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 poisoning my brain | thalia

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silver chapel



☾ avatar : aaron taylor-johnson
☾ querelles : 40
☾ destiny : 06/03/2018

bang bang
. ✦ ⊹ Ven 27 Avr - 1:07 ⊹ ✦ .
poisoning my brain
thalia + roman



Musique assourdissante dans le crépuscule de ses nuits d’ivresse. Jamais vraiment ivre d’alcool surtout ivre d’obscurité et de corps langoureux. Il regarde le club d’un œil placide depuis les vitres teintées de son bureau à l’étage. Un regard surplombant les astres que sont ses filles chéries qui dansent et se déhanchent pour lui ramener son fric. Il fume le cigare qui fait suffoquer ses quelques assistants. Fumée qui se colle à la vitre. La main dans la poche de son costume, il joue avec ses bagues. Toujours bien utile pour user de ses poings, toujours plus classe quand on place une mise au poker. Il les vire de son bureau d’un hochement de tête. Ça bat son plein en bas, il sait pas si au fond il veut vraiment en faire partie. C’est la beauté de l’entreprise. Surplomber la noce pour mieux la contrôler. Une noce bien funèbre entre des alcooliques et des déesses. Des créatures rejetées qui cherchent un peu d’amour dans la pénombre. Il se considère un peu comme un vrai sauveur, Roman. Le magnifique. Au crochet des Argentis comme un parasite. Certes. Mais un parasite à succès. Pas beaucoup d’extérieurs se seraient vu consacré la Neon Church et il en est sorti vainqueur. Bien tôt. Même s’il sait que ce dévouement et ces privilèges ne lui ont coûtés que des sacrifices trop extrêmes pour être prononcés à haute voix. Ses azurs fixent la sécurité. Prêts à en découdre. C’est un établissement de choix ici, pas un club pour les racailles. Il se dit qu’il pourrait simplement accepter quelques pouilleux pas respectables et leur soutirer leur argent. Seulement, il a vite apprit par le passé qu’on business se passe de mauvais payeurs et de mauvaises fréquentations. Pour donner l’envie, faut sélectionner et trier la clientèle. Il compte plus les gens qu’il a fait virer. Mais aucune Silver, très étrangement.

Il fait claquer ses chaussures sur le sol stratifié de noir et referme la porte à clé en sortant de son bureau. Clé argenté bien précieuse qu’il porte autour de son cou, toujours. Neons rosés quand il descend les escaliers vers la déchéance qu’il orchestre. De la musique trop forte, des billets entre les nibards de ses filles. Toutes le regardent quand il passe, par crainte qu’il ne vienne rapporter une critique ou alors dans l’espoir de se voir féliciter. Il nie pas qu’il a ses préférés, comme Sunny. Petite Sunny. Très reconnaissante de l’avoir pris avec lui dans son lieu de débauche. Il aime se voir comme un sauveur pour elles, elles en sont que plus généreuse et c’est ça dont il a réellement besoin. Pourtant, il les protège toute au prix du sang. Son business, il l’aime trop pour qu’on ose l’abimer. Il passe entre les tables, les habitués le salue d’une poignée de main et il distribue des ça va ? vous passez une bonne soirée ? à tout de rôle. Tout le monde sait que Roman est pas un grand bavard, mais qu’il sait quand parler et quoi dire quand c’est nécessaire. Il crache encore la fumée noire quand il arrive près d’une énième barre de pole dance. Il croise le regard de Thalia, tentatrice du diable qui se démène sur un podium aux tours bondés. Il la laisse pas finir pourtant et claque les doigts en l’air pour qu’elle s’exécute, « Thalia, viens par-là. » Il attend pas qu’elle arrive, il marche directement vers un salon privé et s’affale sur le cuir matelassé. Il sait que la pression est trop forte pour les filles, la plupart ont peur d’offusquer le patron. Mais Thalia, il la connait depuis longtemps. Il tape le bout de son cigare sur le cendrier en verre à côté de lui. « Danse, c’est une sale soirée. » Faute de formules de politesses. Il a pas l’intention de se confondre dans le sentiment. Ça a jamais été son truc et ça le sera jamais.



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silver chapel



☾ pseudo : morrigan
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☾ querelles : 114
☾ destiny : 04/03/2018

bang bang
. ✦ ⊹ Dim 29 Avr - 18:11 ⊹ ✦ .
poisoning my brain
roman & thalia

« You make it look like it's magic. 'Cause I see nobody, nobody but you, you, you. I'm never confused. I'm so used to being used. So I love when you call unexpected. 'Cause I hate when the moment's expected. So I'ma care for you 'cause girl you're perfect, you're always worth it. And you deserve it, the way you work it. »
Les mêmes néons, les mêmes sons –plus ou moins- tous les soirs. Son corps qui ondule toujours aussi sensuellement dès la première note de musique. Les habitués qui se pressent à la porte pour ne pas manquer les entrées. Les sales cons en manque d’attention et d’excitation qui se ramènent pour  s’oublier dans les courbes de l’hispanique. Thalia, elle envoute. Elle promet monts et merveilles avec ses déhanchés, avec son regard brulant et cette attitude pourtant inaccessible. Elle vend du rêve. Des illusions.

Sans arrêter de se déhancher, Thalia le suit du regard. Lui. Roman. Elle l’a vu dès qu’il a passé la porte de son bureau. Cigare en main, air suffisant et sur de lui sur qui le suit partout. Elle l’a pas laché une seule seconde pendant son ballet de poignées de main. Des sourires d’affaires, de circonstances. Le strict minimum pour avoir l’air bien et continuer à ce que les gens viennent. Le corps qui ondule contre la barre lorsque ses prunelles croisent celles de Roman. La respiration qui se bloque un instant quand il passe à côté avant de claquer des doigts. « Thalia, viens par-là. » La machoire qui se contracte, l’agacement qui pointe le bout de son nez alors qu’elle le voit rejoindre l’un des salons privés. Evidemment que c’est pour sa gueule. Et ce qu’elle peut détester lorsqu’il fait ça. Elle est pas un putain de clébard à sa disposition. Mais il sait qu’elle s’exécuter. Elle le doit. Mais s’il croit qu’elle va gentiment la fermer, il se fout le doigt dans l’œil. Alors elle descend du podium, et aussitôt, une autre fille prend sa place et l’un des employés lui tend son kimono court habituel. Les talons claquent sur le sol alors qu’elle le rejoint. Une alcove arrondie, un canapé en cuir matelassé circulaire, et une barre. « J'te jure que tu vas te faire foutre la prochaine que tu m'appelles comme tu viens de le faire. » Elle soupire en fermant le rideau qui leur donne une certaine intimité. En réalité, rideaux ou non, les autres clients sont trop hypnotisées par les courbes des filles qui ondulent pour se soucier de ce qu’il se passe en retrait. « Danse, c’est une sale soirée. » Il a tout du boss inaccessible, qui écrase son cigare sans franchement prêter attention à la personne en face. De ceux qu’on voit dans les films. De ceux qu’elle exècre. Et pourtant, Roman elle le connait. Plutôt bien. Et parfois pas assez. Elle sait que ses filles lui importent. Elle sait qu’il est pas aussi détaché qu’il veut bien le laisser croire. Pas complètement. Mais elle continue de se demander ce qu’elle a bien pu lui faire. Ce qui cloche avec elle pour qu’il n’est pas le même comportement avec elle qu’avec les autres filles. Souvent désagréable, peu souvent aimable. A croire qu’il peut pas l’encadrer. Et Thalia, ça l’emmerde d’y prêter de l’attention. Ca l’emmerde d’être touchée par c comportement à la con. « Pourquoi tu demandes pas à l’une de celles que t’apprécies ? » C’est plus fort qu’elle, ça sort trop vite. Mais elle soupire, ferme les yeux pendant quelques instants pour se concentrer, s’imprégner de la musique. Oublier. Un rituel banal qui a pourtant toujours son effet, puisque naturellement, ses mains descendent doucement le long de son corps, se posent sur ses hanches qui commencent à se mouvoir. Un léger mouvement circulaire, un regard de braise, à jouer avec les pans de son kimono. Trop court. Pas assez. Le tissu de satin qui glisse le long de l’épaule, se stoppe. Une musique bien plus sensuelle et lente que ce dont elle a l’habitude. Mais la môme s’adapte. Au rythme, à son public. A ces yeux perçants qui restent fixés sur ses courbes. Le kimono délicatement ouvert qui tombe au sol, pour offrir à ses prunelles la vue de son corps dans des sous-vêtements aussi aguichants qu’indécents. Parce que Thalia, elle a toujours su y faire. Dévoiler ce qu’elle voulait, laisser l’imagination suggérer le reste. La barre dans le dos, le corps qui se cambre au rythme lascif de la musique. Des ondulations faites pour hypnotiser, pour embraser jusqu’au point de non-retour. La môme joue avec la barre, avec son corps, dans des déhanchés plus suggestifs, tourne autour, se laisse glisser avec une sensualité à se damner. Elle s’avance, les mains sur les genoux de roman, qu’elle laisse glisser plus haut. Appuyée sur lui, le visage à quelques centimètres du sien, la danseuse en oublierait presque l’humeur de son patron, ou le peu de délicatesse dont il fait souvent preuve à son égard. Y’a son bassin qui bouge doucement, son buste qui ondule, alors qu’elle ne le lache pas des yeux, perdue entre le rythme de la musique et le bleu de ses yeux. Mais Thalia, elle hésite. Elle hésite entre se donner à fond, lui faire regretter ses humeurs de merde, ou arrêter sa danse dans trois minutes, pour lui faire comprendre ce qu’elle pense de son attitude. Alors elle se recule, récupère sa barre pour s’y déhancher.


(c) DΛNDELION
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