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 poison leaves bit by bit, not all at once - fidelis #3

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Voir le profil de l'utilisateur http://shotatthenight.forumactif.com/t618-i-can-be-feminine-in-a
capulet




I WANNA SEE THE SUNRISE AND YOUR SINS
LIGHT IT UP, ON THE RUN
LET'S MAKE LOVE


☾ pseudo : morrigan
☾ avatar : camille rowe
☾ querelles : 515
☾ destiny : 10/11/2017
☾ dustland dreams : Lex, c’est plus des rêves qu’elle a. Ces rêves, ils ont crevé en même temps que son innocence. Alexis, c’est des attentes inimaginables qui lui traversent le corps et le cœur. C’est des attentes au gout de miracle. Les attentes d’une fille qui a dû grandir trop vite. Les attentes d’une môme ravagée par la réalité, arrachée à son enfance. Lex, elle veut revoir son père. Juste une fois. Le serrer dans ses bras, encore une fois. Lui hurler sa douleur, lui demander pourquoi.
Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
☾ relationship : fid, sunny, tommy, ruby, axiane, melchior, ophea

~ F I D E L I S ~
YOU MAKE ME DRIVE MYSELF UP
THERE'S NOTHING THAT CAN DRIVE ME DOWN



bang bang
. ✦ ⊹ Sam 21 Avr - 19:50 ⊹ ✦ .
poison leaves bit by bit, not all at once
fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Les habitudes qui se prennent, les corps qui continuent de se trouver sans se lasser. Les peaux qui s’enflamment, les cœurs qui s’embrasent. Une comédie qu’ils continuent de jouer en toute légèreté. Toujours plus simple qu’affronter ce qui nait. Pourtant, les après-midis passés à deux s’enchainent, les soirées arrosés et les corps emboités deviennent habitudes. Lex, elle peut bien continuer à se mentir, mais c’est à se demander qui elle continue de berner. Les ébats qui se prolongent, se stoppent, reprennent. Le tapis favori qui en a vu de toutes les couleurs avant que les momes ne finissent sur le lit, sourire aux lèvres.

Les corps exténués et les esprits apaisés. Lex qui s’éternise contrairement à d’habitude. La fatigue qui prend surprise et ils se calent d’une nouvelle manière, inconsciemment. Elle a l’esprit allégé, les membres lourds, et le sommeil facile aujourd’hui. Les doigts qui se promènent distraitement sur le corps de Fid avant de sombrer complètement. Et même endormie, le geste reste possessif. La main, le bras, par-dessus ses abdos, comme pour le sentir malgré elle. Un aveu silencieux.

Toujours les mêmes images. Les mêmes flashs. Les mêmes sensations. Le palpitant qui s’excite, qui panique. Chaque soir rejoué, chaque sensation ressentie, vomie. Son esprit qui lui joue des tours. Qui se joue d’elle. Les mains de ce porc sur son corps, ses pleurs, et cette sensation infernale de ne pas pouvoir se réveiller. Pourtant elle essaie Lex, elle bouge, elle gigote. Des semblants de cris échappés, et des mains qui auraient dû être rassurantes qui tentent de l’extirper de son propre enfer. Mais rien. Rien à faire pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce qu’elle n’ouvre subitement les yeux, haletante, paniquée. Le regard humide, aussi innocent que brisé, celui de la gamine qu’elle a été et qui a fini par crever. Fid qui se tient penché au dessus d’elle alors qu’elle tente de remettre ses idées en place. « Merde. » il la relache, elle se redresse, en passant ses mains sur son visage alors qu’elle tente de se calmer, de retrouver un semblant de rythme cardiaque normal. Elle s’est endormie. Lex, elle s’endort jamais. Pas ailleurs que chez elle, surtout pas avec quelqu’un. C’est se rendre vulnérable. C’est s’exposer à ça. C’est étaler son passé et ses démons, ses blessures, des plaies béantes qu’elle a toujours pris soin de camoufler. Mais elle est là, dans le lit de Fid, moite, les nerfs à fleur de peau, les larmes au bord des yeux avec sans doute tout un tas de question qu’il voudrait lui poser. Lex, elle fait toujours en sorte de tromper Morphée. Elle s’enfile des pilules, de l’alcool, toute sorte de substance pour tromper le sommeil. Ou être assez défoncée pour s’écrouler sans que son esprit ne s’emballe. Pas ce soir. A croire qu’elle continue de se mentir à elle-même. Pourtant, l’évidence est là. Les bras de Fid, son inconscient les trouvent assez apaisants pour qu’elle puisse s’y endormir. Alors elle se retourne, un peu paumée, à essayer de reprendre contact avec la réalité. Elle le pousse doucement pour qu’il s’allonge à nouveau, et vient se caler contre lui. Môme ébranlée et fracassée, c’est dans les bras du Capulet qu’elle respire. Lex, elle devient tendre, comme la gamine ébranlée qu’elle était, à se blottir contre lui. « Tu dis ça à qui que ce soit, j’te tue. » qu’elle lache faiblement, face à cette tendresse inhabituelle. Pourtant, elle en a besoin. Besoin de lui aussi. Mais ça, lui arracherait la bouche que de l’avouer. Ce serait de nouveau se mettre en danger. Pourtant, elle reste là, à se calmer doucement contre lui, alors que son étreinte se resserre.

(c) DΛNDELION



A HURRICANE OF A GIRL

She was perfect, pure maddening sex, and she knew it, and she played on it, dripped it, and allowed you to suffer for it.
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capulet


J'veux un monde avec que des miroirs; Une radio qui passe que ma musique; Vous avez besoin d'un sauveur mais moi, je veux que m'amuser; J'étais déjà bien égocentrique; Quand j'avais dix balais de moins; Ça vous dit pas d'être un peu plus stylés ? J'en ai marre de parler de moi. - Lomepal


☾ pseudo : mohnstad (jomily, emy)
☾ avatar : tarjei sandvik moe
☾ querelles : 559
☾ destiny : 29/09/2017
☾ territories : Dans l'immensité nordique du territoire Capulet. Vomissant l'opulence qu'il accueille comme la vieille amie qu'elle est. Géante villa, gigantesque vie.
☾ dustland dreams : Il veut tout, devenir le plus grand, aspirer au pouvoir et dorer encore, le blason de sa famille. Jusqu'à en crever.
☾ relationship :

Axiane Capulet - Mother
Orphea Capulet - Twin sister
Bonnie Capulet - Little sister
Raven James - Cousin
Silas Capulet - Cousin
Alexis Davis - Pain lover
Abel Montaigu - Ennemi, chantage
Ace Montaigu - Nemesis




du er ikke alene



bang bang
. ✦ ⊹ Sam 5 Mai - 14:36 ⊹ ✦ .
poison leaves bit by bit, not all at once
fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
I lie for you, baby
I die for you, baby
Cry for you, baby


Baiser Lexi c’est un peu comme une nouvelle drogue. Il peut bien se dire que l’avoir tout le temps avec lui, dans tous les évènements possibles, ça signifie rien. Que même s’il l’a baisé dans tous les recoins possibles de sa nouvelle villa, des boites ennuyeuses, ou même de Night Vale ça change rien. Pourtant, il sait que ça change tout. Et même cette même après-midi quand il l’a ravagé sur le tapis c’était qu’une fois de plus. Mais il l’a gardé avec elle cette nuit, elle est restée. Il dort avec personne Fid, c’est une institution. Depuis Emma il a trop peur qu’on l’assassine en plein sommeil. Pendant un temps il avait posté un garde du corps à l’entrée de sa chambre à coucher juste après la tentative de meurtre qui l’avait laissé sur le carreau. Il dort pas beaucoup d’habitude, il s’assomme assez de substances outrageusement lourdes pour s’évanouir plus qu’autre chose. Pour éviter de cauchemarder, pour éviter de voir le visage poupin de sa brune d’Emma se déchiqueter sous la détente. Le cauchemar, c’est toujours le même, il la laisse partir. A chaque putain de fois. Il peut pas cautionner d’avoir fait le mauvais choix parce qu’il sait que c’était le bon. Alors, sa putain de conscience peut aller se faire foutre. Il préfère cependant pas faire face à cet évènement trop vieux pour être ressassé toutes les nuits. Il ingère alors ce qu’il peut pour plus rien sentir, s’empoisonner encore plus pour oublier la cicatrice sur son flanc gauche. Il a pensé à la tatouer, comme celle derrière son cou. La grande abeille. Mais, ça lui permet de se rappeler que rien n’est jamais acquis et que jamais il ne doit baisser sa garde. Lui, trop précieux pour se faire avoir si facilement.

Mais, maintenant qu’Alexis est dans ses bras et qu’elle semble endormie, il se dit que c’est elle, la drogue qui réussit le mieux à ne pas le faire dormir.  Ou qui l’assomme au point de ne plus jamais penser. Il la regarde trop longtemps, la tête penchée. Elle aurait presque l’air sage ainsi. Presque. S’il ne savait pas qu’Alexis est trop sauvage pour rester inerte trop longtemps. Dans la quiétude, le sommeil le gagne un peu, ça ne dure qu’un instant quand elle s’agite soudain. « Lexi. », murmure-t-il en le secouant d’un bras furtivement. Elle semble pas l’entendre, prise au cauchemar, « Alexis, réveilles-toi. », dit-il un peu plus fort, se plaçant au-dessus d’elle, deux mains sur ses épaules. Elle s’extirpe de sa terreur, enfin. Et il la fixe de ses azurs pour rencontrer les siens, humides et pas tout à fait sorti de l’irréel de son inconscient. « Merde. » Il sourit et il s’écarte. Il a pas l’intention de lui faire un interrogatoire acide sur le contenu de ses tourments nocturnes. Il essaie cependant de garder une expression neutre et pas trop inquiète. Parce qu’il s’inquiète pas, pas vrai ? Il se tait, il préfère attendre qu’elle se calme, dans la nuit trop brève pour être gâchée. Elle le pousse pour qu’il se rallonge, alors il tire à nouveau le drap sur eux, resserrant son étreinte autour d’elle. Il aime pas vraiment se trouver tendre, Fid, ça lui donne presque envie de vomir en temps normal, mais pas là. « Tu dis ça à qui que ce soit, j’te tue. » Il éclate de rire et se racle la gorge, encore enrouée par le long silence de la nuit. « Je sais que y’a un truc qui cloche quand tu me menaces de mort et que bizarrement ça m’excite. » Il passe une main dans sa tignasse blonde et fixe le plafond aux moulures artistiquement exécutées. C’est pas un endroit pour cauchemarder. « Alexis. », murmure-t-il dans l’obscurité. Il aime un peu trop prononcer son prénom en entier. Il glisse un peu sur les draps, pour obliger son visage à venir plus près du sien. « Ça arrive souvent ? » Et si elle craignait qu’il le dise à qui que ce soit, il lui répondrait qu’il l’aurait utilisé pour n’importe qui d’autre, mais pas elle.


(c) DΛNDELION


❝Mémoire-L'eau claire; comme le sel des larmes d'enfance❞ L'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ;la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes sous les murs dont quelque pucelle eut la défense .
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☾ dustland dreams : Lex, c’est plus des rêves qu’elle a. Ces rêves, ils ont crevé en même temps que son innocence. Alexis, c’est des attentes inimaginables qui lui traversent le corps et le cœur. C’est des attentes au gout de miracle. Les attentes d’une fille qui a dû grandir trop vite. Les attentes d’une môme ravagée par la réalité, arrachée à son enfance. Lex, elle veut revoir son père. Juste une fois. Le serrer dans ses bras, encore une fois. Lui hurler sa douleur, lui demander pourquoi.
Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
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bang bang
. ✦ ⊹ Dim 13 Mai - 0:20 ⊹ ✦ .
poison leaves bit by bit, not all at once
fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Elles se comptent plus les heures passées dans ses bras. Elles se comptent plus les heures à s’abimer les reins. Mais cette nuit à s’endormir dans son lit, c’est bien la première. Elle aurait pu être belle, paisible, reposante, légère. Elle l’a été. Brièvement. Dans les premiers instants. Des premières minutes à encaisser la journée. Un corps qui récupère et qui se sent en sécurité à côté de celui du Capulet, peu importe ce qu’elle est prête à admettre ou non, son corps lui demande pas l’autorisation. Mais c’est l’esprit tourmenté et brisé qui reprend le dessus. Parce qu’il a pas eu le poison habituel. Celui qui endort l’esprit et anesthésie les démons. Les cauchemars qui étouffent, les cris qui brisent le silence paisible et la bulle de sécurité. Elle s’agite jusqu’à sentir Fidelio la ramener à la réalité. Trop tard. Haletante, les larmes aux yeux, l’expression de la gamine qu’elle a été et qu’elle ne sera plus. Sa voix était lointaine. Beaucoup trop. Mais la poigne sur ses épaules a fait le reste. Et il est là, au dessus d’elle, ses azures familières.

Elle a besoin d’un peu temps. Quelques secondes. Pour se reprendre, pour assimiler. Pour comprendre qu’elle s’est exposée, qu’il l’a vu à nu. Réellement. Y’a quelques mois, elle se serait barrée. Elle aurait pas regardé en arrière. Lex aurait juste attrapé ses fringues et son malaise avant de mettre les voiles. Mais maintenant, elle a besoin de sa présence. Elle a besoin de lui. Au diable ses principes de merde. Au diable sa fierté et les remparts qu’elle a toujours dressé, c’est contre lui qu’elle veut se réfugier. Pourtant, comme une vieille habitude, y’a la menace qui fuse. Sérieuse, et pourtant à peine crédible sur le moment, avec ce regard perdu et la voix peu assurée. Y’a ses lèvres qui s’étirent automatiquement quand il éclate de rire, parce que putain que ça fait du bien. Ce genre de rire franc, sincère, incontrôlé. « Je sais que y’a un truc qui cloche quand tu me menaces de mort et que bizarrement ça m’excite. » Un baiser déposé contre son torse, ses lèvres qui restent son épiderme alors qu’elle a les yeux encore humides. « C’est parce que t’es pas net. Ou que je t’excite un peu trop. » L’un ou l’autre. Les deux. Sans doute les deux. Et la réciproque est tout aussi valable. Parce qu’ils peuvent pas le nier, ils sont pas foutus de se tenir. Des putains d’aimants. Des putains d’amants. Attraction irrépressible, sentiments aveuglants, quoiqu’ils en disent. « Alexis. » elle ferme les yeux, frissonne, profite de l’effet que ça lui fait quand il prononce son nom en entier. La façon dont ça glisse sur sa langue. Ca devrait pas lui faire ça. Elle devrait pas autant aimer l’entendre dire son nom. Ca s’agite au fond de sa cage thoracique, et pourtant, ça lui fait un bien fou. Au fond elle sait. Elle sait et elle continue inlassablement de se mentir. Il glisse doucement, et y’a le visage du capulet qui se retrouve à proximité du sien. Les souffles qui se mélangent, le bout de son nez qui frôle le sien. « Ça arrive souvent ? » Elle déglutit, hésite un instant. Lex, elle a jamais rien dévoilé à personne. Les non dits ont suffi avec sa tante. Ses cauchemars, bien plus parlants que ceux de maintenant, l’ont aussi mis sur la voix. Et Sunny, elle a ce truc écorché comme Lex, qui fait qu’elles se comprennent sans franchement parler. Mais livrer ses secrets, ses blessures, ses faiblesses à un Capulet, elle en aurait ri il y a quelques années. Même pas en rêve. Pas même avec Tommy. Ses tourments, ses démons, ils restent avec elle, enfouis. C’est ce qu’elle a toujours pensé. Seulement cette nuit, ou peut-être bien depuis quelques temps, tout ne lui semble plus si clair. Ce qu’elle a avec Fid prend plus de place que ça ne l’aurait dû. Plus qu’elle ne l’avait envisagé ou qu’elle ne l’aurait imaginé. Les sentiments, les relations, tout ce merdier, ça a jamais été son truc. Et ça aussi, ça semble devenir beaucoup moins clair. Alors pour une fois, se confier ne lui semble pas complètement con. Le laisser entrevoir certaines de ses blessures ne la rebute pas complètement. Elle est presque prête à lui montrer la Alexis ce qu’elle était, et ce qui a fait qu’elle est devenue celle d’aujourd’hui. Presque. Parce que les doutes sont toujours là. La peur est tenace. La méfiance ne la quitte jamais vraiment. Pas après ce qu’elle a vécu. Et son corps la trahit. Elle en tremble encore. La peau moite, les yeux brillants, autant d’indicateurs d’un passé encore trop envahissant. Seulement ce soir, elle dépose les armes. « Assez. Quand j’suis pas assez défoncée. » qu’elle murmure contre sa peau avant de redresser légèrement la tête, pour planter son regard dans le sien. « Si je m’assomme, j’ai moins de chances de replonger là-dedans » Lex, elle a jamais franchement été attirée par les drogues. Elle avait seulement besoin d’oublier et elle s’y est laissée glisser. Trop vite, trop loin, trop profondément. « Je revois tout. Je ressens tout. » la voix qui a plus de mal à percer alors elle décide de garder le silence. Au moins quelques instants. Le temps de retrouver un peu de contenance, de ravaler les larmes qu’elle tient tant à cacher. Parce qu’elle s’est montrée assez vulnérable comme ça. Seulement Fid, il sait pas tout. Pas encore. « Tu sais pourquoi j‘suis arrivée ici ? Ce qui m’a conduit ici ? » Au fond, elle a jamais vraiment su ce que sa tante avait raconté. Sans doute pas la vérité. Ou une semi vérité. Gamine devenue orpheline. Quelque chose comme ça. Pas de détails, puisqu’Emilia les a jamais réellement eu.


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. ✦ ⊹ Dim 20 Mai - 21:21 ⊹ ✦ .
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I lie for you, baby
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Se sentir seul dans sa catégorie. C’est sa vie grandiose qui le fait avancer ainsi vers son destin doré. Fidelio se dit qu’il le mérite, il a pas chômé, même s’il est né avec une cuillère en argent dans la bouche. Fidelio Capulet, plus haut que le soleil, certain qu’il sera toujours richissime, affreusement gâté par la nature. Un empire insubmersible. Le pouvoir par une violence acerbe qui le possède toujours un peu plus. Toujours enragé de la moindre chose qui ne bouge pas comme il le souhaite, un simple crissement désagréable, un bruissement imperceptible. Il le supporte pas. Alors, il se pavane comme le monstre d’égoïsme qu’il est. Se lève le matin en examinant l’immensité des 3 pièces hors de prix dont il s’affuble tous les jours. Du Versace, Yves-Saint-Laurent, Armani. Des pompes italiennes cirées comme il faut. Les lunettes de soleil, la croix pendante autour du cou, la chevalière importante, aux insignes de son illustre nom. Ses boucles blondes au soleil qui trahissent sa lignée, les discours de propagande qu’il aime servir aux plus naïfs de cette ville de pouilleux. Tout un paraitre qu’il aime, dont il se sert pour toujours avoir les plus belles choses. Les plus beaux fringues, les plus belles voitures, une villa de rêve et les plus belles filles. Alexis, elle en fait partie. Et quand il baisse la tête et qu’il se marre suite à sa remarque, il se dit que c’est bien la plus belle. Qu’Emma aille se faire foutre là où elle peut bien être. Au paradis pour avoir presque réussit à terrasser un monstre ou en enfer pour avoir voulu détruire un enfant divin. Il croit fondamentalement qu’il est du bon côté, même s’il ne sait pas vraiment ce que le paradis pourra lui apporter qu’il ne possède pas déjà.

« C’est parce que t’es pas net. Ou que je t’excite un peu trop. » Il se marre encore, comme d’habitude avec elle, avec ou sans coke. « Les deux, Alexis. Les deux. », dit-il en glissant ses doigts dans son dos. Il en a jamais assez d’elle, c’est bien ça le problème. Avoir tout le temps envie de la baiser est une chose, après tout il reste un humain avec des faiblesses. Quoiqu’on en dise. Avoir constamment besoin de l’avoir avec lui en toutes circonstances en est une autre. Il a moins de mal à se l’avouer qu’au début, même s’il est loin de le formuler à voix haute. Putain de sentiments. Il s’installe un peu plus près d’elle. Le bout de son nez qui frôle le sien, il a furieusement envie de l’embrasser. Il se retient, pour une fois, de ne pas lui dévorer la bouche. « Assez. Quand j’suis pas assez défoncée. » Il a presque envie de chercher de la poudre et de se vriller la tête pour éviter que tout devienne trop sérieux, trop dramatique. Parce que quand un peu plus tôt, il a sentit ses lèvres sur son torse, il a pas pu s’empêcher de penser à sa cicatrice. « Je connais. », murmure-t-il seulement. Ses pensées se mélangent et flanchent quand il l’écoute encore. Eux, comme deux gamins autodestructeurs ont trouvé le moyen de s’oublier assez longtemps pour s’évanouir. Rien qu’un instant. « Je revois tout. Je ressens tout. » Il se tait, la regarde d’un air grave. Il voit bien qu’elle tremble Lexi, il a pas l’habitude de la voir comme ça. Elle si fière, si forte, cette nuit tant vulnérable dans ses bras. Il la serre un peu plus, ça cogne fort dans sa poitrine. « Tu sais pourquoi j‘suis arrivée ici ? Ce qui m’a conduit ici ? » Fid se recule un peu, pour mieux la regarder. « Famille fortunée, Alexis orpheline, c’est tout ce qu’on m’a dit. » Soudain, il la voit plus comme avant. Elle est fragile. Faute de mieux, il pose ses lèvres sur son front, comme pour lui dire qu’il est désolé pour la perte de ses parents. « Tu rêves d’eux ? De tes parents ? » A vrai dire il en sait rien, il présume juste. Tandis qu’il presse ses lèvres contre sa peau, il renifle le parfum de ses cheveux et il se dit qu’il est vraiment foutu.


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Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
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. ✦ ⊹ Lun 21 Mai - 21:44 ⊹ ✦ .
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« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
« Les deux, Alexis. Les deux. » doux sourire qui se dessine sur ses lèvres à l’entente de son prénom. Encore. Elle sourit comme une gamine. Plaisir simple qui l’aide pourtant à se sentir mieux. Comme ses doigts qu’elle sent glisser dans son dos. Ca devrait pas lui faire autant plaisir ce qu’il dit là. Et pourtant, c’est bien le cas. Savoir qu’elle a cet espèce d’effet sur lui, ça la ravit. Parce que c’est récripoque. Parce qu’elle se sent moins seule avec cette attraction, ce semblant de relation sur lequel elle n’a aucun contrôle. Alors qu’une certaine manière, ça la rassure, parce qu’ils sont à la même page. Peu importe ce dont il s’agit, peu importe ce qu’il se passe, les envies, les sentiments, ils sont partagés. Alors si elle flippe, ils flipperont à deux, pour les mêmes raisons. Mais Lex, elle est pas habituée. Pas habituée à ressentir autre chose qu’un plaisir simple, temporaire, sans complication. Rien qui n’implique qui que ce soit sur le long terme. Elle est pas non plus habituée à s’engager, à se mettre à nu. Elle s’est toujours considérée trop ravagée pour prendre le risque de se faire briser le cœur, par qui que ce soit. Mais peut-être aussi parce qu’elle ne s’est jamais sentie comme méritant quoique ce soit du genre.

Mais tout ça, peu importe la peur, ça lui fait du bien. Au milieu des autres angoisses et des cauchemars, ça reste apaisant. « Je connais. » elle fronce légèrement les sourcils, en sachant très bien qu’il ne dira rien de plus tout de suite. Et elle se souvient parfaitement de leur tête à tête dans l’église du sud. Lorsqu’elle avait d’abord tenté de lui arracher les vers du nez. Il avait pas cédé. Rien. Aucune information sur son passé, sur ce qu’il avait dans la tête. Et ils avaient fini par rendre les armes. A leur manière. S’ils étaient pas franchement doués pour parler, ils communiquaient d’une toute autre manière, et parfois bien plus parlante. Parce que Lex, elle s’abandonnait complètement dans ses bras. Elle s’abandonnait de la meilleure manière qu’elle connaissait. Pourtant, chaque chose qu’il lui faisait ressentir l’effrayait un peu plus. Ca fait quelques temps qu’ils ont dépassé le stade du sexe juste pour le sexe. Ca fait bien longtemps que ce n’est plus seulement physique. « Tu me raconteras, un jour ? » elle lève légèrement les yeux vers lui, abandonnant sa carapace habituelle, parce que ce soir, elle a plus tellement l’énergie pour la porter. « Je sais qu’il y a eu quelque chose. Ca se voit… mais quand tu voudras. » Elle repose sa tête sur son épaule, son visage tout près du sien. Si Lex vit toujours à cent à l’heure, elle doit reconnaitre que ce soir, cet étrange élan de tendresse, comme une pause ans le temps, lui fait plus de bien qu’elle n’aurait jamais voulu l’admettre. Mais elle finit par parler, par expliquer. Comme elle le peut pour le moment, en sachant que ça suffira pas. Ca explique pas grand-chose au fond. Mais Fid, il dit plus rien, il la regarde un peu différemment. L’ambiance a changé. C’est plus comme cet après midi où ils faisaient le con. Ils se cherchaient, s’attrapaient, s’embrassaient. Des regards enflammés et des éclats de rires de mômes dans leur bulle. Y’a l’étreinte qui se resserre, et elle dépose un baiser sur sa mâchoire. Doux, bien différent de ceux qu’ils partagent habituellement. « Famille fortunée, Alexis orpheline, c’est tout ce qu’on m’a dit. » un léger sourire qui passe sur son visage en se disant qu’au fond, elle est bien contente que sa tante en n’ait pas dit plus. Et elle se rend compte qu’avec Fiid, ils ont jamais abordé le sujet. Ni celui là, ni plein d’autres. Pourquoi l’auraient-ils fait ? Ils devaient n’être que de cons qui baisaient sans se soucier du reste. Du plaisir charnel, rien de plus. Ca non plus, ça s’est pas passé comme prévu. Elle ferme les yeux , brièvement, en sentant ses lèvres sur son front. « Tu rêves d’eux ? De tes parents ? » Lex, elle se détache doucement pour se laisser retomber sur le dos, le regard fixé sur le plafond. Elle est pas certaine de pouvoir affronter le regard de Fid. Parce qu’elle sait comment il la voit. Du moins dans les grandes lignes. Une fille forte, sans doute cinglée, un peu ravagée sans réellement connaitre le pourquoi du comment. Mais c’est différent de se dire qu’elle a sans doute morflé, de manière un peu vague, et de devoir mettre des mots dessus. Ca devient plus réel, plus concret. Et elle est pas certaine de vouloir qu’il la regarde autrement. Fidelio a beau passer pour le connard de service auprès des autres, elle sait qu’il est pas que ça. Pas avec elle, et ça lui plait bien que ça soit comme ça, un peu différent entre eux, sans que les autres connaissent les secrets qu’ils cachent. Les failles de l’autre, les vrais visages, ça fait partie de leur bulle. Juste la leur. « Non, pas vraiment. Mon père est décédé, y’a longtemps. Quand j’étais gosse. » elle développe pas vraiment, c’est une autre histoire, pour un autre moment. Son père, sa vie, son héros. L’image idéalisé d’une petite fille qui attendait son retour du boulot. « Ma mère s’est remariée. A un connard. » elle a un rire nerveux. C’est un putain d’euphémisme. « et… enfin disons qu’il a profité de tout… de notre fric, de moi… » y’a sa gorge qui se noue, et elle quitte pas le plafond du regard, en sachant pertinemment qu’elle pourra pas donner plus de détails. Pas sans revivre ses cauchemars. « Un jour c’était trop. J’ai craqué. J’ai attendu qu’ils soient couchés. Et j’ai mis le feu à la baraque. Y’a tout qui a cramé. Ma mère et lui avec. » Parce que sa mère l’a jamais cru. Elle a jamais voulu l’entendre. Elle le savait. Elle l’a toujours su. Elle a jamais voulu le reconnaitre à voix haute, parce qu’elle se satisfaisait dans son illusion d’être aimée. Putain de conneries. « J’ai fait un putain de feu de joie, Fid. C’était beau. » elle a une larme qui perle le long de sa joue. « La seule raison pour laquelle j’ai pleuré ce soir là, c’est parce que c’était fini. Enfin, plus ou moins. » parce que les cauchemars, eux, ils sont bien là. Toujours. « les pompiers ont cru que c’est parce que j’avais tout perdu. » elle ose pas tourner la tête, et elle se demande finalement s’il va la prendre pour une psychopathe, d’avoir tout fait bruler. Juste comme ça.



(c) DΛNDELION



A HURRICANE OF A GIRL

She was perfect, pure maddening sex, and she knew it, and she played on it, dripped it, and allowed you to suffer for it.
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capulet


J'veux un monde avec que des miroirs; Une radio qui passe que ma musique; Vous avez besoin d'un sauveur mais moi, je veux que m'amuser; J'étais déjà bien égocentrique; Quand j'avais dix balais de moins; Ça vous dit pas d'être un peu plus stylés ? J'en ai marre de parler de moi. - Lomepal


☾ pseudo : mohnstad (jomily, emy)
☾ avatar : tarjei sandvik moe
☾ querelles : 559
☾ destiny : 29/09/2017
☾ territories : Dans l'immensité nordique du territoire Capulet. Vomissant l'opulence qu'il accueille comme la vieille amie qu'elle est. Géante villa, gigantesque vie.
☾ dustland dreams : Il veut tout, devenir le plus grand, aspirer au pouvoir et dorer encore, le blason de sa famille. Jusqu'à en crever.
☾ relationship :

Axiane Capulet - Mother
Orphea Capulet - Twin sister
Bonnie Capulet - Little sister
Raven James - Cousin
Silas Capulet - Cousin
Alexis Davis - Pain lover
Abel Montaigu - Ennemi, chantage
Ace Montaigu - Nemesis




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fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
« Tu me raconteras, un jour ? » Il soupire. Avare de pensées qui peuvent le ramener trop vite à une mélancolie morbide. Et quand il la regarde pour une fois, il se dit qu’il en a envie. Envie de tout lui raconter, du début à la fin. Comment il l’a rencontré, comment elle s’est immiscée dans sa vie comme un serpent maudit. Comment la quête d’un sourire sur ses lèvres s’est transformée en un cauchemar atroce. Dégoulinant de sang sur les pavés. Il y pense encore, l’agonie effroyable, le cœur sur le sol glacé. Ça le fait tressaillir et il resserre ses doigts sur la peau d’Alexis. « On est pas en train de parler de moi. », murmure-t-il les yeux dans le vague. Le regard fuyant. « Je sais qu’il y a eu quelque chose. Ca se voit… mais quand tu voudras. » Une moue confuse, « Je.. te le dirais. Mais c’est quelque chose de très secret, si tu veux vraiment savoir, tu devras le garder pour toi. » Il a confiance en elle. Il sait pas vraiment pourquoi elle plus que les autres. Il l’apprécie un peu trop pour être prudent. Et il lui a fallu tellement de temps pour y arriver qu’il veut éviter de tout gâcher. C’est pas comme la dernière fois. Elle le force à rien, elle use pas de ses charmes pour lui tirer les vers du nez. Et s’il y a bien quelque chose qu’il déteste c’est se sentir manipulé. Utilisé pour une cause perdue. Elle ne fait que le regarder de ses grands yeux humides. Une âme aussi perdue que la sienne, dans des abysses trop profonds pour y voir clair. Mais la différence, aujourd’hui, ce soir, c’est qu’il parvient un peu à voir la lumière au bout du tunnel. Quand ses lèvres touchent celles d’Alexis.

Elle se détache de lui quand il la questionne alors il se redresse un peu pour s’asseoir, le drap autour de la taille, les doigts enfouis dans la soie. « Non, pas vraiment. Mon père est décédé, y’a longtemps. Quand j’étais gosse. » Il baisse la tête. Il se dit qu’au moins de son côté, il a pas subi de drame pareil, en dépit de tous les autres. Et d’un père à l’autorité totalement abusive qui l’a obligé à tuer son propre chien. « Ma mère s’est remariée. A un connard. Et… enfin disons qu’il a profité de tout… de notre fric, de moi… » Sa tête se relève d’un seul coup. Une expression désabusée sur le visage. Il sait pas quoi dire. Il veut dire qu’il est désolé mais ça suffit pas. Ça ne suffit pas d’être désolé pour elle. Il avale difficilement sa salive et fait glisser sa main jusqu’à elle pour effleurer son bras. Y’a pas de mots pour ça. « Un jour c’était trop. J’ai craqué. J’ai attendu qu’ils soient couchés. Et j’ai mis le feu à la baraque. Y’a tout qui a cramé. Ma mère et lui avec. » Soudain, il a un rictus. Un rictus incontrôlé qui s’étire sur ses lèvres. Comme s’il venait de découvrir qu’Alexis est en réalité Hecate. Putain, Fid c’est pas risible. Mais c’est pas de l’amusement, c’est un peu de fierté en réalité. Il l’écoute en silence, ce putain de sourire toujours collé aux lèvres. Il reste un instant comme ça, dans le silence, ses paroles en suspens dans l’air ambiant de la chambre trop vaste. Il glisse sous les draps et se poste au-dessus d’elle, ses deux mains en appui de chaque côté de sa tête blonde, enfoncées dans le matelas sous son poids. « Alexis, tu es exceptionnelle. » Il se baisse pour l’embrasser, un baiser doux pour une fois. Pas avide de sa langue comme les autres. « Tu méritais pas ça. », dit-il en se reculant à nouveau. Il se laisse retomber sur les draps, réfléchissant à la quantité d’information qu’il vient de se prendre dans la gueule. Il sait pas si ça la fera se sentir moins mal mais il peut essayer. Il inspire profondément, « J’ai forcé ma copine à se tirer une balle dans la tête. », il le dit d’une traite. Il fixe le plafond pendant un temps, « Alors, je trouve que ce que tu as fait, c’est noble. Mais c’est presque pas assez puisque t’as encore mal quand tu dors. » Comme un crève-cœur qui ne laisse jamais vraiment de répit pour les martyrs.




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❝Mémoire-L'eau claire; comme le sel des larmes d'enfance❞ L'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ;la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes sous les murs dont quelque pucelle eut la défense .
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☾ pseudo : morrigan
☾ avatar : camille rowe
☾ querelles : 515
☾ destiny : 10/11/2017
☾ dustland dreams : Lex, c’est plus des rêves qu’elle a. Ces rêves, ils ont crevé en même temps que son innocence. Alexis, c’est des attentes inimaginables qui lui traversent le corps et le cœur. C’est des attentes au gout de miracle. Les attentes d’une fille qui a dû grandir trop vite. Les attentes d’une môme ravagée par la réalité, arrachée à son enfance. Lex, elle veut revoir son père. Juste une fois. Le serrer dans ses bras, encore une fois. Lui hurler sa douleur, lui demander pourquoi.
Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
☾ relationship : fid, sunny, tommy, ruby, axiane, melchior, ophea

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fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Un soupir qui s’échappe des lèvres de l’héritier, et Lex, elle comprend bien qu’en parler, c’est franchement pas dans ses habitudes. Seulement c’est plus fort qu’elle. Elle a besoin de savoir. Parce que même si elle a encore dû mal à l’avouer –quoique bien moins qu’à un moins- Fidelio, elle y tient vraiment. Trop, sans doute. Trop pour son propre. Trop pour leur propre survie, et ça la bouffe. « On est pas en train de parler de moi. » elle frôle sa joue du bout des doigts, en espérant en savoir un peu plus. Comme une preuve de confiance. Une preuve que même si ça la fait flipper, elle se fait pas d’idées. Que ce qu’il y a entre eux, c’est pas que physique. Elle a besoin de savoir qu’il commence à lui faire confiance. « Je.. te le dirais. Mais c’est quelque chose de très secret, si tu veux vraiment savoir, tu devras le garder pour toi. » « Jusque dans ma tombe. » Et elle le pense. Elle sait mieux que personne ce que c’est que d’avoir des problèmes de confiance. Alors c’est pas pour trahir fid. Encore maintenant. Si elle a toujours eu un penchant pour emmerder les gens, Lex n’en est pas pour autant foncièrement méchante. Encore moins dégueulasse avec le gens auxquels elle tient, qui se comptent littéralement sur les doigts d’une main. Alors Fid, le seul qui lui fait ressentir ces choses dont elle ne veut que peu parler, elle peut pas lui faire ça. Evidemment qu’elle garder ça pour elle. Evidemment qu’elle gardera sa langue dans sa poche. Alors elle est là, à attendre, à le regarder de ses grands yeux clairs. Et cette fois, elle sait qu’elle viendra. Peut-être une intuition, ou ce qu’elle voit au fond ses iris.

Seulement c’est à son tour de parler. C’est son histoire qui doit être racontée et en partie expliquée pour comprendre les raisons de ses cauchemars. Elle avait si bien réussie à éviter de se faire choper jusque là. C’était pas compliqué, fallait jamais rester. Mais avec Fid, y’a tout qui se complique depuis quelques mois. Y’a rien qui se passe comme avec les autres. Ses envies sont décuplées, son plaisir tout autant. Le besoin de le voir constamment. De l’emmerder aussi. Régulièrement. Ce besoin irrépressible de sentir sa peau contre la sienne, de vouloir l’embrasser dès qu’il est à proximité. C’est dur de se l’avouer, et c’est encore plus dur de lutter. Alors au fond, c’est peut-être bien un signe qu’elle se soit endormie dans ses bras et qu’il assiste à tout ça. Pourtant quand les mots sortent, c’est pas forcément beaucoup plus facile. Les plaies ont jamais franchement cicatrisées. Elles sont là, béantes, douloureuses. Et même si elle tente de raconter tout ça le plus brièvement possible, avec un air qui se veut détaché, elle sait que cette fois, elle ne trompe personne. Y’a la tête de Fid qui se redresse subitement lorsqu’il comprend, et Lex, elle est pas encore capable de le regarder. Mais lorsqu’il fait glisser sa main jusqu’à son bras, elle l’attrape finalement du bout des doigts. Et le final. Le brasier. Les flammes qu’elle sent encore parfois lui lécher le visage. La chaleur rassurante d’un cauchemar qui prend fin. Elle s’attendait pas au rictus qui s’affiche sur le visage du capulet. Et pendant un bref instant, elle se demande ce qu’il se passe. Pourtant, il a pas l’air de se moquer, ou de trouver la situation réellement risible. A deux doigts de lui demander ce qu’il y a, mais elle a à peine ouvert la bouche qu’il se glisse sous les draps, les mains sur le matelas, de chaque côté de son visage. « Alexis, tu es exceptionnelle. » Elle reste bouche bée. C’est pas franchement à ça qu’elle s’attendait, mais ça lui fait du bien. Comme ce baiser. Ce baiser qu’elle savoure et qu’elle lui rend, bien que trop court à son gout. « Exceptionnelle ? » qu’elle répète le sourire aux lèvres. « Tu méritais pas ça. » Personne ne mérite ça, qu’elle a envie de répondre, mais elle garde le silence alors qu’il se relaisse tomber à côté. Le silence, quelques instants alors qu'elle fixe toujours le plafond, ne sachant pas quoi dire. Elle doit developper ? Arrêter là ? « J’ai forcé ma copine à se tirer une balle dans la tête. » Lex, elle tourne brusquement la tête, en se demandant si elle a bien entendu. « Quoi ? » Y’a la phrase qui tourne en boucle, et la première question qu’elle se pose, c’est de savoir comment on peut forcer quelqu’un à se flinguer. Pas d’un point de vue moral, mais d’un point de vue purement technique et physique. Parce qu’elle se dit qu’il avait forcément une raison d’en venir là, non ? Mais elle est sortie de ses pensées lorsqu’il ouvre de nouveau la bouche. « Alors, je trouve que ce que tu as fait, c’est noble. Mais c’est presque pas assez puisque t’as encore mal quand tu dors Elle se tourne complètement, sur le côté, pour pouvoir, cette fois, le regarder. Mais y’a ses lèvres qui déposent d’abord un baiser sur son torse. Les yeux relevés vers lui, elle hausse les épaules alors que son doigt glisse sur ses abdos. « Ca partira peut-être un jour. Mais… Le traumatisme est là. J’étais jeune. Trop jeune. » Ca y est, elle a mis un mot dessus. Traumatisme. Parce qu’elle avait jamais osé l’avouer jusque là. Mais jeune ou pas, les séquelles sont toujours plus ou moins le même. L’acte reste d’une cruauté sans nom, mais voler l’innocence d’une môme, c’est au-delà de tout. « Le feu c’était… pour être sûr qu’il recommence pas. Mais les sensations, les souvenirs, ils disparaissent pas aussi vite que je l’aurais voulu. » elle fronce les sourcils, ravalent ses larmes, y’en a eu assez pour ce soir. « Un jour, ça ira peut-être mieux. Puis… j’crois que t’aides aussi. Petit à petit. » la voix plus faible, presque honteuse de l’avouer. Elle a pas l’habitude Lex, de compter sur les autres pour l’aider, volontairement ou non. Elle est pas non plus habituée à avouer qu’un mec compte plus que les autres, peut-être plus que sa tante ou que son entourage. Alors pendant plusieurs secondes, peut-être plusieurs minutes, elle garde le silence. « Et je dois craindre qu’il se passe la même chose qu’avec ta copine ? » Pas de sarcasme, pas de réelle inquiétude dans la voix parce qu’elle ne se soucie que peu du futur, une simple question, un peu curieuse de connaitre le pourquoi du comment.


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☾ dustland dreams : Il veut tout, devenir le plus grand, aspirer au pouvoir et dorer encore, le blason de sa famille. Jusqu'à en crever.
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« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Exceptionnelle ? Elle lui sourit. Qu’est-ce qu’elle est belle quand elle sourit. Une petite victoire pour lui qui se dit qu’il fait bien. Qu’il lui dit ce qu’il faut pour qu’elle ne replonge pas dans un sommeil chaotique. Plein de démons. Il veut pas imaginer ce qu’elle a pu vivre. Ne pas le savoir ne change rien. Savoir change tout. Il a l’impression de la connaitre, de vraiment la connaitre. Quand il l’embrasse, il comprend qu’il se laisse un peu trop aller. C’est contraire à tout ce qu’il s’est juré. Le sang et le cœur sur le trottoir, ce soir-là. Il a encore le souvenir de la gifle de son père alors qu’il était encore allongé dans sa chambre aménagée en centre de soins. Le crachat sur le déjà crucifié. Il avait hurlé comme un forcené une fois seul. De rage, de peine, des larmes rouges avaient coulées sur la taie d’oreiller immaculée. Les dents serrées, les yeux injectés de sang, il s’était juré qu’il la tuerait. Pour se venger de l’avoir aimé aussi longtemps sans que rien n’existe, fasciné par son visage poupon et ses airs princiers. Sa silhouette menue, ses cheveux blonds trop fins. Son sourire candide, son innocence à toute épreuve. Quel mensonge. Aujourd’hui, il reconnait qu’elle lui manque encore trop. Il la pleure comme un hypocrite, prie pour elle dans l’église où ils se cachaient. Il a toujours pas vraiment fait son deuil. Alors que putain, c’est lui qui l’a tué. C’est lui qui a refusé de lui pardonner, alors qu’elle lui suppliait à genoux de pas croire tout ce qui la confondait. Les joues trempées, l’épouvante dans les prunelles. C’est pas vraiment Emma qu’il a tué, juste une pâle copie fantomatique.

Ca partira peut-être un jour. Mais… Le traumatisme est là. J’étais jeune. Trop jeune. Ses pensées s’évaporent un peu quand Alexis parle. Il préfère se concentrer pour elle. Elle a pas eu l’air d’avoir peur, le contraire l’aurait franchement étonné. C’est quand il entend tout ça, il comprend qu’il est bien naïf d’avoir pu l’envisager. Sa main glisse un peu sur la joue de la blonde, ses doigts effleurent sa tempe, une caresse qui se doit de remplacer des mots qui ne peuvent pas être les bons. Il n’y a pas de bons mots pour ça. Ça lui fait mal pour elle, il peut pas se mettre à sa place. Un jour, ça ira peut-être mieux. Puis… j’crois que t’aides aussi. Petit à petit. Il la fixe sans rien laisser filtrer. Il se perd juste un peu quand il la regarde dans les yeux. « Peut-être, oui. Tout ira mieux pour toi.» Pour elle seulement. Il a mal de l’avouer. Il a encore peur. Ça doit bien être sa seule faiblesse. Faire confiance à quelqu’un d’autre que lui-même, quelle idée. Après réflexion, il est certain de ne pas se faire confiance mais plutôt d’agir à l’aveugle. Lui qui pense tout si bien étudié, si millimétré. Il n’est pas son père même s’il aimerait prétendre le contraire. Tant il y travaille dur. Et je dois craindre qu’il se passe la même chose qu’avec ta copine ? Il baisse le regard et laisse tomber sa main. S’il avait eu envie d’être con, il lui aurait répondu quelque chose d’acide. T’es pas ma copine alors rien à craindre. Mais il a pas envie de mentir en disant une chose pareille. Pour une fois il a pas envie. Ce soir, il a envie d’être vrai.

Il déteste en parler, il ne l’a d’ailleurs jamais fait. Pourtant, il a l’impression d’avancer un peu, même si ça lui arrache la gorge d’en parler à voix haute. Il fixe à nouveau le plafond. « Si tu n’essayes pas de me tuer, rien à craindre. », déclare-t-il avant de fermer les yeux. Il inspire profondément, il sait qu’il lui doit plus de détails que ça. « J’étais avec une fille, elle s’appelait Emma. », commence-t-il par dire. Il garde les yeux fermés, comme s’il essayait de se concentrer un maximum pour ne pas perdre pieds. « Elle faisait partie des fidèles, je suis resté longtemps avec elle, partout, tout le temps. » Il inspire, expire, son cœur se serre trop fort. « Elle m’a poignardé. J’ai failli crever dans un caniveau, c’est la fille Blackthorn qui m’a trouvé. Elle m'a utilisé depuis le début. » Quand il parle de poignard. C’est dans tous les sens du terme. Une abomination, une rage insoutenable. Rien que d’en parler, il sent sa gorge se serrer, son poing se refermer sur le drap. « Je l’ai retrouvé, torturé et… je lui ai dit que si c’était elle qui se tuait, ça serait simple et rapide. Mais que si c’était moi, elle souffrirait pendant des jours. », sa voix s’efface un peu, il rouvre enfin les yeux. La vérité, c’est qu’il ne l’aurait pas fait, il aurait craqué, il aurait pas pu.


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Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
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« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
« Peut-être, oui. Tout ira mieux pour toi.» C’est étrange cette réponse. Il  le pense vraiment, ou il répond machinalement ? Mais c’est pas tant ça qu’il la perturbe. Mais cette insistance sur le fait qu’elle, elle s’en sortira. Toute seule ? Encore une fois seule face à ses démons ? Pourquoi il relève pas quand elle lui avoue finalement qu’il aide ? Il s’en fout ou il aurait préféré que ça soit pas le cas ? Trop de nœuds dans le cerveau, trop de questions qu’elle ne se serait jamais posé il y a quelques temps. Elle est fatiguée d’être seule face à ses cauchemars. Et ça la fatigue d’essayer de savoir ce qu’’il pense, de décortiquer chacune de ses phrases. Il ira pas mieux, lui ? Il pense pas un seul instant qu’elle puisse l’aider ? Tellement d’interrogations qui s’effacent pourtant à chaque caresse sur sa joue, sur sa tempe. Ca lui fait du bien. Au moins un peu. Ca calme la tempête qui s’agite dans son corps. Ca diminue le brouhaha causé par les doutes. Elle avait besoin d’être rassurée. Réellement rassurée, et jusqu’à maintenant, ça aussi elle l’ignorait. Elle ignorait qu’elle avait besoin qu’il la serre dans ses bras pour se sentir apaisée. Mais il se passe rien de tout ça. Plus vraiment de chaleur autour d’elle. Elle commence à trouver le drap trop froid, et Fidelio trop loin. Et à sa question, le fossé augmente. Il baisse le regard et retire sa main. Ca lui prend une sacrée concentration que de ne pas soupirer, un peu blessée, sans franchement savoir pourquoi.

Elle se doute que c’est pas sujet facile, sinon il lui en aurait déjà parlé. Alors d’un côté, ça la touche qu’il le fasse. Ca veut dire qu’il lui fait un minimum confiance, non ? Pourtant, elle ne peut pas s’empêcher de remarquer la distance, et cette façon peut-être inconsciente qu’il a de s’éloigner. « Si tu n’essayes pas de me tuer, rien à craindre. » « J’vois pas pourquoi je ferai ça. J’ai parfois envie de t’étrangler. Pas de te tuer. » Drôle de tournant que prend la conversation. Pas de par le sujet, mais l’ambiance. L’espèce de tension qu’’elle ressent, comme s’il venait de se fermer et s’éloigner. Loin. Très loin. A plusieurs milliers de kilomètres. « J’étais avec une fille, elle s’appelait Emma. » elle aurait voulu qu’il la regarde, qu’il pose ses prunelles azurs sur sa gueule, qu’elle regarde au fond, pour y déceler une vérité qu’il pourrait cacher. Tout ce qu’il ne dirait pas sur cette Emma. Mais au lieu de ça, il a les yeux fermés. Il s’est fermé. Il est loin. Perdu dans ses souvenirs et dans des sentiments qui ne sont pas assez enterrés à son gout. Mais elle dit rien. Elle garde le silence, pour le moment, parce que tout le monde assez démons. Elle est assez bien pour le savoir. La différence, c’est qu’elle a jamais été amoureuse des siens. « Elle faisait partie des fidèles, je suis resté longtemps avec elle, partout, tout le temps. Elle m’a poignardé. J’ai failli crever dans un caniveau, c’est la fille Blackthorn qui m’a trouvé. Elle m'a utilisé depuis le début. » Donc elle s’est payée sa tête ? Ou un afflux d’adrénaline qui lui a fait perdre la tête en la faisant jouer à un jeu trop dangereux ? Ou elle a peut-être juste flippé. Coup de flippe à la con qui arriverait à n’importe qui, mais qui coute cher avec un Capulet. Fille du sud qui joue les sauveuses. C’est une sacrée dette qu’il a là. Devoir sa vie à la môme du shérif. C’est peut-être mieux que de la devoir à un Montaigu, pour lui. Pour la californienne, ça changerait pas grand-chose. Ils se valent tous. Ou presque. A ses yeux, c’est pas un nom de famille ou un territoire qui les départage. Mais elle veut juste rien devoir à personne. « Je l’ai retrouvé, torturé et… je lui ai dit que si c’était elle qui se tuait, ça serait simple et rapide. Mais que si c’était moi, elle souffrirait pendant des jours. » Elle fronce les sourcils, son palpitant qui se serre encore un peu plus. Elle doute, Lex. Elle se demande s’il l’aurait vraiment fait. De ce qu’elle en entend, de ce qu’elle peut imaginer, il aurait tout fait pour elle. Alors lui foutre une balle dans la tête, elle l’imagine assez mal, et ça l’agace. Ca l’énerve d’autant plus ce sentiment. Parce qu’elle devrait pas se soucier du passé, de qui il a aimé. Elle devrait même pas se soucier de ce qu’il en est actuellement, mais elle est foutue, et elle le sait désormais. « Tu l’aimes encore, Fid. » C’est pas une question, seulement une désagréable et douloureuse constatation. De ce qu’il lui dit, de ce que chaque mimique, chaque expression inconsciente de son visage laisse transparaitre. Elle ramène le drap contre son corps, se referme malgré elle, presque pudique. Elle bouge, se retourne, une envie de fuir au creux du ventre. Mais les pieds dans le vide, les fesses sur le bord du lit, dos à l’héritier, elle y arrive pas. Elle arrive plus à s’éloigner, et ça fait mal. Elle a du mal à se dire qu’il l’aime encore. Elle a surtout du mal à le supporter. « Tu sais que j’suis pas elle ? » Assise sur le rebord du lit, elle tourne légèrement la tête. Elle peut pas s’empêcher de se demander si elle n’a été qu’un substitut. Si tout ça, ce qu’elle a ressenti, c’était pas que du vent, de son côté à lui. Juste un transfert à la con parce que d’une manière ou d’une autre, elle lui rappelait Emma. Elle les entend encore, ces voix de la gamine qu’elle était, amochée, qui lui murmure que ça ne peut être que ça, parce qu’elle a jamais été assez, qu’elle le sera jamais. Pas pour ce genre de choses. Les sentiments, les relations… quelles qu’elles soient, même avec ses parents, ils finissent toujours de la même manière. Mais lex c’est pas Emma. Elle sera jamais dans sa secte. Elle croira pas aux conneries qu’il prêche. Elle essaiera pas de le tuer non plus. Elle se butera pas non plus. Si elle a survécu jusqu’à là, c’est pas pour finir comme ça. Et si jamais un jour elle devait en venir à cet extrême, le tuer et se flinguer, c’est Night Vale tout entier qu’elle ferait bruler. Ca aussi ce serait un foutu bucher. Mais elle se verrait pas partir sans lui. Tragique et dramatique. « C’est pour elle que t’étais à l’église, quand on s’est retrouvé ? » Lex, elle a le cœur qui se serre, une boule au fond de la gorge. Y’a pas d’autre raison à sa présence dans le sud cette fois là. Mais ça donne un gout amer aux ébats qui ont suivi. Elle était là pour quoi ? Parce qu’Emma lui manquait trop ? Il l’imaginait elle à la place ? Elle déteste s’attacher. Elle déteste ce flot de sentiments et d’émotions qui bouillonnent en elle. Elle sait pas les gérer. Ca fuse dans tous les sens, et elle réfléchit n’importe comment. Elle sait pas quoi en penser, quoi dire. Elle sait plus quoi croire et à quoi se fier. Ce que ses tripes lui disent, que tout était réel ? Ou ce que sa tête commence à lui sous-entendre ?



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A HURRICANE OF A GIRL

She was perfect, pure maddening sex, and she knew it, and she played on it, dripped it, and allowed you to suffer for it.
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capulet


J'veux un monde avec que des miroirs; Une radio qui passe que ma musique; Vous avez besoin d'un sauveur mais moi, je veux que m'amuser; J'étais déjà bien égocentrique; Quand j'avais dix balais de moins; Ça vous dit pas d'être un peu plus stylés ? J'en ai marre de parler de moi. - Lomepal


☾ pseudo : mohnstad (jomily, emy)
☾ avatar : tarjei sandvik moe
☾ querelles : 559
☾ destiny : 29/09/2017
☾ territories : Dans l'immensité nordique du territoire Capulet. Vomissant l'opulence qu'il accueille comme la vieille amie qu'elle est. Géante villa, gigantesque vie.
☾ dustland dreams : Il veut tout, devenir le plus grand, aspirer au pouvoir et dorer encore, le blason de sa famille. Jusqu'à en crever.
☾ relationship :

Axiane Capulet - Mother
Orphea Capulet - Twin sister
Bonnie Capulet - Little sister
Raven James - Cousin
Silas Capulet - Cousin
Alexis Davis - Pain lover
Abel Montaigu - Ennemi, chantage
Ace Montaigu - Nemesis




du er ikke alene



bang bang
. ✦ ⊹ Jeu 14 Juin - 18:41 ⊹ ✦ .
poison leaves bit by bit, not all at once
fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Tu l’aimes encore, Fid.
Bordel elle est morte de toute façon, qu’est-ce que ça peut bien lui foutre ? Il nie pas. Parce que c'est vrai. Il l'aimera toujours un peu.
Il écoute. Paralysé. Silencieux pendant toutes ces minutes interminables. Perdu dans des souvenirs qui se mêlent dans un tumulte trop sombre. Des chimères, des cauchemars dans sa tête. Il est pas assez défoncé pour pas souffrir. Ça le fait grimacer, la réaction d’Alexis. Il se sent atrocement jugé. Et d’un autre côté, il est con de pas y avoir pensé. Mais il a mal, trop mal pour lui mentir. Ni pour lui dire ce qu’il pense qu’elle aimerait entendre. Mais après tout, Alexis elle s’en fout, non ? Il la voit s’écarter, il fait pareil. Il s’assoit sur le rebord du lit et attrape son boxer pour l’enfiler. Le regard dans le vide pendant un instant, il va pas la forcer à se montrer compréhensive. Tu sais que j’suis pas elle ? Il se retourne d’un seul coup, « Bien sûr que oui ! », il s’est un peu trop exclamé, mais c’est sorti tout seul. C’est le pire. Ça lui fait du mal et ça devrait pas. Il veut pas qu’elle lui fasse mal, il veut pas la blesser. Tout s’embrouille, la tension s’installe, son cœur se serre trop fort. C’est trop d’émotions, il peut pas supporter ça. Il veut pas admettre que ça lui fait de la peine de l’avoir un peu heurté sans le vouloir. Il veut pas parler d’Emma comme ça, aussi facilement. Il veut pas entendre qu’il l’aime encore. Il ouvre le tiroir de sa commode marbrée et sort un précieux sachet de poudre. Il y plonge son doigt, le porte à son nez, inspire de toutes ses forces.
Plusieurs fois, dans chaque narine.

C’est pour elle que t’étais à l’église, quand on s’est retrouvé ? Il balance le sachet sur son oreiller, ferme encore un peu les yeux. Inspire profondément. « Oui. », dit-il en se relevant. Il déambule dans sa chambre et attrape la bouteille de whisky en verre, sur le plateau d’argent, en boit une bonne rasade. Il la pose, fait le tour du lit et il se place devant elle. Il espère que ça va faire effet assez vite, il déteste souffrir en silence. Et pas avoir la gueule de bois ou la descente comme excuse. « Est-ce qu’au moins tu comprends que je l’ai raconté à personne. Personne d'autre que toi, Alexis. » Il veut qu’elle comprenne que s’il lui avoue tout ça, c’est parce qu’elle compte et qu’elle est bien la seule. Bien sûr, il sera pas capable de le dire explicitement. Ne pas demander la lune encore. Il reste planté là, passe une main dans ses cheveux. « T'as rien à voir avec elle et j’ai confiance en toi. Si j'ai l'air pessimiste c’est parce que je sais que tu as plus de chances de t’en sortir que moi. Alors, j'espère t'aider, parce que pour moi même si ça marche, je peux pas penser comme ça, c'est trop simple.  » Les trois-quarts de la ville le déteste. Toutes ces personnes, qui rêvent de voir sa tête blonde couronnée au bout d’une pique. Il glisse une main sur l’épaule de la blonde, remonte jusqu’à son cou. « T’as pas survécu aux pires choses pour avoir un destin funeste.» Il caresse sa joue doucement, encadre son visage en amenant son autre main. « Mais avant que tu te lances à la conquête du monde, j’espère que tu veux bien continuer à partager quelques petits fragments de vie avec moi. », souffle-t-il dans le silence lourd. Ça lui coûte de dire tout ça, de formuler clairement, qu’il ne veut pas qu’elle s’en aille. Il sait pas combien de temps ça va durer, il espère le plus longtemps possible. Parce qu’Alexis c’est devenu pire qu’une drogue. Alors s’il fait taire ses émotions avec de la poudre blanche il se contredit quand son corps réclame toujours plus d’elle et des sentiments qu’elle éveille chez lui.



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❝Mémoire-L'eau claire; comme le sel des larmes d'enfance❞ L'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes ;la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes sous les murs dont quelque pucelle eut la défense .
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I WANNA SEE THE SUNRISE AND YOUR SINS
LIGHT IT UP, ON THE RUN
LET'S MAKE LOVE


☾ pseudo : morrigan
☾ avatar : camille rowe
☾ querelles : 515
☾ destiny : 10/11/2017
☾ dustland dreams : Lex, c’est plus des rêves qu’elle a. Ces rêves, ils ont crevé en même temps que son innocence. Alexis, c’est des attentes inimaginables qui lui traversent le corps et le cœur. C’est des attentes au gout de miracle. Les attentes d’une fille qui a dû grandir trop vite. Les attentes d’une môme ravagée par la réalité, arrachée à son enfance. Lex, elle veut revoir son père. Juste une fois. Le serrer dans ses bras, encore une fois. Lui hurler sa douleur, lui demander pourquoi.
Ses ambitions, elles se font la malle. Ou peut-être qu’elle en a jamais franchement eu. Evaporées, comme tout le reste chez la môme paumée. Alexis, c’est la définition du gâchis. Des neurones trop bien connectés, des opportunités savamment gâchées. La seule chose qu’elle veut Lex, c’est de se sentir en vie. Alors la môme, elle joue avec le feu. Quitte à se brûler, et tout faire flamber. Elle est déjà en haut la môme, elle a rien à désirer, rien à viser. Peut-être qu’elle aurait préféré être au sol, parce qu’elle aurait pu que s’élever. Elle cherche même pas à se barrer. Y’a personne qui l’attend, personne qui la cherche. Y’a plus qu’elle et le désert. Un semblant de famille pour pas se faire appeler orpheline.
☾ relationship : fid, sunny, tommy, ruby, axiane, melchior, ophea

~ F I D E L I S ~
YOU MAKE ME DRIVE MYSELF UP
THERE'S NOTHING THAT CAN DRIVE ME DOWN



bang bang
. ✦ ⊹ Ven 15 Juin - 23:31 ⊹ ✦ .
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fidelis

« How your kiss can silence every thought; every sense of caution. How the heat of your body urges my hands to explore, fondle, grope; to find the source, wanting – more, more of you. »
Elle y peut rien, Lex, mais ça la touche, ça la blesse. Evidemment qu’elle compatit à sa douleur, à la trahison qu’il a vécu. Mais égoïstement, et malgré elle, les quelques sentiments qu’il semble encore avoir pour cette fille surplombe tout le reste, et surtout son empathie. Parce que Fid, elle veut pas le partage. Ni avec un foutu souvenir, ni avec personne. Elle essaie de pas juger, Lex, mais elle lit juste son visage, et à ses yeux, ça ne semble pas être que de la couleur ou de la douleur. Peut-être une douleur différente. Celle d’un amour perdu. D’une histoire foirée, mélangé aux regrets. Alors elle sait pas quoi en penser, mais elle doit l’avouer, ça l’a blessé. A ses mots, il se retourne subitement. « Bien sûr que oui ! » Elle acquiesce d’un signe de têt, comme pour donner plus de poids à ses mot. « J’espère. Je peux tenir tête ou gérer une ex. Mais j’peux pas rivaliser avec un fantôme. » qu’elle lâche avec un nœud dans la gorge. Les fantômes, c’est les pires. Elle peut pas les descendre, les dénigrer, les intimider ou les faire dégager. Des fantômes, des souvenirs, ça s’idéalise, ça se transforme, ou au contraire, ça hante, mais ça lache pas. Et contre ça, elle pourra rien faire. Seulement être témoin, attendre que ça passe, se demander si elle a de l’importance et si elle n’est là que parce qu’elle est en chair et en os. Elle a besoin de savoir qu’il tient à elle, un minimum, pas seulement comme à un substitut. Lex, elle a besoin de savoir qu’elle est pas la seule à devenir dingue à cause de ce truc qu’ils avaient pas prévu. A cause de ces sentiments qui la chamboulent un peu plus tous les jours.
Elle le regarde se poudrer. Ca descend vite. Trop vite. Elle aime pas ça. Quand il le fait de cette manière-là. Dans le fond ça change pas grand-chose, si ce n’est qu’il fait moins gaffe aux doses. Mais ce serait hypocrite de lui dire de se calmer, alors que c’est leur truc que de se défoncer ensemble.

Forcément, ça remue tout. Surtout les souvenirs et les questions. Surtout ceux de l’église, de leurs retrouvailles. « Oui. » la machoire qui se crispe, le palpitant qui se serre, et les pensées qui se bousculent dans sa tête. Ca va lui filer une putain de migraine. Elle a pas l’habitude que son cœur s’emballe comme ça, et que ça lui fasse des nœuds au cerveau. Elle aussi, elle aurait bien besoin de s’anesthésier. Elle a pas le temps d’assimiler ou de prendre une quelconque décision qu’elle le voit se poster devant lui. Si elle a ses prunelles posées sur lui, elle a pourtant le regard dans le vide, perdu, ailleurs, dans ses propres pensées. « Est-ce qu’au moins tu comprends que je l’ai raconté à personne. Personne d'autre que toi, Alexis. » Elle sort de sa léthargie mais baisse un peu la tête, pas franchement fière de sa réaction malgré la sincérité de celle-ci. Elle aurait voulu lui montrer de la compassion, et seulement ça. Elle redresse doucement la tête, plante ses iris azurs dans les siennes. « Je sais, Fid. C’est juste que… » le reste de la phrase se perd, elle sait même pas quoi dire, comment l’expliquer. Elle a jamais eu besoin d’expliquer ses sentiments, et elle en a jamais franchement ressenti le besoin. « T'as rien à voir avec elle et j’ai confiance en toi. Si j'ai l'air pessimiste c’est parce que je sais que tu as plus de chances de t’en sortir que moi. Alors, j'espère t'aider, parce que pour moi même si ça marche, je peux pas penser comme ça, c'est trop simple.  » Elle grimace, appréciant moyennement ce qu’elle entend. Ses peu de chances de s’en sortir. Elle l’entend pas de cette oreille. Elle peut lui promettre, sans la moindre hésitation, que la première personne qui essaierait de le toucher, Lex serait prête à le faire bruler. Elle est prête à tout faire cramer. « Dis pas ça. » un léger frisson, à peine perceptible, lorsque sa main glisse sur son épaule, mais surtout lorsqu’elle arrive à son cou. « T’as pas survécu aux pires choses pour avoir un destin funeste.» Elle déglutit, secoue légèrement la tête, en silence. Si pendant un temps elle s’imaginait s’échapper de Night Vale, ça fait quelques temps que ce n’est plus le cas. Elle s’est fait une raison, ou elle a peut-être juste abandonné. Y’a rien qui l’attends, ni personne. Ici, ça commence peut-être à changer. Peut-être. Mais elle est pas dupe, Lex. A night Vale, ils sont aussi destinés à crever plus jeune, et ça fait bien longtemps qu’elle l’a accepté. Elle laisse sa tête reposée légèrement dans sa main, parce qu’elle apprécie le contact, plus qu’elle ne l’aurait jamais imaginé. Mais maintenant, elle est forcée de le reconnaitre, et ça la fait flipper comme jamais. « Mais avant que tu te lances à la conquête du monde, j’espère que tu veux bien continuer à partager quelques petits fragments de vie avec moi. » elle déglutit, se retient de ne pas sourire. Elle a les yeux encore brillants. Elle se rapproche, tourne la tête pour déposer un baiser dans la paume d’une de ses mains. « Ouvre les yeux Fid. J’ai pas l’intention de conquérir le monde. J’ai pas non plus l’intention de bouger. Et tu crois que je serai toujours là si j’voulais pas de toi, encore un peu ? Voire un peu plus ? » Elle a le palpitant qu’accélère, parce qu’elle se sent perdue, et qu’elle a l’impression d’un peu sauter dans le vide. « J’sais pas si t’as remarqué, mais j’ai un peu de mal à rester loin. Alors tu vas devoir t’y faire, à mon caractère de merde. » Elle approche son visage. Ses lèvres glissent contre la joue du Capulet, et elle dépose un baiser à la commissure de ses lèvres. « Je flippe, Fid. Vraiment. Pour tout un tas de raisons. Mais j’veux pas être qu’un substitut. » murmure-t-elle, ses lippes toujours contre sa peau. Le début d'un aveu. Le début de la chute libre.



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