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 poison leaves bit by bit, not all at once - fidelis #3

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Voir le profil de l'utilisateur http://shotatthenight.forumactif.com/t618-i-can-be-feminine-in-a
capulet




I WANNA SEE THE SUNRISE AND YOUR SINS
LIGHT IT UP, ON THE RUN
LET'S MAKE LOVE


☾ pseudo : morrigan
☾ avatar : camille rowe
☾ querelles : 488
☾ destiny : 10/11/2017
☾ dustland dreams : Lex, c’est plus des rêves qu’elle a. Ces rêves, ils ont crevé en même temps que son innocence. Alexis, c’est des attentes inimaginables qui lui traversent le corps et le cœur. C’est des attentes au gout de miracle. Les attentes d’une fille qui a dû grandir trop vite. Les attentes d’une môme ravagée par la réalité, arrachée à son enfance. Lex, elle veut revoir son père. Juste une fois. Le serrer dans ses bras, encore une fois. Lui hurler sa douleur, lui demander pourquoi.
Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
☾ relationship : fid, sunny, tommy, ruby, axiane, melchior, ophea

~ F I D E L I S ~
YOU MAKE ME DRIVE MYSELF UP
THERE'S NOTHING THAT CAN DRIVE ME DOWN



bang bang
. ✦ ⊹ Sam 21 Avr - 19:50 ⊹ ✦ .
poison leaves bit by bit, not all at once
fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Les habitudes qui se prennent, les corps qui continuent de se trouver sans se lasser. Les peaux qui s’enflamment, les cœurs qui s’embrasent. Une comédie qu’ils continuent de jouer en toute légèreté. Toujours plus simple qu’affronter ce qui nait. Pourtant, les après-midis passés à deux s’enchainent, les soirées arrosés et les corps emboités deviennent habitudes. Lex, elle peut bien continuer à se mentir, mais c’est à se demander qui elle continue de berner. Les ébats qui se prolongent, se stoppent, reprennent. Le tapis favori qui en a vu de toutes les couleurs avant que les momes ne finissent sur le lit, sourire aux lèvres.

Les corps exténués et les esprits apaisés. Lex qui s’éternise contrairement à d’habitude. La fatigue qui prend surprise et ils se calent d’une nouvelle manière, inconsciemment. Elle a l’esprit allégé, les membres lourds, et le sommeil facile aujourd’hui. Les doigts qui se promènent distraitement sur le corps de Fid avant de sombrer complètement. Et même endormie, le geste reste possessif. La main, le bras, par-dessus ses abdos, comme pour le sentir malgré elle. Un aveu silencieux.

Toujours les mêmes images. Les mêmes flashs. Les mêmes sensations. Le palpitant qui s’excite, qui panique. Chaque soir rejoué, chaque sensation ressentie, vomie. Son esprit qui lui joue des tours. Qui se joue d’elle. Les mains de ce porc sur son corps, ses pleurs, et cette sensation infernale de ne pas pouvoir se réveiller. Pourtant elle essaie Lex, elle bouge, elle gigote. Des semblants de cris échappés, et des mains qui auraient dû être rassurantes qui tentent de l’extirper de son propre enfer. Mais rien. Rien à faire pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’elle n’ouvre subitement les yeux, haletante, paniquée. Le regard humide, aussi innocent que brisé, celui de la gamine qu’elle a été et qui a fini par crever. Fid qui se tient penché au dessus d’elle alors qu’elle tente de remettre ses idées en place. « Merde. » il la relache, elle se redresse, en passant ses mains sur son visage alors qu’elle tente de se calmer, de retrouver un semblant de rythme cardiaque normal. Elle s’est endormie. Lex, elle s’endort jamais. Pas ailleurs que chez elle, surtout pas avec quelqu’un. C’est se rendre vulnérable. C’est s’exposer à ça. C’est étaler son passé et ses démons, ses blessures, des plaies béantes qu’elle a toujours pris soin de camoufler. Mais elle est là, dans le lit de Fid, moite, les nerfs à fleur de peau, les larmes au bord des yeux avec sans doute tout un tas de question qu’il voudrait lui poser. Lex, elle fait toujours en sorte de tromper Morphée. Elle s’enfile des pilules, de l’alcool, toute sorte de substance pour tromper le sommeil. Ou être assez défoncée pour s’écrouler sans que son esprit ne s’emballe. Pas ce soir. A croire qu’elle continue de se mentir à elle-même. Pourtant, l’évidence est là. Les bras de Fid, son inconscient les trouvent assez apaisants pour qu’elle puisse s’y endormir. Alors elle se retourne, un peu paumée, à essayer de reprendre contact avec la réalité. Elle le pousse doucement pour qu’il s’allonge à nouveau, et vient se caler contre lui. Môme ébranlée et fracassée, c’est dans les bras du Capulet qu’elle respire. Lex, elle devient tendre, comme la gamine ébranlée qu’elle était, à se blottir contre lui. « Tu dis ça à qui que ce soit, j’te tue. » qu’elle lache faiblement, face à cette tendresse inhabituelle. Pourtant, elle en a besoin. Besoin de lui aussi. Mais ça, lui arracherait la bouche que de l’avouer. Ce serait de nouveau se mettre en danger. Pourtant, elle reste là, à se calmer doucement contre lui, alors que son étreinte se resserre.

(c) DΛNDELION
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capulet


J'veux un monde avec que des miroirs; Une radio qui passe que ma musique; Vous avez besoin d'un sauveur mais moi, je veux que m'amuser; J'étais déjà bien égocentrique; Quand j'avais dix balais de moins; Ça vous dit pas d'être un peu plus stylés ? J'en ai marre de parler de moi. - Lomepal


☾ pseudo : mohnstad (jomily, emy)
☾ avatar : tarjei sandvik moe
☾ querelles : 531
☾ destiny : 29/09/2017
☾ territories : Dans l'immensité nordique du territoire Capulet. Vomissant l'opulence qu'il accueille comme la vieille amie qu'elle est. Géante villa, gigantesque vie.
☾ dustland dreams : Il veut tout, devenir le plus grand, aspirer au pouvoir et dorer encore, le blason de sa famille. Jusqu'à en crever.
☾ relationship :

Axiane Capulet - Mother
Orphea Capulet - Twin sister
Bonnie Capulet - Little sister
Raven James - Cousin
Silas Capulet - Cousin
Alexis Davis - Pain lover
Abel Montaigu - Ennemi, chantage
Ace Montaigu - Nemesis




du er ikke alene



bang bang
. ✦ ⊹ Sam 5 Mai - 14:36 ⊹ ✦ .
poison leaves bit by bit, not all at once
fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
I lie for you, baby
I die for you, baby
Cry for you, baby


Baiser Lexi c’est un peu comme une nouvelle drogue. Il peut bien se dire que l’avoir tout le temps avec lui, dans tous les évènements possibles, ça signifie rien. Que même s’il l’a baisé dans tous les recoins possibles de sa nouvelle villa, des boites ennuyeuses, ou même de Night Vale ça change rien. Pourtant, il sait que ça change tout. Et même cette même après-midi quand il l’a ravagé sur le tapis c’était qu’une fois de plus. Mais il l’a gardé avec elle cette nuit, elle est restée. Il dort avec personne Fid, c’est une institution. Depuis Emma il a trop peur qu’on l’assassine en plein sommeil. Pendant un temps il avait posté un garde du corps à l’entrée de sa chambre à coucher juste après la tentative de meurtre qui l’avait laissé sur le carreau. Il dort pas beaucoup d’habitude, il s’assomme assez de substances outrageusement lourdes pour s’évanouir plus qu’autre chose. Pour éviter de cauchemarder, pour éviter de voir le visage poupin de sa brune d’Emma se déchiqueter sous la détente. Le cauchemar, c’est toujours le même, il la laisse partir. A chaque putain de fois. Il peut pas cautionner d’avoir fait le mauvais choix parce qu’il sait que c’était le bon. Alors, sa putain de conscience peut aller se faire foutre. Il préfère cependant pas faire face à cet évènement trop vieux pour être ressassé toutes les nuits. Il ingère alors ce qu’il peut pour plus rien sentir, s’empoisonner encore plus pour oublier la cicatrice sur son flanc gauche. Il a pensé à la tatouer, comme celle derrière son cou. La grande abeille. Mais, ça lui permet de se rappeler que rien n’est jamais acquis et que jamais il ne doit baisser sa garde. Lui, trop précieux pour se faire avoir si facilement.

Mais, maintenant qu’Alexis est dans ses bras et qu’elle semble endormie, il se dit que c’est elle, la drogue qui réussit le mieux à ne pas le faire dormir.  Ou qui l’assomme au point de ne plus jamais penser. Il la regarde trop longtemps, la tête penchée. Elle aurait presque l’air sage ainsi. Presque. S’il ne savait pas qu’Alexis est trop sauvage pour rester inerte trop longtemps. Dans la quiétude, le sommeil le gagne un peu, ça ne dure qu’un instant quand elle s’agite soudain. « Lexi. », murmure-t-il en le secouant d’un bras furtivement. Elle semble pas l’entendre, prise au cauchemar, « Alexis, réveilles-toi. », dit-il un peu plus fort, se plaçant au-dessus d’elle, deux mains sur ses épaules. Elle s’extirpe de sa terreur, enfin. Et il la fixe de ses azurs pour rencontrer les siens, humides et pas tout à fait sorti de l’irréel de son inconscient. « Merde. » Il sourit et il s’écarte. Il a pas l’intention de lui faire un interrogatoire acide sur le contenu de ses tourments nocturnes. Il essaie cependant de garder une expression neutre et pas trop inquiète. Parce qu’il s’inquiète pas, pas vrai ? Il se tait, il préfère attendre qu’elle se calme, dans la nuit trop brève pour être gâchée. Elle le pousse pour qu’il se rallonge, alors il tire à nouveau le drap sur eux, resserrant son étreinte autour d’elle. Il aime pas vraiment se trouver tendre, Fid, ça lui donne presque envie de vomir en temps normal, mais pas là. « Tu dis ça à qui que ce soit, j’te tue. » Il éclate de rire et se racle la gorge, encore enrouée par le long silence de la nuit. « Je sais que y’a un truc qui cloche quand tu me menaces de mort et que bizarrement ça m’excite. » Il passe une main dans sa tignasse blonde et fixe le plafond aux moulures artistiquement exécutées. C’est pas un endroit pour cauchemarder. « Alexis. », murmure-t-il dans l’obscurité. Il aime un peu trop prononcer son prénom en entier. Il glisse un peu sur les draps, pour obliger son visage à venir plus près du sien. « Ça arrive souvent ? » Et si elle craignait qu’il le dise à qui que ce soit, il lui répondrait qu’il l’aurait utilisé pour n’importe qui d’autre, mais pas elle.


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☾ dustland dreams : Lex, c’est plus des rêves qu’elle a. Ces rêves, ils ont crevé en même temps que son innocence. Alexis, c’est des attentes inimaginables qui lui traversent le corps et le cœur. C’est des attentes au gout de miracle. Les attentes d’une fille qui a dû grandir trop vite. Les attentes d’une môme ravagée par la réalité, arrachée à son enfance. Lex, elle veut revoir son père. Juste une fois. Le serrer dans ses bras, encore une fois. Lui hurler sa douleur, lui demander pourquoi.
Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
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. ✦ ⊹ Dim 13 Mai - 0:20 ⊹ ✦ .
poison leaves bit by bit, not all at once
fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Elles se comptent plus les heures passées dans ses bras. Elles se comptent plus les heures à s’abimer les reins. Mais cette nuit à s’endormir dans son lit, c’est bien la première. Elle aurait pu être belle, paisible, reposante, légère. Elle l’a été. Brièvement. Dans les premiers instants. Des premières minutes à encaisser la journée. Un corps qui récupère et qui se sent en sécurité à côté de celui du Capulet, peu importe ce qu’elle est prête à admettre ou non, son corps lui demande pas l’autorisation. Mais c’est l’esprit tourmenté et brisé qui reprend le dessus. Parce qu’il a pas eu le poison habituel. Celui qui endort l’esprit et anesthésie les démons. Les cauchemars qui étouffent, les cris qui brisent le silence paisible et la bulle de sécurité. Elle s’agite jusqu’à sentir Fidelio la ramener à la réalité. Trop tard. Haletante, les larmes aux yeux, l’expression de la gamine qu’elle a été et qu’elle ne sera plus. Sa voix était lointaine. Beaucoup trop. Mais la poigne sur ses épaules a fait le reste. Et il est là, au dessus d’elle, ses azures familières.

Elle a besoin d’un peu temps. Quelques secondes. Pour se reprendre, pour assimiler. Pour comprendre qu’elle s’est exposée, qu’il l’a vu à nu. Réellement. Y’a quelques mois, elle se serait barrée. Elle aurait pas regardé en arrière. Lex aurait juste attrapé ses fringues et son malaise avant de mettre les voiles. Mais maintenant, elle a besoin de sa présence. Elle a besoin de lui. Au diable ses principes de merde. Au diable sa fierté et les remparts qu’elle a toujours dressé, c’est contre lui qu’elle veut se réfugier. Pourtant, comme une vieille habitude, y’a la menace qui fuse. Sérieuse, et pourtant à peine crédible sur le moment, avec ce regard perdu et la voix peu assurée. Y’a ses lèvres qui s’étirent automatiquement quand il éclate de rire, parce que putain que ça fait du bien. Ce genre de rire franc, sincère, incontrôlé. « Je sais que y’a un truc qui cloche quand tu me menaces de mort et que bizarrement ça m’excite. » Un baiser déposé contre son torse, ses lèvres qui restent son épiderme alors qu’elle a les yeux encore humides. « C’est parce que t’es pas net. Ou que je t’excite un peu trop. » L’un ou l’autre. Les deux. Sans doute les deux. Et la réciproque est tout aussi valable. Parce qu’ils peuvent pas le nier, ils sont pas foutus de se tenir. Des putains d’aimants. Des putains d’amants. Attraction irrépressible, sentiments aveuglants, quoiqu’ils en disent. « Alexis. » elle ferme les yeux, frissonne, profite de l’effet que ça lui fait quand il prononce son nom en entier. La façon dont ça glisse sur sa langue. Ca devrait pas lui faire ça. Elle devrait pas autant aimer l’entendre dire son nom. Ca s’agite au fond de sa cage thoracique, et pourtant, ça lui fait un bien fou. Au fond elle sait. Elle sait et elle continue inlassablement de se mentir. Il glisse doucement, et y’a le visage du capulet qui se retrouve à proximité du sien. Les souffles qui se mélangent, le bout de son nez qui frôle le sien. « Ça arrive souvent ? » Elle déglutit, hésite un instant. Lex, elle a jamais rien dévoilé à personne. Les non dits ont suffi avec sa tante. Ses cauchemars, bien plus parlants que ceux de maintenant, l’ont aussi mis sur la voix. Et Sunny, elle a ce truc écorché comme Lex, qui fait qu’elles se comprennent sans franchement parler. Mais livrer ses secrets, ses blessures, ses faiblesses à un Capulet, elle en aurait ri il y a quelques années. Même pas en rêve. Pas même avec Tommy. Ses tourments, ses démons, ils restent avec elle, enfouis. C’est ce qu’elle a toujours pensé. Seulement cette nuit, ou peut-être bien depuis quelques temps, tout ne lui semble plus si clair. Ce qu’elle a avec Fid prend plus de place que ça ne l’aurait dû. Plus qu’elle ne l’avait envisagé ou qu’elle ne l’aurait imaginé. Les sentiments, les relations, tout ce merdier, ça a jamais été son truc. Et ça aussi, ça semble devenir beaucoup moins clair. Alors pour une fois, se confier ne lui semble pas complètement con. Le laisser entrevoir certaines de ses blessures ne la rebute pas complètement. Elle est presque prête à lui montrer la Alexis ce qu’elle était, et ce qui a fait qu’elle est devenue celle d’aujourd’hui. Presque. Parce que les doutes sont toujours là. La peur est tenace. La méfiance ne la quitte jamais vraiment. Pas après ce qu’elle a vécu. Et son corps la trahit. Elle en tremble encore. La peau moite, les yeux brillants, autant d’indicateurs d’un passé encore trop envahissant. Seulement ce soir, elle dépose les armes. « Assez. Quand j’suis pas assez défoncée. » qu’elle murmure contre sa peau avant de redresser légèrement la tête, pour planter son regard dans le sien. « Si je m’assomme, j’ai moins de chances de replonger là-dedans » Lex, elle a jamais franchement été attirée par les drogues. Elle avait seulement besoin d’oublier et elle s’y est laissée glisser. Trop vite, trop loin, trop profondément. « Je revois tout. Je ressens tout. » la voix qui a plus de mal à percer alors elle décide de garder le silence. Au moins quelques instants. Le temps de retrouver un peu de contenance, de ravaler les larmes qu’elle tient tant à cacher. Parce qu’elle s’est montrée assez vulnérable comme ça. Seulement Fid, il sait pas tout. Pas encore. « Tu sais pourquoi j‘suis arrivée ici ? Ce qui m’a conduit ici ? » Au fond, elle a jamais vraiment su ce que sa tante avait raconté. Sans doute pas la vérité. Ou une semi vérité. Gamine devenue orpheline. Quelque chose comme ça. Pas de détails, puisqu’Emilia les a jamais réellement eu.


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. ✦ ⊹ Dim 20 Mai - 21:21 ⊹ ✦ .
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I lie for you, baby
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Cry for you, baby


Se sentir seul dans sa catégorie. C’est sa vie grandiose qui le fait avancer ainsi vers son destin doré. Fidelio se dit qu’il le mérite, il a pas chômé, même s’il est né avec une cuillère en argent dans la bouche. Fidelio Capulet, plus haut que le soleil, certain qu’il sera toujours richissime, affreusement gâté par la nature. Un empire insubmersible. Le pouvoir par une violence acerbe qui le possède toujours un peu plus. Toujours enragé de la moindre chose qui ne bouge pas comme il le souhaite, un simple crissement désagréable, un bruissement imperceptible. Il le supporte pas. Alors, il se pavane comme le monstre d’égoïsme qu’il est. Se lève le matin en examinant l’immensité des 3 pièces hors de prix dont il s’affuble tous les jours. Du Versace, Yves-Saint-Laurent, Armani. Des pompes italiennes cirées comme il faut. Les lunettes de soleil, la croix pendante autour du cou, la chevalière importante, aux insignes de son illustre nom. Ses boucles blondes au soleil qui trahissent sa lignée, les discours de propagande qu’il aime servir aux plus naïfs de cette ville de pouilleux. Tout un paraitre qu’il aime, dont il se sert pour toujours avoir les plus belles choses. Les plus beaux fringues, les plus belles voitures, une villa de rêve et les plus belles filles. Alexis, elle en fait partie. Et quand il baisse la tête et qu’il se marre suite à sa remarque, il se dit que c’est bien la plus belle. Qu’Emma aille se faire foutre là où elle peut bien être. Au paradis pour avoir presque réussit à terrasser un monstre ou en enfer pour avoir voulu détruire un enfant divin. Il croit fondamentalement qu’il est du bon côté, même s’il ne sait pas vraiment ce que le paradis pourra lui apporter qu’il ne possède pas déjà.

« C’est parce que t’es pas net. Ou que je t’excite un peu trop. » Il se marre encore, comme d’habitude avec elle, avec ou sans coke. « Les deux, Alexis. Les deux. », dit-il en glissant ses doigts dans son dos. Il en a jamais assez d’elle, c’est bien ça le problème. Avoir tout le temps envie de la baiser est une chose, après tout il reste un humain avec des faiblesses. Quoiqu’on en dise. Avoir constamment besoin de l’avoir avec lui en toutes circonstances en est une autre. Il a moins de mal à se l’avouer qu’au début, même s’il est loin de le formuler à voix haute. Putain de sentiments. Il s’installe un peu plus près d’elle. Le bout de son nez qui frôle le sien, il a furieusement envie de l’embrasser. Il se retient, pour une fois, de ne pas lui dévorer la bouche. « Assez. Quand j’suis pas assez défoncée. » Il a presque envie de chercher de la poudre et de se vriller la tête pour éviter que tout devienne trop sérieux, trop dramatique. Parce que quand un peu plus tôt, il a sentit ses lèvres sur son torse, il a pas pu s’empêcher de penser à sa cicatrice. « Je connais. », murmure-t-il seulement. Ses pensées se mélangent et flanchent quand il l’écoute encore. Eux, comme deux gamins autodestructeurs ont trouvé le moyen de s’oublier assez longtemps pour s’évanouir. Rien qu’un instant. « Je revois tout. Je ressens tout. » Il se tait, la regarde d’un air grave. Il voit bien qu’elle tremble Lexi, il a pas l’habitude de la voir comme ça. Elle si fière, si forte, cette nuit tant vulnérable dans ses bras. Il la serre un peu plus, ça cogne fort dans sa poitrine. « Tu sais pourquoi j‘suis arrivée ici ? Ce qui m’a conduit ici ? » Fid se recule un peu, pour mieux la regarder. « Famille fortunée, Alexis orpheline, c’est tout ce qu’on m’a dit. » Soudain, il la voit plus comme avant. Elle est fragile. Faute de mieux, il pose ses lèvres sur son front, comme pour lui dire qu’il est désolé pour la perte de ses parents. « Tu rêves d’eux ? De tes parents ? » A vrai dire il en sait rien, il présume juste. Tandis qu’il presse ses lèvres contre sa peau, il renifle le parfum de ses cheveux et il se dit qu’il est vraiment foutu.


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. ✦ ⊹ Lun 21 Mai - 21:44 ⊹ ✦ .
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« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
« Les deux, Alexis. Les deux. » doux sourire qui se dessine sur ses lèvres à l’entente de son prénom. Encore. Elle sourit comme une gamine. Plaisir simple qui l’aide pourtant à se sentir mieux. Comme ses doigts qu’elle sent glisser dans son dos. Ca devrait pas lui faire autant plaisir ce qu’il dit là. Et pourtant, c’est bien le cas. Savoir qu’elle a cet espèce d’effet sur lui, ça la ravit. Parce que c’est récripoque. Parce qu’elle se sent moins seule avec cette attraction, ce semblant de relation sur lequel elle n’a aucun contrôle. Alors qu’une certaine manière, ça la rassure, parce qu’ils sont à la même page. Peu importe ce dont il s’agit, peu importe ce qu’il se passe, les envies, les sentiments, ils sont partagés. Alors si elle flippe, ils flipperont à deux, pour les mêmes raisons. Mais Lex, elle est pas habituée. Pas habituée à ressentir autre chose qu’un plaisir simple, temporaire, sans complication. Rien qui n’implique qui que ce soit sur le long terme. Elle est pas non plus habituée à s’engager, à se mettre à nu. Elle s’est toujours considérée trop ravagée pour prendre le risque de se faire briser le cœur, par qui que ce soit. Mais peut-être aussi parce qu’elle ne s’est jamais sentie comme méritant quoique ce soit du genre.

Mais tout ça, peu importe la peur, ça lui fait du bien. Au milieu des autres angoisses et des cauchemars, ça reste apaisant. « Je connais. » elle fronce légèrement les sourcils, en sachant très bien qu’il ne dira rien de plus tout de suite. Et elle se souvient parfaitement de leur tête à tête dans l’église du sud. Lorsqu’elle avait d’abord tenté de lui arracher les vers du nez. Il avait pas cédé. Rien. Aucune information sur son passé, sur ce qu’il avait dans la tête. Et ils avaient fini par rendre les armes. A leur manière. S’ils étaient pas franchement doués pour parler, ils communiquaient d’une toute autre manière, et parfois bien plus parlante. Parce que Lex, elle s’abandonnait complètement dans ses bras. Elle s’abandonnait de la meilleure manière qu’elle connaissait. Pourtant, chaque chose qu’il lui faisait ressentir l’effrayait un peu plus. Ca fait quelques temps qu’ils ont dépassé le stade du sexe juste pour le sexe. Ca fait bien longtemps que ce n’est plus seulement physique. « Tu me raconteras, un jour ? » elle lève légèrement les yeux vers lui, abandonnant sa carapace habituelle, parce que ce soir, elle a plus tellement l’énergie pour la porter. « Je sais qu’il y a eu quelque chose. Ca se voit… mais quand tu voudras. » Elle repose sa tête sur son épaule, son visage tout près du sien. Si Lex vit toujours à cent à l’heure, elle doit reconnaitre que ce soir, cet étrange élan de tendresse, comme une pause ans le temps, lui fait plus de bien qu’elle n’aurait jamais voulu l’admettre. Mais elle finit par parler, par expliquer. Comme elle le peut pour le moment, en sachant que ça suffira pas. Ca explique pas grand-chose au fond. Mais Fid, il dit plus rien, il la regarde un peu différemment. L’ambiance a changé. C’est plus comme cet après midi où ils faisaient le con. Ils se cherchaient, s’attrapaient, s’embrassaient. Des regards enflammés et des éclats de rires de mômes dans leur bulle. Y’a l’étreinte qui se resserre, et elle dépose un baiser sur sa mâchoire. Doux, bien différent de ceux qu’ils partagent habituellement. « Famille fortunée, Alexis orpheline, c’est tout ce qu’on m’a dit. » un léger sourire qui passe sur son visage en se disant qu’au fond, elle est bien contente que sa tante en n’ait pas dit plus. Et elle se rend compte qu’avec Fiid, ils ont jamais abordé le sujet. Ni celui là, ni plein d’autres. Pourquoi l’auraient-ils fait ? Ils devaient n’être que de cons qui baisaient sans se soucier du reste. Du plaisir charnel, rien de plus. Ca non plus, ça s’est pas passé comme prévu. Elle ferme les yeux , brièvement, en sentant ses lèvres sur son front. « Tu rêves d’eux ? De tes parents ? » Lex, elle se détache doucement pour se laisser retomber sur le dos, le regard fixé sur le plafond. Elle est pas certaine de pouvoir affronter le regard de Fid. Parce qu’elle sait comment il la voit. Du moins dans les grandes lignes. Une fille forte, sans doute cinglée, un peu ravagée sans réellement connaitre le pourquoi du comment. Mais c’est différent de se dire qu’elle a sans doute morflé, de manière un peu vague, et de devoir mettre des mots dessus. Ca devient plus réel, plus concret. Et elle est pas certaine de vouloir qu’il la regarde autrement. Fidelio a beau passer pour le connard de service auprès des autres, elle sait qu’il est pas que ça. Pas avec elle, et ça lui plait bien que ça soit comme ça, un peu différent entre eux, sans que les autres connaissent les secrets qu’ils cachent. Les failles de l’autre, les vrais visages, ça fait partie de leur bulle. Juste la leur. « Non, pas vraiment. Mon père est décédé, y’a longtemps. Quand j’étais gosse. » elle développe pas vraiment, c’est une autre histoire, pour un autre moment. Son père, sa vie, son héros. L’image idéalisé d’une petite fille qui attendait son retour du boulot. « Ma mère s’est remariée. A un connard. » elle a un rire nerveux. C’est un putain d’euphémisme. « et… enfin disons qu’il a profité de tout… de notre fric, de moi… » y’a sa gorge qui se noue, et elle quitte pas le plafond du regard, en sachant pertinemment qu’elle pourra pas donner plus de détails. Pas sans revivre ses cauchemars. « Un jour c’était trop. J’ai craqué. J’ai attendu qu’ils soient couchés. Et j’ai mis le feu à la baraque. Y’a tout qui a cramé. Ma mère et lui avec. » Parce que sa mère l’a jamais cru. Elle a jamais voulu l’entendre. Elle le savait. Elle l’a toujours su. Elle a jamais voulu le reconnaitre à voix haute, parce qu’elle se satisfaisait dans son illusion d’être aimée. Putain de conneries. « J’ai fait un putain de feu de joie, Fid. C’était beau. » elle a une larme qui perle le long de sa joue. « La seule raison pour laquelle j’ai pleuré ce soir là, c’est parce que c’était fini. Enfin, plus ou moins. » parce que les cauchemars, eux, ils sont bien là. Toujours. « les pompiers ont cru que c’est parce que j’avais tout perdu. » elle ose pas tourner la tête, et elle se demande finalement s’il va la prendre pour une psychopathe, d’avoir tout fait bruler. Juste comme ça.



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J'veux un monde avec que des miroirs; Une radio qui passe que ma musique; Vous avez besoin d'un sauveur mais moi, je veux que m'amuser; J'étais déjà bien égocentrique; Quand j'avais dix balais de moins; Ça vous dit pas d'être un peu plus stylés ? J'en ai marre de parler de moi. - Lomepal


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« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
« Tu me raconteras, un jour ? » Il soupire. Avare de pensées qui peuvent le ramener trop vite à une mélancolie morbide. Et quand il la regarde pour une fois, il se dit qu’il en a envie. Envie de tout lui raconter, du début à la fin. Comment il l’a rencontré, comment elle s’est immiscée dans sa vie comme un serpent maudit. Comment la quête d’un sourire sur ses lèvres s’est transformée en un cauchemar atroce. Dégoulinant de sang sur les pavés. Il y pense encore, l’agonie effroyable, le cœur sur le sol glacé. Ça le fait tressaillir et il resserre ses doigts sur la peau d’Alexis. « On est pas en train de parler de moi. », murmure-t-il les yeux dans le vague. Le regard fuyant. « Je sais qu’il y a eu quelque chose. Ca se voit… mais quand tu voudras. » Une moue confuse, « Je.. te le dirais. Mais c’est quelque chose de très secret, si tu veux vraiment savoir, tu devras le garder pour toi. » Il a confiance en elle. Il sait pas vraiment pourquoi elle plus que les autres. Il l’apprécie un peu trop pour être prudent. Et il lui a fallu tellement de temps pour y arriver qu’il veut éviter de tout gâcher. C’est pas comme la dernière fois. Elle le force à rien, elle use pas de ses charmes pour lui tirer les vers du nez. Et s’il y a bien quelque chose qu’il déteste c’est se sentir manipulé. Utilisé pour une cause perdue. Elle ne fait que le regarder de ses grands yeux humides. Une âme aussi perdue que la sienne, dans des abysses trop profonds pour y voir clair. Mais la différence, aujourd’hui, ce soir, c’est qu’il parvient un peu à voir la lumière au bout du tunnel. Quand ses lèvres touchent celles d’Alexis.

Elle se détache de lui quand il la questionne alors il se redresse un peu pour s’asseoir, le drap autour de la taille, les doigts enfouis dans la soie. « Non, pas vraiment. Mon père est décédé, y’a longtemps. Quand j’étais gosse. » Il baisse la tête. Il se dit qu’au moins de son côté, il a pas subi de drame pareil, en dépit de tous les autres. Et d’un père à l’autorité totalement abusive qui l’a obligé à tuer son propre chien. « Ma mère s’est remariée. A un connard. Et… enfin disons qu’il a profité de tout… de notre fric, de moi… » Sa tête se relève d’un seul coup. Une expression désabusée sur le visage. Il sait pas quoi dire. Il veut dire qu’il est désolé mais ça suffit pas. Ça ne suffit pas d’être désolé pour elle. Il avale difficilement sa salive et fait glisser sa main jusqu’à elle pour effleurer son bras. Y’a pas de mots pour ça. « Un jour c’était trop. J’ai craqué. J’ai attendu qu’ils soient couchés. Et j’ai mis le feu à la baraque. Y’a tout qui a cramé. Ma mère et lui avec. » Soudain, il a un rictus. Un rictus incontrôlé qui s’étire sur ses lèvres. Comme s’il venait de découvrir qu’Alexis est en réalité Hecate. Putain, Fid c’est pas risible. Mais c’est pas de l’amusement, c’est un peu de fierté en réalité. Il l’écoute en silence, ce putain de sourire toujours collé aux lèvres. Il reste un instant comme ça, dans le silence, ses paroles en suspens dans l’air ambiant de la chambre trop vaste. Il glisse sous les draps et se poste au-dessus d’elle, ses deux mains en appui de chaque côté de sa tête blonde, enfoncées dans le matelas sous son poids. « Alexis, tu es exceptionnelle. » Il se baisse pour l’embrasser, un baiser doux pour une fois. Pas avide de sa langue comme les autres. « Tu méritais pas ça. », dit-il en se reculant à nouveau. Il se laisse retomber sur les draps, réfléchissant à la quantité d’information qu’il vient de se prendre dans la gueule. Il sait pas si ça la fera se sentir moins mal mais il peut essayer. Il inspire profondément, « J’ai forcé ma copine à se tirer une balle dans la tête. », il le dit d’une traite. Il fixe le plafond pendant un temps, « Alors, je trouve que ce que tu as fait, c’est noble. Mais c’est presque pas assez puisque t’as encore mal quand tu dors. » Comme un crève-cœur qui ne laisse jamais vraiment de répit pour les martyrs.




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