cette impression de revoir un fantôme de son passé, fut au-delà de toute description. Il resta, pour Axiane Capulet, l'un des moments pour lequel il ne lui semblait avoir aucun contrôle. Puis les pensées se constituaient et se passaient, vertigineusement ; elles créaient leurs propres cadre temporel, et tout ça ne prenait que quelques centièmes de secondes. Et Axiane, sans même savoir ce qu'elle allait dire, ouvrit la bouche et s'entendit : « Tu lui ressembles beaucoup. Sa voix se coupa derechef, sans aucune réponse, répondu seulement par ses propres interrogations qui lui étaient renvoyées. À ton père... tu... tu ressembles à ton père. » Le silence se fit de nouveau, mais cette fois, la Capulet ne le brisa pas ; ce silence-là paraissait nécessaire, de circonstances. Et son sourire peu convaincant s'effaçait plus lentement. Elle hésita un instant, scrutant ce visage qui la hanterait à jamais, puis repris, finalement, choisissant avec soin ses mots. « Je suis désolée pour ton père. Elle eut un petit reniflement. C'était un homme bien. » se remémorait-elle tristement. Elle se souvenait avoir été abasourdi le jour de la nouvelle, toujours incapable de s'admettre cette fatalité. Soudainement plus inconfortable, elle s'humecta les lèvres avec sa langue, faisant un effort pour parler ; mais rien ne sortait. Elle essaya de nouveau, sentant les mots et les aveux se bousculer dans sa tête, consciente qu'on la regardait, qu'on se demandait ce qu'elle faisait-là, paralyser par la peur. « J-je... je vois pas ce que je pourrais te dire de plus sur ton père., commença-t-elle, se redressant sur la banquette. C'était un ami, un bon ami à l'époque... mais que je n'ai plus revu depuis très très longtemps... »




❝ jealous? Well you should be ❞ I put my high heels on, walk right out the door, best believe I'ma leave,don't need you no more. Put my black dress on, boy, you done me wrong. Leave the keys, burn the sheets and then move along.
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☾ pseudo : tenn. / camille
☾ avatar : dave franco
☾ querelles : 74
☾ destiny : 08/02/2018
☾ dustland dreams : → au fond il rêve de se ranger et d'avoir une vie tranquille, mais il ne se l'avoue même pas à lui-même
→ il n'a pas vraiment d'ambition particulière, il a son petit business, tant qu'il se fait pas choper, pourquoi il arrêterait ?

bang bang
. ✦ ⊹ Jeu 22 Fév - 2:04 ⊹ ✦ .
Assis dans son canapé, Harvey tournait et retournait cette photo qu'il avait trouvé dans un vieux carton. Il avait retrouvé ça par hasard, ou plutôt c'était le carton qui l'avait trouvé puisque ce dernier lui était littéralement tombé sur la tête alors qu'il cherchait un truc dans son placard. Le vieux cliché. Harvey s'étais mis à fouiller dedans et il avait trouvé des affaires appartenant à son père. ça lui avait fait tout drôle de tomber sur ces souvenirs. Il n'avait jamais été proche de son père, il lui en avait beaucoup voulu pour ça. Son père avait toujours pris ses distances avec lui, lui préférant son demi-frère, l'enfant légitime qu'il avait eu avec sa femme. La belle-mère d'Harvey. Il avait longtemps eu du ressentiment, mais maintenant c'était oublié. Presque dix années s'étaient écoulées depuis leur décès alors aujourd'hui ça ne voulait plus dire grand chose. Il aurait volontiers jeté toutes ces affaires si seulement il n'était pas tombé sur une lettre destinée à une certaine Axiane. La seule Axiane connue dans cette ville était la mère des Capulet. Même Harvey qui se tenait éloigné de ces conflits futiles savait que c'était complètement dingue, qu'il n'y avait aucune chance pour que cette lettre de son père soit adressée à cette Axiane là, comment pourraient-ils se connaître ? Elle était une Capulet, il appartenait aux Crimson ! Il avait continué de fouiller et il avait trouvé une photo, la photo d'une femme, probablement sa mère, celle qui l'avait porté et abandonné. C'est ainsi qu'il s'était retrouvé au Tom's Diner, à aller retrouver Axiane Capulet qu'il avait plus ou moins menacé par téléphone. Si elle avait connu son père trente ans plus tôt, elle avait forcément connu la mère d'Harvey, la femme de la photo. Il n'avait jamais pensé à la chercher, il ne l'avait jamais voulu, ça n'avait jamais été important à ses yeux. Mais il fallait croire que l'opportunité lui était tombé dessus et c'était bien trop gros pour qu'il l'ignore.

Une fois entré dans le diner il la remarqua de suite. Une grande femme blonde, le visage fermé dégageant une certaine prestance, non plutôt une certaine majesté. Il s'approcha doucement, hésitant. Plus il s'approchait, plus il voulait faire demi-tour, mais il était trop tard pour reculer à présent. Alors il prit place face à Axiane et l'écouta dire à quel point il ressemblait à son père. "Ouais, c'est ce qu'on dit." répondit-il d'un ton détaché. Oui il lui ressemblait c'était indéniable, mais il avait toujours pris ça pour une insulte par le passé, à cause de sa mauvaise relation avec son père. Aujourd'hui ça ne lui faisait plus grand chose. Il l'acceptait sans que ça l'affecte. Et puis elle lui présenta ses condoléances, ajoutant que son père était un homme bien. A ses mots Harvey ne pu s'empêcher de laisser échapper un petit rire. "Si c'était le cas il ne serait pas mort aujourd'hui." répondit-il d'un ton froid. Pourquoi était-il aussi froid ? Parce qu'elle était une Capulet ? Parce qu'il repensait à son père et à quel point il regrettait de ne jamais avoir appris à le connaître vraiment alors qu'il le côtoyait tous les jours ? Ou peut-être était-ce un peu de tout ça à la fois. Les mots d'Axiane le firent tiquer, Harvey fronçait les sourcils à présent. "Comment est-ce possible ? J'veux dire... vous êtes une Capulet. Mon père a toujours été un membre des Crimson, et je ne crois pas qu'il ai jamais quitté le South. En tout cas pas assez pour avoir une quelconque relation avec une Capulet. Et... sans vouloir vous offenser, vous n'avez pas l'air de traîner souvent du côté des Crimson Pistols. Alors comment vous avez connu mon père ?" demanda t-il finalement, les sourcils toujours aussi froncés. Il essayait de comprendre, parce que pour le moment tout ça n'avait absolument aucun sens. Il gardait la photo de sa mère pour plus tard. Elle était là, dans sa poche, et il savait qu'il pourrait la dégainer à tout moment. Mais avant il fallait qu'il sache quand et comment cette Capulet avait pu connaître son père. Comment un truc aussi insensé pouvait être possible ?
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☾ territories : ☞ Elle ne vit peut-être plus du côté sud de la ville, elle n'en porte peut-être plus les fringues, ni le parfum, mais l'on ne saurait ignorer la réalité ; les serpents ne se débarrassent pas de leur peau aussi facilement.
☞ Elle habite dans la villa des Capulet depuis 1995, auprès de ses cinq enfants, de son mari et de tous les autres membres de la ruche familiale.
☾ dustland dreams : ☞ elle a cette hantise que ses enfants (surtout sa Orphea) ne fasse les mêmes erreurs qu'elle à leur âge ; c'est en partie pourquoi elle est si dure et intransigeante avec eux.
☞ elle n'a jamais cru à l'amour au premier regard jusqu'à ce qu'elle donne naissance à ses enfants.
☞ elle rêve d'un jour voir toute sa famille réunie sous le même toit : Melchior, elle, Fidelio, Orphea, Bonnie, les jumeaux et Harvey.
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. ✦ ⊹ Jeu 22 Fév - 20:32 ⊹ ✦ .

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present days, falling night. (around 22h00 pm)

Axiane Capulet avait horreur de se sentir déstabilisée ; les premières réactions du jeune homme frôlaient l'hostilité et la pression de l'air du Tom's Diner semblait avoir augmenté d'un cran. À cette heure, le petit restaurant était presque désert et pourtant, elle s'y sentait étrangement à l'aise. Et même si le vinyle rouge de l'alcôve était vieux et craquelé, le Tom's Diner restait ce coin de Night Vale qu'elle préférait le plus. Quand elle était petite, et à chacun de ses anniversaires, elle avait demandé à son père un film au Drive-in et un dîner au Tom's. Et à chaque année, son père hilare accédait à sa requête. Elle se souvenait du plaisir qu'elle avait ressenti a avoir glissé les pièces de cinq cents dans la fente et voir les lucarnes s'ouvrir d'un coup et remplir la tasse de son père à la vieille machine à café en laiton, avec tous ses boutons et ses manettes... À vrai dire, ces temps-ci, le Tom's était presque toujours vide – ce qui amenait la Capulet à se demander comment le sol pouvait rester aussi poisseux. Il fallait aussi mettre vingt-cinq cents dans la fente à côté des petites lucarnes, au lieu de cinq. Mais la tarte à la banane restait la meilleure qu'elle ait jamais goûtée et le café était meilleur que tous ceux qu'elle avait jamais pu préparer à la Villa.

À ses nouvelles interrogations, la Capulet se renfonça dans la banquette, les bras croisés sous la poitrine. Son sourire était soudainement dépourvu de tout humour ; c'est qu'elle détestait se sentir piégée. Mais elle opina tout de même de la tête, comme si quelque chose avait déjà été établi. « Ton père et moi étions dans la même classe d'anglais au Lycée de Night Vale. Il était plus vieux que moi, mais il avait redoublé une ou deux fois, jusqu'à se retrouver dans ma classe. C'était un gamin qui venait du mauvais côté de la barrière et j'étais une fille du Northside, donc nous n'avions pas grand-chose en commun... lui répondit-elle en lui offrant un sourire contraint. C'est qu'Axiane était particulièrement habile lorsqu'il était question de mensonges et de duperies. Espérait-elle, à tout de moins, qu'il se laisserait embobiné par son manège, en dépit du timbre chevrotant de sa voix. Ça remonte à loin... très loin. Bien avant toutes ses histoires d'abeilles et de serpents. » Elle haussa les épaules, roula des yeux, comme si la suite des choses avaient été une évidence. Pourtant, se confier ainsi sur sa relation avec Mark Morgan était une véritable insulte à sa mémoire et la culpabilité la rongeait plus encore maintenant qu'elle fixait d’œillades tristes son portrait tout cracher à quelques centimètres. Soupirant, elle toussota pour s'éclaircir la gorge tout en se redressant plus dignement sur la banquette. Ainsi adossée comme elle l'était entre les coussins rembourrés, elle ressemblait plus encore à une grande dame du Northside. « Et si tu me disais plus directement pourquoi tu tenais à me rencontrer? Elle s'humecta les lèvres, les doigts tambourinant impatiemment son biceps droit. Je n'aime pas que l'on me fasse perdre mon temps. »



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. ✦ ⊹ Sam 24 Fév - 21:24 ⊹ ✦ .
Quand Axiane se mit à parler un sourire s'afficha doucement sur les lèvres d'Harvey. Pas un vrai sourire, non certainement pas. Un sourire parce qu'il savait qu'elle mentait. Il savait que chaque mot qui sortait de la bouche de cette femme n'était qu'un mensonge, pourtant il ne dit rien. Il savait que ce qu'elle disait était complètement faux et pourtant il se taisait. Il voulait aller dans son jeu. Elle ne voulait rien révéler, parfait. Il n'aurait qu'à l'y forcer, il en avait les moyens. "Ah vous n'aimez pas qu'on vous fasse perdre votre temps hein..." répliqua t-il en rigolant. Il n'arrivait pas à croire qu'elle pouvait être aussi hypocrite. Comment réussissait-elle à proférer de tels mensonges tout en gardant un visage parfaitement impassible ? Harvey devait bien reconnaître qu'elle savait y faire. Mais ça ne faisait que générer une multitude de questions dans son esprit. Combien de secrets gardait-elle enfouis au fond d'elle ? Combien de mystères entouraient cette femme au visage impassible ? Comment pouvait-elle paraître aussi froide, comme si elle était morte de l'intérieur. Elle devait bien avoir des sentiments non ? Parce que pour le moment tout ce qu'elle montrait c'était de l'ennui et ce qu'Harvey interprêtait comme étant du mépris. "Alors arrêtez de me faire perdre le mien, de temps. Vous croyez vraiment que je vais me laisser avoir par de vulgaires mensonges comme ceux que vous venez de me déballer ? Je suis loin d'être aussi crédule alors si vous voulez me faire taire va falloir vous y prendre autrement." lâcha t-il froidement. Il était absolument sûr de lui, et sûr de son coup. "Et avant que vous n'ayez l'idée de lâcher vos gorilles sur moi pour me liquider ou je ne sais quoi, je tiens à vous rappeler que j'ai des dossiers très compromettants et très incriminants sur bon nombre de gens du Northside, y compris certains de vos enfants. Et ces dossiers seront rendus publics si, pour une raison ou une autre, je ne peux pas entrer le mot de passe que je suis le seul à connaître et empêcher la publication automatique." Maintenant que la menace était lancée il ne manquait plus qu'à lui montrer les "pièces à conviction". Harvey se baissa donc pour attraper la lettre et la photo dans son sac qu'il avait posé au pied de la banquette. En se baissant, le collier qu'il portait toujours, cette chaîne ayant appartenu à sa mère et qu'il gardait toujours là, cachée sous un tee-shirt; alors qu'il s'était baissé la chaîne était passée au dessus de son tee-shirt, bien en vue. Il l'aurait bien remis en place mais ça n'avait pas vraiment d'importance. Il se redressa et posa la lettre sur la table. "Osez encore me dire vous n'aviez pas grand chose en commun ou que vous ne vous connaissiez pas vraiment." lâcha t-il le visage un peu plus dur. Il avait encore la photo dans la main, il n'était pas prêt à lâcher cette information là. "Alors maintenant je vous repose la question: Comment vous avez connu mon père ? Et quand vous en aurez marre de mentir, vous pourrez me dire ce que vous savez de cette femme. Ou au moins m'expliquer pourquoi mon père avait une photo d'elle." A ces mots il posa sur la table la dite photo d'une femme qu'il pensait être sa mère. Il espérait vraiment qu'Axiane saurait qui cette femme était parce que s'il devait entreprendre une sorte de reconnaissance facile ou autre ça n'allait pas être gagné, les gens changeaient généralement beaucoup en 26 ans.

Spoiler:
 
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☞ Elle habite dans la villa des Capulet depuis 1995, auprès de ses cinq enfants, de son mari et de tous les autres membres de la ruche familiale.
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☞ elle n'a jamais cru à l'amour au premier regard jusqu'à ce qu'elle donne naissance à ses enfants.
☞ elle rêve d'un jour voir toute sa famille réunie sous le même toit : Melchior, elle, Fidelio, Orphea, Bonnie, les jumeaux et Harvey.
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. ✦ ⊹ Jeu 1 Mar - 4:01 ⊹ ✦ .

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Le sourire automatique d'Axiane Capulet s'afficha aussitôt sous une paire de sourcils relevés en signe de surprise polie ; assise au bout de la table, elle ne disait plus un mot. Un rictus un tantinet sardonique illuminait spontanément son visage et fidèle à l'un de ses réflexes les plus profondément enracinés, la Reine des abeilles chercha aussitôt à désamorcer les menaces imminentes, en espérant que tous les problèmes se résolvent d'eux-mêmes. C'est que la meilleure des défenses, c'était toujours l'attaque. « Tu me menaces? » demanda-t-elle d'un air amusé qui frôlait la condescendance, tandis qu'elle le lorgnait plus ironiquement, comme si elle se moquait de lui à pleine dents. Elle savait qu'il savait qu'elle mentait, pourtant, elle continuait de parler sans dire grand-chose. Et elle l'amenait exactement-là où elle souhaitait qu'il tombe ; son piège se refermait lentement, bientôt. Il n'aurait été qu'une énième victime de la Capulet Pharma... s'il n'avait pas alors sortie cette lettre.

Elle posa sa tasse d'une main tremblante, s’empara de la lettre et en lu le contenu, bouche bée.

Axiane,
Demain, je me marierai avec Shannon. Elle m'a confié qu'elle vous avait invité au mariage, les autres Fingers et toi. Je n'ai pas voulu me prononcer devant elle, mais je crois que c'est une mauvaise idée que tu ne t'y présentes. De toute manière, nous savons parfaitement tous les deux que les mariages, ça n'a jamais été ton fort... [...]Alors s'il-te-plaît, je t'en supplie, ne vient pas. […] Je dois assumer les conséquences de mes erreurs […] J'espère que tu pourras me pardonner...

Soudain, le visage d'Axiane, dans le halo projeté par les néons du restaurant, était d'une pâleur spectrale. C'était, à tout de moins, la tête q u'elle aurait fait si elle avait pu voir un fantôme, à ne pas en douter. La Capulet reconnaissait la signature de Mark Morgan derrière chacun de ces mots. Elle était même étonnée de se trouver capable de faire le lien entre ce message et leur violente dispute de 1993, quelques jours avant que ne lui laisse leur fils et qu'elle ne franchise, pour toujours, les frontières du Northside. Il a tout conservé... pensa-t-elle, épouvantée. La catastrophe qu'elle craignait depuis vingt cinq années avait fini par se produire. « O-où est-ce que tu as eu ça? » Elle fit lentement pivoter deux grands yeux effrayés du côté du jeune homme. Le choc était presque physique ; elle avait le souffle court et précipité et, tout à coup, comme pendant les moments les plus terribles de ses accouchements, lorsqu'elle avait dû s'efforcer d'aller au-delà de la douleur, de s'extraire de l'instant présent, insoutenable.

C'est que si elle ne se montrait pas plus prudente, tout le monde serait au courant et elle ne pourrait plus le cacher. À quel point se ferait-elle pointer du doigt s'il venait à se savoir qu'elle avait un fils caché dans le Southside de la ville?




[…] Mark la regarda droit dans les yeux. Comme ça, on aurait presque dit un adulte. « Tu es sûre que c'est ce que tu veux? » Elle haussa les épaules, s'humectant les lèvres avec la langue, avant de se la mordre, comme pour réprimer l'explosion d'une énième crise de sanglot. « Qu'est-ce que je peux faire d'autre? les rêves s'étaient effilochés et la terrible réalité l'avait rattrapé. Elle était une mioche, rien que ça, rien de mieux. La voix cassante, elle était terrifiée. Mon père n'en veut pas et j-je... je ne sais pas quoi en faire. » Elle éprouvait un tel choc en se rendant compte qu'il n'avait pas changé d'expression – et si elle avait changé, elle n'avait fait que durcir – qu'elle se mit à pleurer et les larmes qui coulaient sur ses joues y humectèrent la poudre. C'est que chialer la rassurait. D'habitude, quand elle pleurait, Mark en faisait autant, sauf que là, il ne bronchait pas, imperturbable, les bras croisés sur le torse. Et elle le regardait, les yeux débordant de larmes, se sentant indiciblement triste, dépossédée et trahie. Si Axiane Maure avait toujours été solide à sa manière, elle pleurait maintenant à cause de cette petite chose qui lui avait annoncé tant de bonheur. Et sans qu'elle n'eut le temps de rien comprendre, ni de voir, elle se trouvait à quelques centimètres de lui, les paluches désespérément accrochées à son visage. « Dis quelque chose. » Elle pleurait maintenant à cause de cette expression terriblement adulte et, d'une certaine façon, toute à fait étrangère apparue sur son visage. Il avait toujours ses yeux sombres fixés sur elle, et elle était incapable de les lui faire baisser ou même de le faire ciller. « Qu'est-ce que tu voudrais que je te dise? Elle ne répondit rien. Ses lèvres tremblaient ; tout son visage aurait-on dit, tremblait. Elle ne pleurait plus non plus. Elle avait soudainement trop peur pour cela. Il est là et on ne peut pas l'abandonner. » Il se tut et l'adolescente laissa retomber les mains. Ça lui paressait trop pénible de les garder en l'air et elles lui donnaient cette impression de peser un poids énorme, tout d'un coup. Et elle comprit seulement maintenant, alors qu'il était trop tard, que la nature l'avait piégé impeccablement et de la plus cruelle des manières. [...]


Elle relisait pour une deuxième fois le contenu de la lettre quand la pensée toute simple qu'elle avait essayé d'enterrer, d'étouffer, parvint afin à briser ses défenses. C'est moi qu'il aurait dû épousé. C'était elle qui l'avait rencontré en premier. C'était elle qui l'avait embrassé en premier. C'était elle qui avait porté son fils, le premier, au terme de neuf longs et éprouvants mois jusqu'au mois de juin 1992. C'était à elle qu'il avait prononcé ces trois mots magiques pour la toute première fois. Alors une vague de dégoût s'empara d'Axiane comme une envie de vomir. Elle aurait voulu saisir Mark à pleines mains pour le secouer, le réduire en miette, le broyer en mille morceaux. Et cette colère grandissante  la soulageait presque, puisqu'elle faisait s'éclipser cette angoisse et cette peur qui lui tenaillait l'estomac depuis trop longtemps déjà. Enfin, ce n'était le moment d'avoir des pensées négatives, elle repoussa donc ses inquiétudes dans recoin de sa tête pour le soutenir d'un regard profondément inébranlable, d'une attitude on-ne-peut-plus hautaine. De l'autre côté de la table, Axiane dévisageait le jeune homme. Elle ne lui ferait plus aucun aveux.

Elle lui arracha la photographie des mains et la dévisagea avec un empressement non-dissimulé. À la vue de se cliché, l'agacement céda place au choc. Puis elle resta muette l'instant de ce qui lui semblait être des jours entiers, tandis que la stupéfaction se muait en inquiétude. C'est qu'en regardant bien, on distinguait les stigmates d'une grossesse juvénile et précaire. « Elle... c'est ta mère biologique... lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux comme jamais auparavant. Sans pitié, ni gentillesse.  Elle devait avoir seize ans là-dessus, peut-être dix-sept... je n'en suis pas certaine. la Capulet ne se souvenait plus exactement des circonstances ayant mené à ce cliché. Mais elle était à peu près certaine que le mioche avait déjà été mis au monde. Tout ce que je sais, c'est qu'elle était une fille issue de la classe pauvre du Southside, qu'elle fréquentait les voyous des Crimson Pistol, mais qu'elle était tout à fait brillante. Maligne, même. Les mots sortaient en cascade de ses lèvres tremblotantes ; elle se trouvait soudainement rongée de remords à lui mentir de la sorte à ce stade-là des révélations. Mais elle n'avait aucune envie de lui donner un autre os à ronger. Elle craignait qu'il ne s'amuse à pousser la discussion jusqu'à de dangereuses extrémités. Soupirant, soulevant délibérément et bruyamment le torse et les épaules, elle repoussa du bout des doigts le portrait sur le dessus de leur table en vinyle. Ses bras se recroisèrent sous sa poitrine, comme un réflexe automatique. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue, admit-elle, Mais elle a quitté Night Vale depuis très longtemps et je doute qu'elle veuille jamais y remettre les pieds... elle n'avait pas tout à fait tord, à tout de moins, là-dessus ; cette Axiane-là était morte et enterrée. Plus aucune preuve dans les archives de la ville. Plus aucune notion de son nom nulle part, sinon, que dans cette lettre qu'elle détruirait, dès l'occasion venue. S'emparant de cette tasse de café qu'elle avait momentanément délaissée, la colère lui tenaillait la langue lorsqu'elle délia, machinalement, ses quelques dernières conclusions. J'ai entendu dire que c'était ce mariage entre ton père et cette Shannon qui lui a brisé le cœur. Ta mère n'a pas supporté qu'il la choisisse à elle. »
Et elle ne lui avait toujours pas pardonné, vingt-cinq ans plus tard.



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→ il n'a pas vraiment d'ambition particulière, il a son petit business, tant qu'il se fait pas choper, pourquoi il arrêterait ?

bang bang
. ✦ ⊹ Ven 16 Mar - 17:28 ⊹ ✦ .
Où est-ce qu'il avait eu tout ça ? Et bien dans un foutu carton qui lui était tombé dessus par hasard. Heureux hasard ? Il n'en n'était pas persuadé. Plus Harvey restait là à écouter cette femme, plus il avait l'impression que c'était une erreur monumentale. Dans quoi s'était-il lancé ? Il n'avait jamais voulu savoir qui était sa mère, ou en tout cas il n'avait jamais cherché à le savoir. Pas même quand il était enfant. Trop mature pour son âge, ou trop intelligent peut-être, il avait vite compris que ce n'était pas un sujet à aborder à la légère et il avait toujours considéré que c'était trop de complications, ça ne valait pas le coup. Alors pourquoi avait-il changé d'avis maintenant ? Pourquoi cherchait-il à savoir, à comprendre ? Ça lui échappait. Et maintenant ça lui paraissait être une mauvaise idée. Il n'aurait pas du chercher à changer les choses.

Alors qu'Axiane lisait la lettre, Harvey scrutait attentivement son visage qui semblait presque se décomposer. Ou peut-être n'était-ce qu'une illusion ? Ou de la colère ? Ou juste du mépris. D'après sa réputation c'était bien le genre de cette femme. Cette femme qui était un véritable mystère. Si elle s'en fichait et si elle n'avait absolument rien à voir avec cette histoire, pourquoi est-ce qu'elle s'était donné la peine de se déplacer ? Tout ça n'avait aucun sens. Axiane lui arracha la photo des mains avant de se mettre à lui raconter ce qu'elle savait. Ainsi les doutes d'Harvey étaient confirmés, cette femme était bien sa mère biologique. Mais Axiane ne faisait que lui raconter des choses qu'il savait déjà : sa mère venait du southside, milieu défavorisé, elle était partie. Mais lui ce qu'il voulait c'était un nom. Ou en tout cas c'est ce qu'il croyait vouloir. Mais plus le temps passait et plus des hypothèses folles se formaient dans son crâne. Hypothèses soutenues en partie par le comportement d'Axiane. Sa façon de cacher les informations, cette manière de vouloir paraître distante, froide, détachée, ce mépris feint qui cachait peut-être quelque chose. Mais Harvey ne faisait sûrement qu'imaginer. C'était sûrement à cause des circonstances, oui ça devait être ça. Harvey devait probablement avoir les idées embrouillées.

Il inspira profondément, comme pour essayer de s'éclaircir les idées. « Bien... je suppose que je ne pourrais rien tirer de plus de vous alors... Merci pour ces informations. » soupira Harvey, prêt à se lever. Après tout ça ne servait à rien d'insister. Elle voulait visiblement pas lâcher toutes les informations qu'elle détenait, il ne pouvait pas vraiment la forcer. Enfin il pouvait essayer, mais il commençait à reconsidérer la question, à remettre en cause sa venue et surtout le but qu'il s'était fixé à l'origine. C'est alors qu'Axiana prononça une phrase tellement absurde qu'Harvey ne put s'empêcher de rire. « Qu'il la choisisse ? » Harvey rit de plus belle. Un rire faux, un rire jaune. « Je doutais de vos paroles mais si vous croyez vraiment qu'il avait le choix, alors en effet vous ne savez rien sur cette histoire. » lâcha Harvey. « Mon père n'a pas eu le choix. Mon père avait... des dettes. Et c'est le père de Shannon qui l'en a sorti, à condition qu'il entre dans la famille. S'il n'avait pas épousé Shannon... la vengeance de son père aurait été terrible. Il aurait probablement tué mon père et tout son entourage pour faire bonne mesure. Il aurait tué ma mère. » Il vous aurait tuée, pensa Harvey sans pour autant arriver à prononcer les mots. Parce que ça ne pouvait pas être vrai, si ? Non, c'était simplement son imagination. Après tout comment pourrait-il être le fils d'une Capulet ? Non, c'était ridicule, il se faisait des films. Axiane avait peut-être eu une aventure avec son père, un caprice de gamine riche du northside, histoire de goûter au grand frisson, mais rien de plus. Pas vrai ?
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☾ pseudo : JΛCQUELYN. ou Jacques pour les intimes. Jacky les week-end, Maman pour les enfants, mais Madame Capulet (sa sainteté) pour les Montaigu (et Alexis). Mama Capupute. Memes Queen. Warden Capulet. Gardienne Capulet. Acid-Queen. Grempulette. Queen-B. Milf. Badass Mom. Queen Capulet. M'mam. Queen.
☾ avatar : Mädchen Amick, queen of everything.
☾ querelles : 311
☾ destiny : 02/02/2018
☾ territories : ☞ Elle ne vit peut-être plus du côté sud de la ville, elle n'en porte peut-être plus les fringues, ni le parfum, mais l'on ne saurait ignorer la réalité ; les serpents ne se débarrassent pas de leur peau aussi facilement.
☞ Elle habite dans la villa des Capulet depuis 1995, auprès de ses cinq enfants, de son mari et de tous les autres membres de la ruche familiale.
☾ dustland dreams : ☞ elle a cette hantise que ses enfants (surtout sa Orphea) ne fasse les mêmes erreurs qu'elle à leur âge ; c'est en partie pourquoi elle est si dure et intransigeante avec eux.
☞ elle n'a jamais cru à l'amour au premier regard jusqu'à ce qu'elle donne naissance à ses enfants.
☞ elle rêve d'un jour voir toute sa famille réunie sous le même toit : Melchior, elle, Fidelio, Orphea, Bonnie, les jumeaux et Harvey.
☾ relationship :
melchior ; husband
fidelio ; son.
orphea ; daughter.
baby girl #2 ; daughter.
baby boy #3 ; son.
baby boy #4 ; son.
harvey ; son from an another life.

noah ; ghost from the past.

bang bang
. ✦ ⊹ Mer 18 Avr - 17:13 ⊹ ✦ .

The Disapperance of a Father.

ft. Axiane & Harvey


present days, falling night. (around 22h00 pm)

« Viens avec moi, maintenant. » le ton ferme, sans appel, laisse en suspens une sentencieuse irrévérence s'il n'adhère pas immédiatement à son commandement. C'est qu'on ne rouspétait jamais devant une Capulet, n'en témoignait que ses hommes de main qui, d'un même mouvement, s'étaient tous redressés pour répondre à la sommation indirecte de leur Reine. Tour à tour, un petit contingent menaçant d'une douzaine d'armoires à glace, ayant jurés une dévotion oblative à cette famille de miel, quittèrent leurs tables et leurs banquettes pour sortir du petit restaurant, sécurisant par leur simple posture les environs, le parking et le quelques mètres carrés du Tom's Diner. L'ambiance de l'établissement iconique de Night Vale s'alourdissait d'un cran, maintenant que l'on se rappelait pourquoi la section nord de la salle à dîné avait été réservé. Sans laisser transparaître cette nervosité qui la gagnait peu à peu, Axiane quitta la banquette à son tour, sans se retourner, sachant qu'importe son désir ou non de l'accompagner, Harvey Morgan n'aurait d'autre alternative que de la rejoindre à l'extérieur, sur le Parking. Ne s’acquittant même pas de payer leurs consommations (c'était généralement à ses cerbères de le faire), la Capulet quitta l'établissement à son tour, sans adresser un quelconque regard, altière, à la population de la ville qui ne doutait plus à présent de son identité. Il n'y avait que les Rois de Night Vale qui pouvaient se permettre un tel affront publique sans se soucier des conséquences.

L'asphalte noire du Parking du Tom's Diner empestait l'humidité et la pluie ; dans ce coin de quartier, on flairait dans l'air froid de la nuit. On était au cœur de l'hiver sudienne des États-Unis, et le vent venait de la Verona River, tout comme il flottait un parfum de pluie. Son regard, porté vers l'est, plongeait sur le décor en contre-bas, au-delà de la ville et de la rivière. La nuit était tombée depuis longtemps et les lampadaires allumés, chapelets de perles lumineuses jaunis, se déployaient dans toutes les directions, aussi loin que portait le regard, enjambant la rivière sur tous ses ponts. Cette nuit, dans le ciel, il n'y avait aucune étoile, seulement un épais manteau sombre de nuages éparses et cotonneux. Pourtant, elle le savait, la Lune était bel et bien là, quelque part, à les lorgner comme une Déesse de l'olympe. Les talons claquant sur le sol, ils témoignaient de son empressement à regagner une voiture, une impressionnante cadillac noir, que son chauffeur avait eut la présence d'esprit de faire réchauffer. « Monte, dit-elle, en lui indiquant la voiture d'un déploiement de la main. je ne t'ai pas tout dis. » ajouta-t-elle, comme pour le convaincre. Au ronronnement du monteur, elle se glissa sur le siège arrière de la voiture, bientôt rejointe d'Harvey et d'un autre gardien qui prit place à côté du chauffeur. La voiture décolla alors, suivis d'autres voitures, et dévora le chemin sans une direction distincte ; Axiane n'avait pas l'intention de rentrer à la Villa.

À travers les fenêtres, le décor de la ville se succédait ; c'était soudainement devenu ce paysage dans un coin du Southside en raison duquel le nord paraissait chic, sur une langue de terre entre la rivière et le vieux château d'eau  qui longeait un petit corridor sinueux et vaseux. Engorgé par les algues et les déchets des eaux usées, l'odeur empuantissait l'air jusqu'à plusieurs rues de là. Les maisons tout autour étaient des clapiers de plain-pied valant à peine mieux que des cabanes. Axiane n'était pas descendue ici depuis 1995. La pelouse d'une maison sur trois s'ornait d'une pancarte « à vendre » ou « à louer » qui claquait tristement au vent, et au moins la moitié d'entre elles étaient plongées dans le noir. Autour, des boîtes aux lettres usées par les intempéries, des mauvaises herbes montaient jusqu'à la taille. On pouvait compter au moins deux parcelles incendiées... Les années avaient passés, mais Axiane n'avait rien oublié de ce quartier où elle avait grandi. S'enfonçant plus encore sur ces rues désertiques et sombres, la Capulet avait oublié le numéro, mais elle savait que c'était le dernier mobile-maison sur la gauche, à côté d'un champs industriel qui faisait le coin et dans lequel elle avait eu l'habitude de jouer lorsqu'elle était petite. La voiture roulait lentement, jusqu'à ce qu'ils ne la trouvent. Le mobile-home était condamnée avec des planches, toutefois il était bien là, exactement comme dans ses souvenirs. Il y avait une pancarte « à louer » sur la pelouse, mais aucune faisceau lumineux pour l'en éclairer. Le silence s'éternisa un instant. Les mains déposées contre ses cuises, ses doigts s'entortillaient nerveusement, soudainement, maintenant qu'elle sentait qu'il exigerait des explications, plus de réponses. « C'est ici que tu as grandis... ses yeux humides fixés sur la porte d'entrée, d'innombrables et douloureux souvenirs l’inondaient vertigineusement. Elle savait qu'il savait. Elle en était maintenant convaincue. Mark et moi n-nous n'avions pas beaucoup d'argent quand tu es né. Son seul salaire ne nous suffisait plus, alors tu n'avais que quelques mois quand j'ai repris mon travail de serveuse au Tom's Diner... Elle se refusait de le regarder. Ça devenait soudainement trop difficile. J'avais dix-sept ans et je n'étais pas prête pour être ta mère. Mais ton sourire, c'était la force qu'il me fallait pour suffisait pour continuer et me convaincre que nous avions fais le bon choix. Elle haussa les épaules, la langue coincée entre ses dents et qui roulait contre son palet et ses dents pour refréner cette vague de sanglots qui lui enserrait la gorge depuis que la voiture était entrée dans ce périmètre de ses souvenirs. Nous nous sommes séparés, Mark et moi, et j'ai fais le choix qui me semblait le mieux pour toi. Même du haut de ses quarante-deux ans, elle ressentait encore cette culpabilité adolescente quand elle l'avait laissé à M. et Mme. Morgan. Un enfant, ça se ne fait pas ballotter de droite à gauche se souvenait-elle leur avoir dit avant d'avoir laissé les doigts badins de son fils s'entortiller autour de cette chaîne qu'il portait encore autour du cou. Cette chaîne, elle s'était retournée, avait soutenu son regard pour la lui désigner du menton. C'est moi qui te l'ai donné avant que je ne te laisse à tes grands-parents. elle le confirmait, alors, s'il n'avait pas encore bel et bien compris. Elle était sa mère. Je n'avais pas grand chose, je n'avais que toi et cette petite chaîne. Je voulais que tu gardes quelque chose de moi pour qu'un jour, peut-être, je puisse te reconnaître. Sa tête acquiesçait, comme pour soutenir ce qu'elle disait. Mais elle ne lui en dirait pas plus ; la suite, de toute manière, devenait trop compliqué entre ce mélange de culpabilité, de mariages, d'argent et de querelles entre le nord et le sud. Trop compliqué, à tout de moins, pour qu'elle ne se confesse davantage sur le siège arrière d'une cadillac. Je t'aimais tellement. les larmes coulaient sur ses joues et lui embrouillait cette image qu'elle avait sous les yeux, mais sa voix ne tremblait pas. Elle ne se le permettrait pas. Je n'ai jamais cessé de t'aimer et de penser à toi. Mais je ne pouvais pas te cherche, ni te retrouver. Pas avant que je ne sois certaine que... Que Melchior l'aurait laissé faire, que les Capulet l'auraient accepté, ou à tout de moins supporter. Pas tant qu'elle n'aurait été prête à lui donner des réponses. Je savais que Mark et Noah veilleraient sur toi. Mais je savais que tu aurais été en danger chez les Capulet, même avec moi. Qu'un jour, ils t'auraient fait disparaître sans que je ne sache ce qu'il était advenu de toi... Ses abeilles dangereuses qui piquaient mortellement ceux et celles qui bafouillaient leur réputation et leur honneur. Ses abeilles qu'elle avait rejoint pour se protéger, pour se venger cruellement de cet amant qui en avait préféré une autre à elle. Je suis ta mère et je n'ai jamais voulu que ton bonheur, Harvey. » Et pour une fois, dans sa vie, Axiane Maure n'avait pas menti.

Spoiler:
 



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