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 all of our ghosts (jezabel)

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crimson pistols


et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. ensevelis dans leur tombe.

☾ pseudo : wld. estelle
☾ avatar : will higginson
☾ querelles : 321
☾ destiny : 30/01/2018
☾ territories : south dans le sang
☾ dustland dreams : la vengeance pour le prix de sa souffrance

bang bang
. ✦ ⊹ Sam 3 Fév - 17:13 ⊹ ✦ .
Tu ne sais pas trop ce que tu fous là quand tu pénètres dans cette enceinte familière. Les néons t'agressent les yeux deux secondes avant que tes iris perçants ne s'habituent à cette lumière artificielle et colorée. La musique est relevée et les effluves d'alcool t'assaillent les narines, tu balayes la salle d'un regard vif avant qu'il ne s'arrête sur une jeune demoiselle derrière le bar. T'hésites. T'es pas du genre à hésiter pourtant, c'est pas un bout de femme qui pourrait t'arrêter. Mais là, t'as l'impression d'être de trop. Ça fait des jours, des semaines maintenant que tu la suis. Elle a du s'en apercevoir d'ailleurs. Tu lui parles jamais, mais t'es là, à la coller aux basques, à la suivre comme son ombre, depuis l'enterrement. T'entends presque la voix de ton frère, il te murmure ce serment que tu maudis désormais. « Protège Jezabel. ». Tu rages. Cette fille-là t'agace, avec son visage de porcelaine, ses larmes constamment au bord des yeux, cette tristesse que tu devrais être le seul à ressentir. T'es pas du genre à partager. Égoïstement, t'aurais aimé être le seul à pleurer sa mort. T'as l'impression que cette étrangère te vole ta peine, elle s'immisce dans ta vie comme elle s'est immiscée dans celle de ton cadet. Et t'es obligé de la laisser faire, tu peux pas trahir ta promesse. Mais elle est là, comme une comète, elle brûle, elle irradie, elle poursuit sa fabuleuse course effrénée laissant sur son passage une traînée de poussière dorée, mais elle n'apporte que la douleur et de la souffrance. Elle mérite la mort, comme les autres. Tu cherches des yeux ceux de la vierge,  la statue te jauge en prière, elle est devenue ta figure maternelle, celle qui t'apporte un peu de réconfort. Tu l'écoutes, tu soupires. Tu sais pertinemment que la fille du shérif n'y est pour rien, mais c'est plus fort que toi, tu la tiens pour responsable. Tu peux pas t'empêcher de penser qu'elle a eu son rôle à jouer dans ce funeste destin. Alors tu t'avances vers elle, l'air de rien, tu t’assois sur l'un des tabourets, les mains posés sur le comptoir. Tu captes son regard, un billet vert à la main. « Une pinte. ». T'aurais aimé prendre une boisson qui te retournerait l'estomac mais t'as besoin de rester lucide. Pour l'instant. C'est qu'elle te facilite pas la tâche cette gamine, au lieu de rester sagement entre les jupons de son shérif pourri de père, elle a eu l'idée stupide et ridicule de s'enrôler dans les rangs de ton gang. De ton gang ! Comme si t'avais besoin de ça, comme si ce n'était pas déjà assez compliqué de garder un œil sur elle. Tu soupires à nouveau en la regardant alors qu'elle te tend ta bière dont la couleur ambrée s'associe à celle de ses cheveux. Tu attrapes la pinte pour y goûter l'arôme doré, elle ne te quitte pas du regard. T'apprécies pas vraiment ça, cette façon qu'elle a de te juger. Tu comprends pas comment ton frère a pu un jour l'apprécier. « T'as un client qui t'appelle là-bas, tu devrais y aller. ». Tu le désignes d'un signe de tête avant de boire une nouvelle gorgée. Tu te montres pas vraiment poli, mais ça ne fait pas parti de ta mission. Tu t'en fous, ça te coûte déjà assez de la surveiller.


Dernière édition par Tomas Castillo le Mar 6 Fév - 12:32, édité 1 fois
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BLACKTHORN
............................
meet me on the battlefield,
even on the darkest night
i'll be your sword and shield, your camouflage and you will be mine

☾ pseudo : sarah (atlantis)
☾ avatar : skyler (cutie pie) samuels
☾ querelles : 235
☾ destiny : 28/09/2017
☾ territories : t'habites dans l'ouest de la ville, dans la maison familiale, avec ton shérif de père et ta mère.
☾ dustland dreams : ton plus grand rêve, c'est de te tirer de night vale et de t'installer à manhattan, où tu serais une grande journaliste comme clark kent. tu voudrais un pulitzer, toi. tu voudrais changer le monde. rétablir la justice. ce rêve-là, tu l'as mis en pause. ton nouveau rêve, ta nouvelle ambition, c'est dans les abimes de la vengeance qu'elle s'étend. tu veux la justice pour l'amour qu'on t'a arraché, le sang pour le sang, le meurtre pour le meurtre.
☾ relationship : LIAM (†) - amour adolescente, décédé, cause de sa chute
TOMAS - protecteur, agacement perpétuel, trouble
CASSANDRE - soeur de coeur, patronne, idole

bang bang
. ✦ ⊹ Dim 4 Fév - 20:12 ⊹ ✦ .
all of our ghosts

   le coeur hanté, l'âme qui l'est tout autant. les fantômes sont partout, à night vale. et désormais, l'un d'eux s'accroche à tes talons, à tes pas, à tes souvenirs. tu décèles la courbe de son sourire dans la ligne de fusain d'un artiste. tu crois reconnaître son odeur dans le blouson de cuir d'un client écroulé sur ton bar. tu perçois l'écho de sa voix dans le son des jukebox. il est partout, il t'étouffe.
il n'est plus là.
toi, naïvement, tu avais cru que ce serait éternel. pour toujours. c'est si facile à dire, quand on est jeune. quand on a rien vu de la vie. lui, il avait rien vu, liam. et il ne verra plus rien, désormais.
tu aimerais pleurer, mais les larmes ne viennent pas. la boule dans ta gorge est absente. tu n'as plus de larmes depuis longtemps. elles te brûlent les yeux, mais ne coulent pas - jamais. mais tu as ta rage, ta colère, ton chagrin, ton besoin de vengeance. ton projet d'article, comme un éloge à la mémoire de liam. la chute des gangs, ton ultime cadeau. tu te crois valkyrie, tu te crois héroïne digne de la grandeur de batman, mais la réalité, tu la sens, au fond. tu danses sur un fil, tu danses au-dessus d'un gouffre de ténèbres, et il serait si facile de tomber. trop facile. tu serres les doigts sur le verre que tu essuies, et un instant, tu souhaiterais presque qu'il se brise, qu'il se fracasse entre tes paumes en une pluie de cristaux de verre, qu'ils t'entaillent la peau douce et fine des mains. ressentir la douleur. ressentir.
mais vite, si vite, ton attention est attirée loin du verre, loin de tes propres mains. il entre dans le bar, et brusquement, c'est comme si tout l'oxygène avait été aspiré. l'univers qui se réorganise, et toi qui tombe dans sa gravité à lui. le souffle te manque, un instant. parce que ton chagrin n'est jamais si intense que lorsque tu le croises. la courbe de la mâchoire de liam dans la sienne, l'éclat de son regard dans ses yeux. une rage qui fait écho à la tienne dans les iris. il te rappelle tant liam que c'en est douloureux. il est incarnation de la douleur, tomas. il est celui qui te poursuit pour t'empêcher de fuir tes fantômes, pour t'empêcher d'oublier.
il ne te lâche pas d'une semelle, jamais. un électron libre et un proton en course effrénée. ton regard accroche le sien, à travers le bar, et tu serres la mâchoire, furieuse. tu n'es plus fragile, tu ne l'es plus depuis longtemps. armure de cuir brodée de la rose éclatante des crimson, cheveux tressés, yeux ombrés de noir, poids rassurant du revolver dans ta poche. ta nouvelle appartenance, tu la revendiques, tu l'étales à la face du monde. mais il y aura toujours tomas pour te traiter comme une petite fille. tu n'es pas fragile, et tu as envie de le frapper dans la mâchoire pour seulement te le faire croire. parce qu'il te suit tout le temps.
parce qu'il est là, et liam non.
tu lui arraches le billet des mains et lui remplis sa pinte sans grande délicatesse, avant de la faire glisser sur le bar vers lui. une pinte. fragile. tu esquisses un moue méprisante. du mépris, tu n'as plus que ça. envolée, la petite fille aux robes fleuries. l'odeur de la poudre s'accroche à tes doigts, et celle du bourbon, à tes vêtements. et ton regard accusateur, il est vrillé sur tomas. tomas, le mystère. tomas, l'indéchiffrable. tomas, dont l'ombre s'accroche à la tienne. t'arrives pas à lire en lui, tu n'y es jamais parvenue.
« t'as un client qui t'appelle là-bas, tu devrais y aller. » tu hausses un sourcil irrité. tu n'as pas besoin d'une baby-sitter. et encore moins d'une baby-sitter mal élevée. tu n'accordes qu'un bref regard audit client et tu lâches un petit rire sardonique en haussant les épaules. 'lui? je suis pour faire fonctionner le commerce, mais il en est à son septième verre. il va être mignon et s'arrêter là.' tu jettes ostensiblement un regard moqueur à sa pinte, et tu attrapes un verre, que tu remplis immédiatement de bourbon, avant de le lever en direction de tomas. 'certains ici boivent des trucs un peu plus forts que de la bière. à la tienne.' le liquide te brûle la gorge. tu fais comme si de rien n'était. tu n'as pas l'âge légal de boire, et tu le sais pertinemment. moyen de défier l'autorité, moyen de défier tomas.
lui qui gêne tes plans. tu étais de traque, ce soir-là. lancée sur les traces de l'assassin. et avec tomas collé à tes basques, il te faut renoncer à tes projets. et ça te donne envie de le frapper. encore.

   

   

   
☆☆☆ Beerus
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bang bang
. ✦ ⊹ Lun 5 Fév - 0:39 ⊹ ✦ .
Regard foudroyant, à la fois de glace et de feu, elle te brûle littéralement sur place. Elle te crache son mépris au visage par des gestes, un regard et des mots. Et tu t'en fous. T'es là à savourer ta bière en pensant à tout ce que tu pourrais faire si t'étais pas coincé ici à écouter ses jérémiades. Que cette gamine t'agace. Tu sais pas trop ce que tu préfères, quand elle se tait avec son regard de chien battu, ou quand elle te saoule avec ses remarques acerbes. Tes iris se posent sur son visage, d'un air las. Elle aurait pu être jolie, Jezabel, de ce genre de jeune femme avec qui tu aurais aimé passé une nuit, peut-être deux, mais là, tu ne vois qu'un visage de poupon déformé par la rage. Elle avait du être jolie dans un autre temps. Ce temps où elle souriait, où elle riait aux éclats. Tu l'as jamais entendu rire, tu te demandes à quoi ressemble ce son, intrigué, avant de laisser filer l'idée dans les limbes de ton esprit. T'es pas là pour l'entendre rire. Le seul rire qu'elle t'accorde, c'est cette mascarade sarcastique et une réponse narquoise qu'elle accompagne d'une action des plus déficientes. Tu manques de t’étouffer en la voyant se servir un verre de bourbon, ça colle pas avec son personnage, pas avec celui dont tu te fais d'elle. T'es pas certain d'ailleurs qu'elle ait l'âge légal pour boire ce genre d'alcool, quoique qui respecte encore la loi dans ces contrées sauvages ? Les flics sont tous des corrompus alors la fille du shérif... Elle n'échappe pas à la règle. Pourtant, dans ton esprit, tu l'associes plus à un shirley temple ou un diabolo grenadine, l'image de la jeune demoiselle en détresse qui attend son prince charmant. Mais le prince charmant est mort, alors la princesse dérive. « Si t'as envie de te saouler, attends au moins la fin de ton service. Je suis pas certain que ta patronne serait ravi de te voir gerber derrière le bar. ». Un fin sourire se dessine sur tes lèvres que tu réprimes en avalant une nouvelle gorgée de ta boisson. Les remarques de la gamine ne te vexent pas, elle t'amuse. Tu t'amuses ! Ça te renfrogne aussitôt. « Puis, j'ai pas envie d'appeler ton paternel pour qu'il vienne te chercher. Ou pire avoir à te ramener. ». Tu sais pertinemment que la mention de son père n'arrêtera pas la jeune fille, quand bien même, tu n'envisages pas une seule seconde de devoir appeler le shérif. Tu connais pas son numéro, de toute façon. Elle est comme une adolescente, à la recherche constante de rébellion. Elle veut défier l'autorité du père, la figure paternelle. Et toi, Tomas, tu sembles de plus en plus endosser ce genre de rôle, ce qui te déplaît fortement. Être un baby-sitter te coûte déjà assez, t'as pas envie de ressembler ne serait-ce qu'à un pour cent à son père, ce vendu. T'as trop de fierté. « Fais ce que tu veux, après tout. C'est ton travail, pas le mien. ». Ouais, parce que le tien, pour l'instant, se résume à surveiller une gamine de dix-huit ou dix-neuf piges qui a décidé de faire sa crise d'adolescence. Finalement, elle a peut-être raison, tu mérites de boire quelque chose de plus fort qu'une bière.


Dernière édition par Tomas Castillo le Mar 6 Fév - 12:32, édité 1 fois
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bang bang
. ✦ ⊹ Lun 5 Fév - 19:42 ⊹ ✦ .
all of our ghosts

   deux statues cassées. c'est ce que vous êtes devenus, lui et toi. fracturés par la vie. effondrés en fragments de verre sur le sol. foulés par les semelles des puissants. rien. quantités négligeables. cassés. et ça te tue, au fond. parce que tomas, c'est tout ce qu'il te reste de liam. c'est la dernière partie de lui qui vit encore. ses yeux, ses traits. son histoire. son sang. tout ce qu'il te reste. tu aimerais le chérir, apprécier chacune de ses cellules qui contient une part de l'adn de liam. tu n'y parviens pas. tomas est cassé, toi aussi. tomas n'est pas liam. des pièces de puzzle qui ne s'emboitent pas et ne s'emboiteront probablement jamais.
et ça te tue.
tu serres le poing, à en faire blanchir tes jointures déjà pâles. ta seule satisfaction, c'est de voir sa réaction face à ton verre. il n'est pas ton père, ni ton frère. il n'est rien pour toi. ne devrait rien être. il n'a rien à dire. le feu qui court dans tes veines suggère le contraire. un instant, tu regardes le verre dans ta main, tu regardes ton verre, et tu te demandes comment tu en es arrivée là. où est-elle passée, la petite fille qui rêvait de new york et de super-héros? celle qui rêvait de pulitzer, d'articles foudroyants? celle qui rêvait de changer le monde, qui rêvait d'un autre cadre que le désert infini de night vale? la fillette adorée de son papa, où s'est-elle enfuie, où s'est-elle envolée dans un tourbillon de jupons fleuris? tu l'as perdue, cette jezabel-là, et tu commences à comprendre que c'est une perte comme tu n'en connaîtras jamais. un second deuil. princesse à la dérive, exploratrice sans boussole.
« si t'as envie de te saouler, attends au moins la fin de ton service. je suis pas certain que ta patronne serait ravi de te voir gerber derrière le bar. » ses mots te ramènent à la réalité, et le feu recommence à brûler dans tes veines et dans tes joues. l'envie de le frapper, qui te démange de nouveau. tu reposes le verre un peu trop brusquement, et du liquide ambré s'en échappe, pour te maculer la main et le bar que tu avais si méticuleusement nettoyé, un peu plus tôt. tu es furieuse. il te fait rager. « puis, j'ai pas envie d'appeler ton paternel pour qu'il vienne te chercher. ou pire avoir à te ramener. » tu hausses un sourcil. tu ne comprends toujours pas vraiment pourquoi il te baby-sitte autant. pourquoi il t'a déjà sortie du pétrin. 'ne t'en fais pas pour moi, maman. je peux me débrouiller.' mais l'invocation de ton shérif de père te fait vaciller un bref instant. ton père, ton plus grand regret. il te manque. les choses ne sont plus comme avant entre vous. et tu crains qu'elles ne le soient plus jamais. lui, et la loi de son côté. toi, et le crime du tien.
« fais ce que tu veux, après tout. c'est ton travail, pas le mien. » ton job. tu ne crains rien, avec cass. elle est la soeur que la nature ne t'a jamais donnée. elle passera l'éponge. tu hausses simplement les épaules. 'exactement. mon job. te sens pas obligé de me surveiller.' tu lui glisses un regard en coin, coulé sous tes cils, et le sourire que tu esquisses traduit ton amusement. 'je finis dans une demi-heure. pas la peine de m'attendre. je n'ai pas l'intention de t'accompagner au cinéma. j'ai d'autres plans.'
autrement dit, traquer un assassin et le tuer. facile. mais pas tant que tu auras tomas accroché aux baskets.
et à ton immense regret, tu n'as pas vraiment envie qu'il parte. tu te sens si seule. si sa surveillance t'énerve, tu apprécies d'avoir quelqu'un pour veiller sur toi.
pour te protéger.

@tomas castillo
 

   

   
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bang bang
. ✦ ⊹ Mar 6 Fév - 13:41 ⊹ ✦ .
C'est vrai, elle n'a qu'à faire ce qu'elle veut, Jezabel. T'as pas à t'interposer dans ses choix. T'es pas son père, surtout pas. Si elle veut se retourner l'estomac qu'elle le fasse, si elle veut vriller son cerveau, grand bien lui fasse. Elle n'aura que ses yeux pour pleurer ses migraines du lendemain, sa bouche asséchée d'avoir passé la nuit à regretter son action juvénile. Mais t'as pas envie qu'elle soit malade. À croire que t'as fini par te prendre au jeu de la protection, Tomas. Si elle te compare à un baby-sitter, tu préfères te dire que t'es son garde du corps de l'ombre, ça fait plus mystérieux. Mais la vérité se précise devant toi, t'as pris goût à la suivre, à la surveiller, et si elle t'agace au plus haut point, tu sais qu'une part de toi l'apprécie. Une infirme partie de toi. Peut-être parce qu'elle te rappelle ton frère, parce que t'imagines combien leur vie aurait été belle si ils étaient partis ailleurs, loin de tout ça. Il est parti. Pas là où tu l'espérais. Et elle est toujours là, alors t'espères qu'elle aussi partira. En vie cette fois. Elle avait de grands idéaux, t'as envie qu'elle les retrouve, qu'elle se barre pour que plus jamais tu ne croises son regard. Ni ce sourire qu'elle t'adresse. « Ok, je t'attends. Apporte-moi deux autres pintes, je vais m'asseoir là-bas. ». Tu ne fais aucune remarque, ni sur la mention ironique du cinéma, encore moins sur cette fâcheuse envie qu'elle a de t'éloigner d'elle. Ce sont ses plans qui t'intriguent et tu fronces les sourcils en t'éloignant. Tu te demandes ce qu'elle a prévu de faire et avec qui. Ta réponse l'irrite, tu peux le voir dans son regard de braise, elle t'incendie tandis qu'elle prépare tes boissons. Parce que c'est son job et qu'elle ne peut pas refuser. Elle pourrait, mais elle ne le fait pas. Ses gestes trahissent son impatience, sous son visage de poupée, tu lis son agacement et cette ride qui se grave entre ses deux iris flamboyants. Tu souris à ceux qui viennent te voir, hommes et femmes de ton entourage, certaines restent, t'as toujours apprécié la compagnie féminine. Mais, la seule femme qui t'intéresse ce soir, tu ne la perds pas des yeux, t'as trop peur qu'elle disparaisse, qu'elle s'éclipse. Comme un soleil, c'est elle qui éclaire la pièce, t'as pas envie de te retrouver dans le noir. À la chercher à nouveau. Tu croises parfois son regard, elle te fusille sur place. Si des yeux pouvaient tuer, t'es certain que ce serait les siens. Elle t'a déjà criblé de balles. Bang, bang, bang. Tu sens presque leur impact au creux de ton torse. La demi-heure passe sans que tu ne t'en aperçoives, jusqu'à ce que tu la vois rendre son tablier et quitter son service. Tu délaisses vite ta compagnie féminine pour la rejoindre avant qu'elle ne t'échappe. T'es pas prêt à la laisser filer, ta comète. « Alors, c'est quoi tes plans ? », tu l'interroges, sourire au coin des lèvres, bien décidé à lui montrer qu'elle devra user de mille et un stratagèmes pour échapper à tes griffes. Shéhérazade des temps modernes. « À moins que t'aies vraiment envie d'aller au cinéma avec moi. C'était une proposition ? ». Ton sourire s'agrandit, t'es sûr qu'elle va t'envoyer dans les roses, ces roses noires dont elle fait parti désormais. Malgré toi.
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. ✦ ⊹ Dim 11 Fév - 19:19 ⊹ ✦ .
all of our ghosts

   l'alcool qui te brûle encore l'estomac et la gorge et qui te fait vaguement tourner la tête. ta mère t'aurait tuée, si elle avait vu ça. elle aurait hurlé ton patronyme complet à travers le bar, aurait invoqué la mémoire de tes ancêtres et t'aurait sortie du fair verona en te traînant par la peau du cou. un instant, l'image t'arrache un sourire presque attendri. la relation que tu avais avec tes parents te manquerait presque. mais tu as une mission, mission divine, mission vengeresse. tu es bruce wayne à gotham, chevalier noir pour venger la mémoire des tiens et nettoyer ta ville du crime qui la ronge. et bruce wayne n'a jamais hésité face à sa tâche. le tshirt batman que tu portes est pour te rappeler qu'il n'a jamais renoncé; pour te rappeler aussi qu'au fond, tout au fond, l'ancienne jezabel est toujours là. elle ne reviendra peut-être jamais. mais tout au fond de toi, elle est vivante. ses rêves, toujours aussi vifs. ses rêves, toujours aussi grands - trop grands pour elle, trop grands pour toi. tant qu'elle vivra, liam vivra aussi. il est hors de question que tu la laisses mourir.
et pourtant, elle se fane. tomas aussi.
suffisamment pour qu'il termine sa journée dans un bar à garder un oeil sur une petite fille qui le méprise, et qu'il méprise. t'arrives pas à la comprendre. tu n'y arriveras probablement jamais. une énigme, une équation que tu ne parviens pas à résoudre. quand tu auras trouvé l'assassin de liam et que son sang aura lavé le sol du désert, tu partiras. tu n'en as jamais douté. les gangs partiront en flammes derrière toi. et toi, ce que tu commences à craindre, c'est qu'il reste au coeur du brasier, sans bouger, sans s'arracher de night vale.
« ok, je t'attends. apporte-moi deux autres pintes, je vais m'asseoir là-bas. » ce sont tes sourcils qui se redressent lentement. il t'étonne, une fois de plus. il ne relève pas. il t'attend. ça t'agace, évidemment. tu n'as pas envie qu'il t'attende. tu n'as pas envie qu'il te suive. pas vraiment. tu voudrais ta liberté, ton champ de mouvement. tu voudrais pouvoir tranquillement faire ce que tu as à faire - ce qui doit être fait. tu as envie de l'incendier du regard, de le jeter dehors, mais tu ne peux pas. c'est ton boulot, et cassandre te fait confiance. tu ne peux pas la décevoir. tu remplis les verres, et même le débit ambré te semble trop lent. tu as du feu dans les veines. l'impatience qui te brûle. tu as une mission.
mission qui a déjà par trop tardé.
plus tu attendras, plus l'ancienne jezabel s'effritera entre tes doigts.
plus tu auras vendu ton âme au diable.
les verres heurtent le bois de la table un peu trop violemment, et tu vois la nuée de clients tomber peu à peu dans l'orbite de tomas, dans sa gravité. tu te souviens de tes cours, élève brillante que tu étais. les trous noirs, si denses, si vides, qu'il n'est pas un objet capable d'échapper à leur force d'attraction. tomas est le trou noir au bord duquel tu danses. et c'est dangereux. tu le sais. certaines sont déjà tombées. les femmes qui tournent autour de lui comme des papillons fascinés par une bougie. ça t'énerve. profondément. tu ne veux pas de ça au fair verona, pas de ça devant toi. ça t’écœure. comme s'il avait fait tout son possible pour t'agacer. tu le fusilles du regard, plus encore, toujours plus. yeux revolver, yeux comme des balles.
tu frottes énergiquement le bar, comme pour effacer l'image de ta tête, pour t'effacer toutes les images de la tête. lentement, tu renonces à l'idée de partir en chasse ce soir-là. pas alors que tomas s'accroche à ton ombre. l'idée t'effleure de te sauver discrètement, mais tu sais qu'il te retrouvera. il te retrouve toujours. ton seul espoir est qu'il soit trop absorbé dans ses conversations pour remarquer ton absence, mais même toi, tu es parfaitement consciente de tes faibles chances.
il ne te reste que tes mots. des mots comme du miel, des mots qui séduisent, des mots qui persuadent. c'est tout ce que tu as. et face aux crimson, ils ne pèsent que peu. pour les crimson, il n'y a que les actes. et les tiens ne suffisent pas.  « alors, c'est quoi tes plans ? » comme tu l'avais prévu, il te retrouve, il se raccroche à tes pas? trou noir qui te pourchasse, trou noir au-dessus duquel tu virevoltes. tu ne t'en sortiras pas si facilement. tu ne réponds pas tout de suite. tu ignores son sourire moqueur, tu l'ignores. il sait pertinemment qu'il t'a coincée. tu as besoin d'un peu de temps pour trouver ton plan de fuite. tu slalomes entre les tables, parfaitement consciente qu'il te suit encore, et tu fais main basse sur un pourboire qui traînait encore là, avant de l'enfoncer dans ta poche. 't'as pas payé tes deux dernières pintes.' feinte. esquive. un moyen de gagner un peu de temps. tu hausses les épaules, et tu franchis la porte du fair verona. le souffle un instant coupé par le froid extérieur, tu retiens in extremis la porte pour tomas. avant de réaliser ton geste, et de la lâcher. puis tu rabats la capuche de ton sweat noir sur ta tête - autant pour te protéger que pour révéler l'immense rose brodée sur le dos de ton blouson de cuir.
je suis une crimson.
c'est ce que tu lui hurles par ce geste. un défi, un pied de nez à la face du monde. « à moins que t'aies vraiment envie d'aller au cinéma avec moi. c'était une proposition ? » il ne te laisse vraiment pas t'échapper. une proposition. dans une salle obscure avec lui, devant un vieux film en noir et blanc, à dévorer un paquet de pop corn salé avec des pépites de chocolat. un instant, la perspective te fait sourire, et tu t'accordes à celui qu'affiche tomas. sourire qui glisse sur tes lèvres, sourire qui atteint tes yeux. malice qui suinte de chacune des pores de ta peau. 'ravale ton égo, don juan. j'ai rendez-vous avec un homme beaucoup plus séduisant que toi.' tu laisses volontairement le silence s'étirer. sourire en coin, et tu lui tournes le dos. pour laisser tes pas t'entraîner plus loin. et éviter de geler sur place. 'il s'appelle clark kent, si tu veux tout savoir. j'avais l'intention de me faire l'intégrale des comics. rien de très passionnant. je suis sûre que tu as mieux à faire.'
mensonges. ce que tu as prévu est passionnant. l'adrénaline dans tes veines, le vent froid qui agite tes mèches blondes dans le noir, le poids du revolver dans ta poche. tu es prête.
 

   

   
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bang bang
. ✦ ⊹ Dim 18 Fév - 13:32 ⊹ ✦ .
Superbement, elle t'ignore, elle te fuit. Fantôme de nébuleuse, tu la suis à la trace, marchant sur ses pas, reproduisant le même schéma. Un temps, elle s'arrête et tu crois l'avoir pris au piège. Cet attrait du billet vert dont elle ne résiste pas te permet d'avoir de nouveau l'avantage. « Tiens, prends-les. ». Tu lui tends le prix à payer. T'es comme un lannister, tu payes toujours tes dettes. Mais, elle hausse les épaules et s'enfuit à nouveau, Jezabel glisse entre tes doigts. Tu soupires mais ne renonces pas, reprenant votre petit jeu, le chat chassant la souris, la souris esquivant le chat. La souris danse, danse, elle virevolte, mais le chat est à l’affût et ne perd pas sa trace. Tu ne pourras pas fuir encore longtemps, Jezabel., car toi, Tomas, t'es pas prêt à la laisser filer cette-fois. Tu t'accroches à cette voleuse, comme l'on s'accroche à un dernier espoir. C'est ta promesse, elle ne te la volera pas. Et peut-être qu'elle finit par s'en rendre compte, enfin, alors qu'elle tient la porte du fair verona en sortant. T'es surpris de son geste, beaucoup moins lorsqu'elle la lâche sur toi. La garce. Coup de pied rageur, tu ouvres à nouveau la porte pour la redécouvrir à nouveau, rose noire qui agresse tes iris mi-amusés, mi-impatients. Excédés en partie aussi que tu caches derrière ton sourire de façade qui s'agrandit lorsque tu mentionnes sa proposition cinéphile. Et elle sourit aussi, Jezabel, d'un sourire qui atteint même ses jolies yeux. Un instant, t'as l'impression qu'une infime connexion se crée et tu vous imagines au cinéma tous les deux, partageant un moment que tu crois impossible. T'es pas bien. Tu te moquais d'elle par ta question, mais l'ironie du sort serait qu'elle accepte cette proposition. Ton cerveau sonne l'alarme à la recherche d'un point de fuite, t'en ferais presque des sueurs froides. Elle te prend au dépourvu et tu désapprouves cette situation. Jusqu'à ce qu'elle soulage ta conscience. Don juan. T'as l'habitude. Cette remarque glisse sur toi comme de l'eau de pluie. Ces averses rares qui ne tombent jamais ici. « Ah oui ?! Qui ? ». Qui pouvait-être plus séduisant que toi, à ses yeux. Tu te questionnes, tu t'interroges. Aurait-elle déjà oublié ton frère ? Plus que de la curiosité, tu ressens une pointe de jalousie. Pas parce qu'elle compte passer la soirée avec un autre que toi, ça t'est égal, tant qu'elle ne se met pas dans les ennuis – du moins tu t'en persuades –. Mais qu'elle trouve un autre homme plus séduisant que toi t'agace un peu. T'as peut-être trop d'égo, Tomas. Ça doit être ça. Égo ou pas, elle ose te tourner le dos à nouveau. Tu soupires silencieusement. Le nom de l'intéressé t'énerve d'autant plus autant. Elle se moque de toi, tu n'aimes pas ça. Tu agrippes son poignet pour la retenir, peut-être un peu trop fermement mais tu ne t'en rends pas compte, la forçant à te regarder droit dans les yeux. « C'est quoi tes plans ? Tes vrais plans. Me prend pas pour un idiot, Jezabel. ». C'est la première fois que tu prononces son prénom, si elle n'en a pas conscience, toi si. Tu insistes sur chaque syllabe d'un ton froid, impatient, oubliant cette main qui la retient de s'enfuir. « Tu caches quelque chose, j'en suis sûr.  ». Tu réfléchis alors que tu l'inspectes, tu fouilles ses prunelles à la recherche de réponses que tu ne trouves pas. Pourquoi a-t-elle intégré les crimson pistols ? Pourquoi cherche-t-elle à te fuir ? Quel est le but de tout ça ? Tu sens le fantôme de ton frère planer entre vous deux, t'es certain qu'il n'y est pas étranger, comme si il cherchait à vous relier. Tu te bloques à cette idée, il n'y a que toi. Toi et cette promesse de rose et de cuir qui ose te défier, son regard planté droit dans le tien.
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☾ territories : t'habites dans l'ouest de la ville, dans la maison familiale, avec ton shérif de père et ta mère.
☾ dustland dreams : ton plus grand rêve, c'est de te tirer de night vale et de t'installer à manhattan, où tu serais une grande journaliste comme clark kent. tu voudrais un pulitzer, toi. tu voudrais changer le monde. rétablir la justice. ce rêve-là, tu l'as mis en pause. ton nouveau rêve, ta nouvelle ambition, c'est dans les abimes de la vengeance qu'elle s'étend. tu veux la justice pour l'amour qu'on t'a arraché, le sang pour le sang, le meurtre pour le meurtre.
☾ relationship : LIAM (†) - amour adolescente, décédé, cause de sa chute
TOMAS - protecteur, agacement perpétuel, trouble
CASSANDRE - soeur de coeur, patronne, idole

bang bang
. ✦ ⊹ Dim 18 Fév - 19:07 ⊹ ✦ .
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   telle la divine atalante dans les temps anciens, tu cours, tu fuis. tu n'as jamais cessé de fuir, au fond. ta vengeance n'est rien de plus qu'une éternelle fuite en avant. pour éviter ton chagrin, ta peine, ton deuil. tu fuis, et lui, il te suit. tomas s'accroche à tes pas, toujours plus. tu commences à te demander si c'est véritablement toi qui est tombée dans sa gravité, dans son orbite, ou si c'est lui qui est tombé dans la tienne. deux étoiles qui se télescopent, qui se percutent. tu pourrais t'y habituer, à terme. l'avoir toujours dans un coin de ton champ de vision, toujours quelque part auprès de toi. lui, plutôt que celui que tu voudrais véritablement à tes côtés. tu essaies comme tu peux de te convaincre que tu as la peau dure et un coeur un peu trop élastique.
les billets, il te les tend. tu n'en veux pas vraiment. si ça n'avait été que toi, tu les aurais laissés se dissoudre dans une flaque boueuse. tu ne veux rien de lui. mais ces billets, ils appartiennent à cassandre, et tu les lui dois. alors tu les lui arraches presque des mains et tu les enfonces dans la poche de ton blouson. et tu fuis encore.
c'est un pas de deux que vous esquissez. une danse sombre, dont tu n'es pas sûre de connaître les pas. un tango où tu t'éloignes, toujours plus. un tango où il ne te laisse pas fuir, jamais.
tu n'es plus que violence.
tu devrais n'être plus que violence.
mais il te fait sourire, et il sourit aussi, et tu as presque le sentiment que le moment s'étire dans l'infini. c'est trop beau pour être vrai, trop beau pour que tu puisses y croire. contre nature, contre tout. contre la gravité et les lois de l'univers. ça ne devrait même pas être envisageable. et pourtant. un instant, tu as le sentiment que vous communiquez enfin, que quelque chose vous lie enfin. et c'est stupide. la simple perspective d'une séance de cinéma. quelque chose à quoi on droit tous les adolescents du pays. mais toi, au fond, tu sens que ce n'est pas qu'une simple séance de cinéma. c'est un échappatoire loin des gangs, loin de votre réalité. un goût de normalité, juste un instant. sauf que ce n'est ni pour lui, ni pour toi, et certainement pas ensemble.
mais t'es en colère, ça t'effraie un peu, au fond, et tu romps le charme, tu romps l'instant, tu romps l'infini. « ah oui ?! qui ? » les mots de tomas claquent dans l'air. presque aussi cinglants que s'il t'avait frappée. tu devines presque ce qu'il se passe dans ta tête, et tu soutiens son regard, les yeux brûlants de colère et de rage. jamais tu ne porterais atteinte à la mémoire de liam, pas aussi vite après sa mort. que l'idée puisse lui traverser l'esprit te fait bouillir de haine et de chagrin. que tomas te haïsse et te méprise, c'était une chose, mais il n'avait pas le droit de te jeter ça à la figure. l'envie de le frapper, l'envie de partir en courant. tu n'es qu'un tourbillon violent d'émotions.
comme toujours, en sa présence.
il réveillait toujours ton chagrin et ta colère, ton sentiment d'injustice, et le fait qu'il soit méprisable n'arrangeait rien. tu aurais voulu qu'il soit un autre liam. mais il était tomas, et tu étais trop perdue pour voir que c'était déjà si bien.
sa main se referme sur ton poignet, fort, si fort. c'en est presque douloureux, et les larmes te montent aux yeux, sans que tu ne puisses le contrôler. t'arrives pas à croire qu'il ait pu oser te toucher. poser les doigts sur toi. il te force à le regarder dans les yeux. si le contact te brûle comme la chaleur de milliers d'incendies, en revanche, c'est son regard qui te dévaste comme un torrent de feux de forêts. tu serres les dents, si fort que tu en as presque mal. tu es quasiment sûre que l'empreinte de ses doigts va s'imprimer dans ta peau, comme marquée au fer rouge. « c'est quoi tes plans ? tes vrais plans. me prend pas pour un idiot, jezabel. » il a compris. évidemment. tu es plus furieuse que tu ne l'as jamais été auparavant, parce qu'il a osé te toucher, franchir une limite invisible entre vous deux, parce qu'il a osé te faire mal. « tu caches quelque chose, j'en suis sûr.  » bien sûr que tu caches quelque chose. mais dans ta rage, tu es incapable de réfléchir.
les mots qui t'échappent sont presque sifflés entre tes dents, crachés comme du poison. 'lâche. moi.' tu es à deux doigts de le frapper. 'immédiatement.' il n'a pas le droit. tu pourrais lui casser les doigts. lui briser les genoux. ton père t'a appris à te défendre, il y a si longtemps. la seule chose qui retient encore tes coups, c'est son sang, à lui. parce qu'il est tomas, parce qu'il est le frère de liam. tu ne souris plus. tu n'attends plus. tu dégages violemment ton poignet de son emprise, et le geste disloque ton épaule, avant qu'elle ne se remette en place presque aussi violemment. sans vraiment réfléchir, tu attrapes le col du t-shirt de tomas et tu l'attires à toi, pour l'obliger à se pencher vers toi, toi si petite. 'tu ne me touches plus jamais, tomas. la prochaine fois, je te casse les doigts.' alors tu le lâches et tu t'écartes, encore. 'tu n'as aucun droit de regard sur ce que je fais.' tu rabats ta manche sur ton poignet meurtri, et tu le fusilles du regard, une fois de plus. 'j'ai des affaires à régler à night vale. je ne peux pas partir, pas tout de suite. je dois retrouver celui... qui a fait ça.'
il saura immédiatement de quoi tu parles, et tu le sais. tu ne joues plus.
 

   

   
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bang bang
. ✦ ⊹ Mar 20 Fév - 18:38 ⊹ ✦ .
Tes doigts s'emprisonnent férocement dans sa chair, tatouage éphémère sur sa peau délicate. Tu oublies tout, sa féminité, sa fragilité, que t'es censé la protéger. T'es dans une rage folle, incapable de te contrôler alors que tu resserres ton empreinte au creux de son poignet. Tu vois à peine les larmes qui montent dans ses yeux, ce regard autrefois rieur qui crache désormais sa haine. Plus que de la haine, il y a de la colère, de la fureur, de la rage et tu les partages. Tu ne comprends pas comment vous avez pu en arriver là. Une petite voix dans ton cerveau te glisse que tu aurais mieux fait de ne pas lui parler, l'ignorer comme tu le faisais si bien avant. Si la mort vous a séparée de l'être aimé, c'est elle aussi qui vous a rapprochée. Destin funeste, tragique fatalité, celle qui vous lie désormais. Depuis, vous marchez ensemble sur un fil suspendu au dessus de la vallée de la nuit, trajectoire incertaine, danseurs de temps modernes. Un jour où l'autre, fantômes de funambules, l'un de vous risque de sombrer et tu crois bien que ce jour est arrivé. Alors peut-être que c'est pour ça que tu t'accroches à elle, que tu plantes tes doigts dans sa chair, de peur qu'elle disparaisse. Tu ne réalises même pas que tu la blesses, tes iris ne lâchent pas les siens, accrochés à la lueur de ce feu qui l'embrase et qui t'irradie. T'entends à peine les mots qu'elle t'ordonne, tes yeux, tes doigts restent férocement attachés à son corps de poupée alors qu'elle se dégage violemment de ton emprise. C'est là que tu te rends compte de ton geste. Tu la regardes et t'as l'impression d'être ailleurs, de ne plus être vraiment toi, d'être indifférent à sa douleur alors que tu ne tolères pas de la voir souffrir. C'est elle qui s'approche de toi, cette fois, elle qui s'accroche à ton cou et qui t'attire à elle. Tu te laisses faire, pas encore certain de ses intentions, pas encore certain des tiennes non plus, avant qu'elle ne te les dévoile à ton regard. Elle te menace, elle n'a plus rien d'une petite fille fragile, Jezabel. Elle est bien loin de son monde féeriques, les princesses n'existent pas à night vale, elle en est la preuve. Mais ses menaces sont sans effets. Tu n'as aucun droit de regard sur ce que je fais. Ton sang bouillonne à l'intérieur de ton corps, tu sens ces fines gouttelettes pulser dans tes veines, alimenter tes organes, ravitailler ta rage et ton orgueil. Elle te fusille du regard, cela entretient ta colère, les poings serrés contre tes côtes, te forçant à respirer calmement, à ne pas craquer, surtout pas craquer. Puis tu exploses. Tu la rattrapes, t'agrippes à son bras cette fois-ci, menaces oubliées, menaces insignifiantes face à la fureur qui t'anime. Qu'elle te casse les doigts, tu n'en as rien à foutre. T'as l'avantage. « Évidemment que ça me regarde. Tout ce que tu fais me regarde. », lui craches-tu violemment animé de cette colère profonde qui s'accroche à toi depuis sa disparition. « Encore plus quand ça le concerne. ». Tu comprends alors que plus que la colère, c'est la tristesse qui dessine tes traits et qui te pousse à agir ainsi. Tu la lâches subitement, la rejettes loin de toi, alors que tu t'agrippes à un morceau de papier. « C'est tout ce qui me reste de lui. ». La page trente-sept. Deux mots. Protège Jezabel. « T'es tout ce qui me reste de lui. », te murmures-tu à toi-même enfin conscient de la réalité qui s'esquisse doucement, alors que tu lui tends le bout de papier pour qu'elle comprenne, qu'elle essaye de comprendre. Elle est futée la jolie blonde, elle devrait assimiler pourquoi t'es toujours à la suivre constamment, pourquoi t'es là à suivre le moindre de ses pas. À moins que la colère ne l'aveugle. « Je peux pas te laisser faire. Cette guerre n'est pas la tienne, tu dois comprendre. Rentre chez toi. ». Sois futée, Jezabel, et oublie tout ça.
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. ✦ ⊹ Mer 21 Fév - 22:51 ⊹ ✦ .
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   ton poignet et ton épaule en feu, et pourtant, tu ne ressens plus la douleur. affliction qui s'efface dans l'incendie qui te consume, dans le brasier de ta colère et de ton chagrin. la peine qui déchire ton âme est mille aiguilles ardentes, et elle submerge tout ce qui pourrait affecter ta prison de chair. ta colère fait écho à celle qui brûle en tomas. tu lis le brasier dans ses yeux, tu lis tout.
il a perdu, lui aussi.
et pourtant, tu ne parviens pas à t'y arrêter. tu as jeté jezabel et ses rêves dans un bûcher, tu as regardé ses cendres s'envoler dans les airs. tu n'es plus une délicate princesse, et tomas n'a rien d'un prince charmant. tu t'es métamorphosée en dragon, en phénix, en immortelle créature de feu et de douleur. tu brûles, et tomas brûle avec toi. au fond de toi, tu le regrettes. le fantôme de liam danse entre vous deux, et tu te plais à croire qu'il n'aurait jamais souhaité être l'allumette qui a démarré le feu qui vous consume. il n'aurait jamais voulu de ça pour vous deux.
et juste un instant, un bref instant suspendu dans l'éternité, tu regrettes de n'avoir pas connu tomas dans d'autres circonstances. dans une autre vie. un autre univers. une autre réalité. au fond, tout au fond, tu as le sentiment que vous auriez pu vous entendre. seulement, tu n'es pas dans une autre vie.
et dans celle-là, tu assassines tomas du regard, et il te poignarde de ses yeux. tu vois nettement l'instant où tes mots le frappent. l'inflexion disparaît, et il devient aussi dur que le plus trempé des aciers. il emprisonne de nouveau ton bras dans sa poigne puissante, et le contact te brûle. non pas de douleur. mais tu te consumes là où il te touche. il a envie de faire mal. il se moque de te blesser. et toi, tu n'es plus que torrent de lave, déferlante sauvage contre une plage consumée. toi aussi, tu as envie de faire mal. tu as envie de frapper. d'extérioriser la colère et le chagrin qui t'habitent, depuis ce soir tragique. t'as envie de laisser tomber les barrières, de détruire les digues, enfin. tu as envie qu'ils disparaissent tous dans un torrent de flammes, qu'ils paient tous pour leurs crimes, ces chiens. et si tomas doit partir en fumée avec les autres, qu'il en soit ainsi. t'as envie de hurler, et ta gorge te brûle des cris que tu retiens.
« évidemment que ça me regarde. tout ce que tu fais me regarde. » tu esquisses un mouvement violent pour te dégager, une fois de plus, et l'échec est cruel. la douleur qui déchire ton épaule déjà affligée, plus encore. tu refermes les doigts sur le flingue dans ta poche, et tu t'apprêtes à le sortir et le braquer sur tomas, d'un geste sculpté par la force de l'habitude. t'en as pas le temps. « encore plus quand ça le concerne. » et là, tu cesses de lutter. tu lâches le flingue, qui retombe au fond de ta poche. tu lui as jeté liam à la figure. il te le renvoie avec autant de violence. liam, le seul être capable de vous blesser véritablement tous les deux.
liam, le seul capable de vous blesser plus que toutes les balles, tous les coups de feu.
et, comme s'il le réalisait en même temps que toi, tomas te repousse, te rejette. comme si tu ne valais rien, comme si tu incarnais tout ce qu'il méprise en ce monde. et bizarrement, ça te blesse presque plus que la marque de sa main puissante sur ta chair.
« c'est tout ce qui me reste de lui. » tu comprends pas de quoi il parle. les mots ne sont que des sons dénués de sens, et jetés au vent. « t'es tout ce qui me reste de lui. » ces mots-là, tu ne les entends qu'à peine. tant et si bien que tu crois un instant avoir mal entendu. tu sais, au fond, que tes oreilles ne t'ont pas trompée. parce que c'est ce que tu éprouves vis-à-vis de lui. il est tout ce qu'il te reste de liam. 'je...' les mots t'échappent. pour une fois, tu ne sais quoi répondre. et le morceau de papier abîmé que tomas te tend alors achève de te couper le souffle.
cette écriture.
ces mots.
protège jezabel.
c'est comme si tomas t'avait frappée. tu recules, sous le choc. tu ne comprends pas. tu as peur de comprendre. tu lâches un hoquet, incapable de détacher les yeux du morceau de papier, incapable de le toucher. « je peux pas te laisser faire. cette guerre n'est pas la tienne, tu dois comprendre. rentre chez toi. » ton serment contre le sien. t'as envie de te rouler en boule et de pleurer des larmes qui n'ont pas coulé depuis des mois. mais tu ne peux pas rentrer chez toi. t'as plus de chez toi. les mots t'échappent, hors de contrôle. 'je peux plus faire demi-tour.' t'as la voix rauque, douloureuse. et la vérité te fait tout aussi mal. 'et tu ne pourras pas toujours me suivre. tu pourras pas passer ta vie à me traquer. un jour, tu seras pas là.'
un jour, il sera occupé ailleurs, et il ne pourrait pas veiller sur toi. t'as besoin qu'il le comprenne. qu'il ne peux consacrer son existence dans ton ombre. 't'as pas besoin de faire ça. te sens pas obligé. je t'en voudrais pas.'
mais les règles ont changé, désormais. tu le comprends. tu comprends tout. tu peux plus être en colère. pas contre lui.
'mais on peut trouver cet enfoiré. ensemble.'
 

   

   
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. ✦ ⊹ Mar 27 Fév - 17:53 ⊹ ✦ .
Il y a ce silence qui vous enveloppe, fine pellicule de paix, abîmée par le temps, qui se brise face à l'assaut de votre colère. De votre tristesse. La sienne, la tienne. Tu lis dans ses yeux toute sa souffrance, presque pire que celle que tu portes en toi. Elle a les larmes au bord des yeux, le cœur au bord des lèvres. Il y a aussi de l'incompréhension face à cette écriture familière qu'elle reconnaît, immédiatement. Tu te demandes si il lui a déjà écrit des mots, des lettres, comme dans l'ancien temps, ce temps où il était plus aisé de parler avec des mots couchés sur du papier que des lettres tapés rapidement sur un clavier. T'as l'impression qu'elle perd pied, Jezabel, face au fantôme de son amoureux déchu. Un instant, tu regrettes ton geste, de lui avoir révélé ce que tu avais promis de garder pour toi, mais tu sais que c'est le seul moyen. Tu le vois. Elle n'est plus la même, elle est fragile entre tes doigts. Poupée de porcelaine qui se brise en mille morceaux une nouvelle fois mais qui résiste, qui tente de faire bonne figure alors qu'elle risque de s'écrouler à tout moment. Tu ne sais plus comment réagir, Tomas. Tu préfères lorsqu'elle te crie dessus, qu'elle hurle à la mort, qu'elle te hait d'être vivant alors que lui n'est plus de ce monde. T'aurais du mourir à sa place, t'en es convaincu. Il avait la vie devant lui, des rêves dans son imaginaire, des yeux innocents, utopiques, idéalistes, et elle pour l'accompagner dans leur jolie destinée. Alors que toi, t'as l'âme noircie, un pied dans la tombe, l'autre parmi des vivants égarés. Voir cette tristesse dans ses yeux, ça te fend le cœur. Tu devrais être le seul à ressentir cette douleur. Et cette ténacité vengeresse. Tu secoues la tête. Tu t'interroges. Jusqu'où s'est-elle enlisée pour combler son désir justicier ? T'arrives à imaginer avec précision ce qu'elle t'énonce, ce jour où tu ne seras pas là, ce jour où elle sera seule face à l'obscurité. Cette image t'apparaît comme une vision prémonitoire, elle s'insinue dans tes pores, te glace le sang. Tu frissonnes, malgré toi. « Je sais... Ce serait plus simple si t'avais pas cette fâcheuse tendance à flirter avec le danger. ». Un sourire, léger. T'essayes de détendre cette atmosphère lourde qui vous entoure alors que tu ranges ton précieux trésor dans l'une des tes poches. Deux mots qui te rapprochent de la mort autant qu'ils t'accrochent à la vie. T'as pas envie de sombrer dans la mélancolie, pas encore, pas tout de suite, alors que tu la sens s'infiltrer dans tes veines pour y insérer son parfum funeste. Tu te raccroches à celle que tu vois, ce visage délicat qui tranche avec la rose noire provocante. « Qu'est-ce qui t'as pris de rejoindre les crimson ? » Cette veste qu'elle porte sur les épaules semblent lui peser trop lourdement, comme si tout cela n'était qu'un costume, un masque qui lui permettrait d'en apprendre plus dans sa quête de vérité. « Dis moi ce que tu sais. ». Cela te vient comme une évidence. Tu lui adresses ces quelques mots d'un ton presque accusateur, semblable à un ordre. Tu veux savoir ce qu'elle sait, ce qu'elle peut te cacher et qui pourrait te mener à celui que tu nommes némésis. Tu ne dis rien sur cette idée de trouver cet enfoiré, ensemble. T'as pas envie qu'elle se joigne à ta soif de vengeance. Malgré ce que tu as pu lire de sa souffrance, t'es trop égoïste pour la laisser se faufiler dans ta vendetta personnelle. Et trop inquiet pour l'imaginer l'affronter avec toi.
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☾ dustland dreams : ton plus grand rêve, c'est de te tirer de night vale et de t'installer à manhattan, où tu serais une grande journaliste comme clark kent. tu voudrais un pulitzer, toi. tu voudrais changer le monde. rétablir la justice. ce rêve-là, tu l'as mis en pause. ton nouveau rêve, ta nouvelle ambition, c'est dans les abimes de la vengeance qu'elle s'étend. tu veux la justice pour l'amour qu'on t'a arraché, le sang pour le sang, le meurtre pour le meurtre.
☾ relationship : LIAM (†) - amour adolescente, décédé, cause de sa chute
TOMAS - protecteur, agacement perpétuel, trouble
CASSANDRE - soeur de coeur, patronne, idole

bang bang
. ✦ ⊹ Mer 28 Fév - 19:41 ⊹ ✦ .
all of our ghosts

   tu chancelles. le numéro de funambulisme tourne au cauchemar. tu crains que la corde sur laquelle tu virevoltes ne rompe et que tu t'effondres dans les abysses. un instant, c'est trop, pour toi. les mots de liam qui dansent dans ton esprit, le poids du serment de tomas qui t'écrase comme une chape du plomb le plus dense. tu te reprends vite, cependant, tu te relèves, parce que c'est ce que tu fais de mieux. tu survis. et pourtant, ton coeur est tellement serré dans ta poitrine que tu as le sentiment d'étouffer. tu ne t'attendais pas à ça. toi qui te targuais d'être si intelligente, jamais tu n'aurais pu anticiper la tournure qu'avait prise ta soirée. tout ça parce que tomas était entré dans le fair verona.
des mois qu'il s'accrochait à tes pas. parce qu'il avait juré. des mois que son ombre se confondait avec la tienne. parce qu'il avait juré. des mois que tu pliais sous le poids des souvenirs qui l'accompagnaient partout. parce qu'il avait juré. dans ces conditions, comment seulement lui demander de te laisser seule? comment seulement te libérer de son emprise? tu ne pouvais lui demander de briser son serment, son ultime promesse à son frère. tu avais peut-être renoncé à de nombreuses de tes valeurs, mais tu n'étais pas parjure, et tu ne pouvais accepter l'idée d'en faire un de lui.
envolée, la colère. envolé, le choc. il ne restait qu'un chagrin latent et une acceptation de la situation, enfin. tu commençais à avancer, et tu le sentais. vis-à-vis de ton deuil, aussi. un peu. un pas minuscule. mais c'était quand même un pas. « je sais... ce serait plus simple si t'avais pas cette fâcheuse tendance à flirter avec le danger. » il parle enfin tomas, et il sourit. et toi, tu ris. nerveusement, d'abord, puis plus librement ensuite. parce que ça te fait du bien, que ça dénoue la tension dans ton estomac, que ça libère tes veines du poison qui s'y était installé. ça te libère complètement. enfin, pour la première fois depuis des mois, tu es parfaitement honnête avec quelqu'un. tu ne caches plus rien. pour la première fois depuis le cimetière, tu laisses tomber le masque. et ça te donne envie de gravir des montagnes à mains nues. enfin libre. 'flirter avec le danger, c'est mon passe-temps préféré. et c'est faux, en plus. c'est le danger qui flirte avec moi.' tu lui glisses un regard malicieux, et puis tu enfonces tes mains dans la poche de ta veste, avant de shooter dans un caillou. 'navrée de pas te faciliter la tâche.' tu es sincère. c'est sincère. mais tu ne comptes pas changer ton comportement, et ton ton l'exprime clairement. tu n'es pas allée jusque-là, tu n'as pas tant sacrifié pour t'arrêter en si bon chemin. et tu ne connaîtras pas la paix tant que tu n'auras pas vu la lumière s'éteindre dans les yeux de l'assassin. « qu'est-ce qui t'as pris de rejoindre les crimson ? » tu hausses les épaules, poings serrés toujours enfoncés dans tes poches. la réponse te paraît tellement évidente que tu te demandes pourquoi il n'avait pas deviné seul. peut-être que tu avais tellement changé que tu n'étais plus la seule à ne pas te reconnaître. peut-être que les autres non plus, ils n'arrivaient pas à te comprendre. 'si je veux trouver qui a fait ça, il faut que je m'immerge dans la vie de... liam. savoir ce qu'il vivait. comprendre les capulets, les silver chapel. les crimson aussi. je pouvais pas le faire de l'autre côté de la barrière.' tu serais restée la gamine du shérif, pour eux. on t'aurait jamais rien dit.
pour trouver qui avait tué liam, tu devais devenir liam.
vivre ce qu'il vivait.
c'était aussi simple que ça.
ta descente aux enfers, ton âme contre la vérité. tu n'avais pas menti. tu ne pouvais pas faire demi-tour. tu n'en avais pas envie, non plus. « dis moi ce que tu sais. » il se fait violent, de nouveau, mais tu ne réagis pas. tout t'es comme assourdi, enveloppé dans un tampon d'ouate, et, comme gelée, tu es incapable de t'enflammer de nouveau. le feu s'est éteint. 'pas grand-chose. j'ai des mots qui courent, des pièces de puzzle, mais rien ne s'assemble, encore. j'ai rien de concret. ils me font pas assez confiance.' le regret et l'amertume percent dans ta voix, et tu le sais. tu vas devoir aller plus loin, encore plus loin, et tu te demandes jusqu'où ils te feront aller. jusqu'à quel point tu vas te perdre. tu as assez perdu. et tu n'es pas la seule.
tu tends la main vers tomas, et tu la poses sur son bras, en geste réconfortant. 'je suis tellement, tellement désolée.' ta voix est rauque de ces mots que tu n'avais jamais eu la force de lui dire. désolée que son frère soit mort. désolée qu'il soit obligé de te protéger. désolée de lui rappeler chaque jour la perte de son sang. désolée de ne pas lui faciliter son serment. 'j'aurais bien aimé mieux te connaître avant... tout ça. dans une autre vie, on aurait pu s'entendre, je crois.' le sourire est amusé, mais il n'atteint pas vraiment tes yeux.
et ta voix se durcit, encore. 'si tu veux honorer ton serment tranquillement, tu vas devoir m'aider. je ne renoncerai pas. dès que j'aurais tué ce type, je quitte night vale. et tu seras tranquille.'
 

   

   
☆☆☆ Beerus
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et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps. ensevelis dans leur tombe.

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☾ dustland dreams : la vengeance pour le prix de sa souffrance

bang bang
. ✦ ⊹ Ven 2 Mar - 23:39 ⊹ ✦ .
T'as encore son rire qui résonne dans au fond de ta tête, il se transforme en un écho puissant et étrangement... réconfortant. T'as l'impression de revoir celle que tu croisais avant, rapidement, au bras de ton frère. Celle à qui t'avais jamais adressé un mot, à peine un regard, parfois. C'est curieux cette impression, c'est comme si rien n'avait changé, comme si tout était redevenu normal, comme avant. Mais rien ne sera jamais plus comme avant. Et son rire s'éteint comme tes rêves illusoires. Tu lui adresses un regard mélancolique, que tu peines à cacher derrière un sourire qui n'atteint pas tes yeux. Si seulement le danger pouvait se trouver une autre conquête, cela t'arrangerait. Tu ne dis rien pourtant, te contentant de hausser un sourcil face à sa réponse. Elle est navrée, mais pas assez pour abandonner. Tu le perçois clairement et ça t'irrite un peu. C'est comme cette lubie passagère, d'avoir rejoint les crimson pistols, de s'enrôler dans un gang. Elle n'a rien d'un gangster, elle n'a rien d'un voyou, elle est à peine une sauvageonne, un peu paumée dans un monde qui n'est pas le sien. C'est toi qui est navré. Qu'elle en soit arrivé là. Pour Liam. Penser à lui te déchire le cœur, comme si l'on cherchait à vider tes entrailles, te dépouiller de tout ce qu'il te reste de vivant. Elles sont là, ils peuvent tout prendre. Tu ne vis pas vraiment, tu survis à peine sur la route de ton existence. Tu n'oses pas la regarder alors que tu sens ton regard se voiler, par la tristesse, par le chagrin. T'arrives pas à faire ton deuil, putain. Alors tu t'éloignes encore un peu, comme si la distance allait t'apporter l'oxygène qui manque à ton organisme, t'adossant contre le mur du fair verona aux pierres aussi froides que ton cœur meurtri. À nouveau, tu sens que tu perds pied, que la colère enveloppe tes traits, que la rage te consume à l'idée de la voir s'épanouir dans les bas-fonds. Elle a tout d'une rose, Jezabel, mais pas la noirceur. Tu sais que ton frère aurait pas aimé la voir éclore ainsi, t'en es persuadé. Et ça te dévore, cette violence. « Dis moi ce que tu sais ». Ton ton est dur, tu ne le contrôles plus. Tu te contentes de fermes les yeux un instant pour reprendre ton calme, ne pas laisser la fureur t'embarquer dans une folie que tu pourrais regretter. T'aimerais qu'elle abandonne. Abandonne Jezabel, abandonne. Mais elle n'entend pas ta prière silencieuse, elle s'est perdue dans les dédales du labyrinthe de sa vengeance. Et elle n'a qu'une issue, celle de trouver l'assassin. Comme toi. Alors elle s'approche de toi, t'aimerais reculer, mais tu ne peux pas, t'es coincé. Elle est là en face de toi, Jezabel, elle pose sa main sur ton bras, elle te témoigne sa compassion. Tu n'en veux pas. T'as cette foutue impression qu'elle te vole ton chagrin alors que vous ne faites que partager cette même tristesse. Mais plus que les mots, c'est son regard qui te prend aux tripes, qui te bouleverse presque. Tu y lis tout. Et tu comprends. Tu comprends sa rage, tu comprends son désespoir, tu comprends son obstination. Tu comprends qu'elle est comme toi, au fond. Alors t'abdiques. « D'accord. ». Un mot. Un simple mot. T'es d'accord. Tu capitules à sa volonté. Tu le fais pour elle, mais aussi pour lui. Et pour toi aussi. « À une condition et elle n'est pas négociable. Cette pourriture est pour moi. » C'est toi qui auras l'honneur de lui infliger la dernière balle, celle qui le conduira directement aux rives du Styx où t'espères bien l'y rejoindre ensuite pour faire de sa vie après la mort un véritable enfer. « Alors deal ? » Tu tends ta main vers elle pour lier votre serment, une autre promesse qui te liera un peu plus à elle, comme si vos vies désormais étaient vouées à suivre le même chemin. La même destinée.
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. ✦ ⊹ Jeu 8 Mar - 12:18 ⊹ ✦ .
all of our ghosts

   tu comprends, enfin. tu comprends tant de choses. tu t'étais tant enroulée dans ton chagrin et ton deuil comme dans une couverture que tu as refusé de voir ce qu'il se passait hors de ta bulle de douleur. refusé, égoïstement, de voir d'autres peines que la tienne. refusé de croire que quiconque pouvait souffrir comme toi. bien sûr, tu as toujours su que perdre son frère n'avait jamais été une partie de plaisir pour tomas. on ne peut perdre son sang sans perdre une partie de son âme. une part de soi-même qui ne reviendra jamais, morte, avec l'être perdu. tu as toujours su que tomas avait perdu la moitié de sa vie, ce jour-là. seulement, tu t'étais mis des œillères. tu pensais que ce n'était rien par rapport à ce que toi, tu avais enduré. que c'était tellement différent que ce n'était pas comparable. toi, tu avais perdu le prince charmant et tes rêves.
tu réalises enfin ton erreur.
tu ne t'étais pas trompée. ta souffrance et celle de tomas n'étaient pas comparables. la sienne était infiniment plus grande que celle que toi, tu éprouvais. si grande que tu ne parvenais même pas à en percevoir l'étendue complète. seulement, tu ne pouvais toujours pas accepter l'idée qu'on souffre plus que toi. tu avais besoin de te poser en martyre. en agneau sacrificiel égorgé sur l'autel des gangs de night vale. tu enfonces tes mains dans tes poches, butée, et tomas s'éloigne de quelques pas. tu ne cherches pas à le retenir. après tout, c'était lui qui s'accrochait à tes pas, pas toi. et pourtant, la sensation est dérangeante - peut-être parce que tu as fini par t'y habituer, à cette présence.
et il s'enflamme de nouveau, la colère qui consume ses traits une fois de plus. c'était dans ces moments-là qu'il ressemblait le moins à son frère, et c'était presque un soulagement. toi, tu ne réagis pas. tu n'as plus la force de t'énerver. le choc de la lettre t'a vidée de toute flamme.
et pourtant, lorsque finalement, tu poses la main sur son bras, tu lis dans ses yeux qu'il cesse de lutter. il rend les armes, pour cette bataille. « d'accord. » c'est tout, et ça te suffit. tu laisses glisser tes doigts sur son bras alors que tu lui reprends ta main pour la ranger dans tes poches - comme si souvent. un allié. une personne sur qui compter. avec qui tu pourrais être presque intégralement honnête. presque. ça te fait peur, de comprendre à quel point le mensonge fait partie de toi. à quel point il est facile. tu joues un triple jeu, tu joues une partie d'échecs contre tellement d'adversaires. et désormais, tomas joue avec toi.
presque.
il reprend la parole, et tu te figes. tout ton corps raidi. « à une condition et elle n'est pas négociable. cette pourriture est pour moi. alors deal ? » cette condition, elle n'est pas négociable pour lui. seulement, tu ne peux pas l'accepter. ce chien, il est à toi, et à toi seule. tous tes sacrifices, c'était pour rendre la justice toi-même. être la main armée d'une loi dont tu décides les articles seule.
seulement, t'es intelligente, et tu sais que tomas t'a épinglée. si tu n'acceptes pas, il ne te lâchera pas, et il fera son possible pour te mettre des bâtons dans les roues. tu le soupçonnes d'en être parfaitement capable. et les conséquences serait désastreuses pour ta vengeance. tu te composes un masque que tu espères impassible, et tu regardes cette main tendue vers toi. et tu la serres, cette main. peau d'enfant contre paume rêche. des doigts qui ont déjà tué. 'deal.' encore un mensonge. tu n'as rien de plus à dire.
et brusquement, c'est un peu trop, pour toi. tu frissonnes, toujours frappée par le choc. ton esprit vagabonde, il analyse la nouvelle donne, la nouvelle situation. tomas et toi, vous serez deux cavaliers de l'apocalypse pour la destruction de celui qui vous a poignardés en plein coeur, tous les deux. guerre et mort. vous serez les nyx et érèbe de la nuit qui va frapper night vale.
une nyx qui n'est toujours pas honnête.
tu n'es pas sûre de la réaction de tomas lorsqu'il apprendra que tu veux les éradiquer, ces gangs qui gangrènent ta ville. sa famille. tout ce qu'il lui reste. et t'as peur qu'il ait des œillères, lui aussi. qu'il refuse de voir ce que toi, tu vois si nettement. 'est-ce que tu as déjà... envisagé que ça puisse être un crimson?' les mots sont hésitants, et ils viennent difficilement.
c'est si difficile de tourner le dos aux siens. tu t'en es vite rendu compte. et tu n'as plus personne, désormais. sauf tomas, et ce pacte entre vous. votre relation entâchée de sang et de meurtres, c'est tout ce qu'il te reste. ça te semble cruellement ironique, et tu lâches un petit rire jaune. 'j'aurais jamais cru apprendre à te connaître dans ces conditions. super rencontre.'
tu shootes dans un mur, de frustration, et la douleur te réveille l'esprit. seulement, tu ne protestes pas. et tu lui tournes le dos, à tomas, tu reprends ton chemin. t'es quasiment sûre qu'il va te suivre, de toute manière. la route que tu prends, c'est celle de chez toi. tu n'as plus la force de traquer quiconque, désormais. et tu sais que tu n'auras pas non plus la force d'affronter le regard de ta mère sur les bleus qui se dessinent déjà sur tes bras. 'je t'ai dit tout ce que je savais. c'est ton tour, maintenant.'
 

   

   
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bang bang
. ✦ ⊹ Dim 25 Mar - 22:01 ⊹ ✦ .
C'est presque de la résignation qui te pousse à capituler tandis qu'une pointe de perspicacité coure le long de tes veines. Tu sais que tu dois faire des sacrifices pour arriver à tes fins, et celui-ci te semble juste. Capituler pour mieux régner. Tu ne sais pas si cet adage a un jour existé, ni même si il semble logique, mais c'est ce que tu penses lorsque ta main s'élève face à elle. T'es prêt à un nouveau serment, quitte à le trahir celui-ci, sans le moindre scrupule. Mais ça, elle n'a pas à le savoir. Seuls les trois mots de ton sang surplombent le reste. Alors, si pour la protéger, tu dois trahir ce deal que tu proposes, tu le feras sans une once d'hésitation. Et t'es certain qu'elle ferait de même. T'es loin d'être un idiot, Tomas. Dans l'ombre, t'as eu le temps de la sonder, d'examiner sa gestuelle, ses traits, de saisir ses réactions. T'as l'impression de tout connaître d'elle, alors que tu n'en as sans doute discerné qu'une infime partie. Et tu sais. Tu sais qu'elle lâchera pas. Qu'elle veut tuer de ses mains ce fils de chien, presque autant que toi. C'est pour cette raison que t'as voulu poser clairement ta condition. Ton unique condition. Pour qu'elle sache, elle aussi, que tu ne lâcheras pas. Que tu ne la laisseras pas. Que t'es là, tel un guépard prêt à bondir sur cette proie dont tu ne feras qu'une seule bouchée. Et qu'elle ne sera qu'une femelle fragile que tu pousseras sur le côté le moment venu. L'allégorie n'est, certes, pas très poétique, mais très proche de la réalité. Tu sondes son visage, le fond de ses jolis yeux alors qu'elle reste silencieuse, pensive, avant de te serrer ta main. Le contact de sa paume contre la tienne te surprend, tu trouves presque cela agréable, sentir sa peau douce et délicate frôler la tienne, y laisser son empreinte. Mais tu ne flanches pas, tes yeux plantés dans les siens. Durs, froids, pour la convaincre, pour te convaincre. Elle sait, tout autant que toi, que ce deal ne tient pas. Mais comme une promesse silencieuse, vous vous en tenez là. À regret, elle t'échappe mais tu ne fais rien pour la retenir. C'est mieux ainsi. Un court instant, le silence s'installe, aérien. Tu te demandes ce qui se cache vraiment derrière ce visage d'ange. Jolie poupée, douce princesse, et ce tempérament de feu. Tu ne peux t'empêcher de soupirer. Cette fille aura ta perte. D'une façon ou d'une autre, tu commences à y croire. « Est-ce que tu as déjà... envisagé que ça puisse être un crimson ? ». Cette question te désarçonne, tu ne t'y attendais pas. T'es surpris, réellement. Tant par le fait qu'elle puisse le penser que celui qu'elle ose le formuler à voix haute. Un peu furieux aussi. Tu la trouves sotte pour le coup, elle n'imagine pas une seule seconde combien ses propos peuvent la mettre en danger. Elle parle à un crimson, bordel. Elle ne peut pas dire ça comme ça, aussi facilement, il faut qu'elle se montre plus méfiante. Même avec toi. Tu hausses un sourcil, mais ne dis rien, évaluant le pour et le contre. Toi aussi, tu y penses, sans arrêt. T'es pas certain de l'innocence de tes frères de gang dans la mort de celui qui l'était vraiment. Mais tu n'as pas le temps de lui en faire part car elle se perd dans un rire forcé que tu ne comprends pas tout de suite. Toi, t'aurais préféré ne jamais la connaître vraiment, pas comme tu la connais maintenant. Tu soupires à nouveau, elle s'éloigne, non sans frapper contre le mur. « Attends ! ». Tu te lances à sa poursuite, rattrapes ses pas pour se placer à côté d'elle comme si tu marchais à côté d'une vieille amie. T'hésites à lui proposer de la raccompagner sur ta moto, mais sans que tu ne saches trop pourquoi, t'es certain que c'est une mauvaise idée. Alors tu continues de marcher, à ses côtés. Silencieux, tu n'oses pas rompre ce silence. Jezabel est plus maligne que toi. « Je ne sais pas grand chose... », réponds-tu laconiquement avant de sourire face au regard qu'elle t'adresse. Tu ne t'en sortiras pas aussi facilement, t'en es conscient, alors tu tentes de jouer une fois de plus la carte de la sincérité. Finalement, c'est ce qui marche le mieux entre vous deux à ton grand étonnement. « Les crimsons pensent que les capulets sont à l'origine de sa mort. J'ai un gros doute là-dessus. Je t'avoue que j'envisage aussi qu'ils soient beaucoup plus liés qu'ils ne le laissent penser. Mais, je n'en ai pas la preuve. Je ne suis pas beaucoup plus avancé que toi. J'ai eu quelques tuyaux, rien de bien concret. Mais, je lâcherai pas tant que j'aurais pas trouvé ce bâtard. ». Tu serres tes poings pour contenir ta rage, laisses ton regard vaguer vers les étoiles qui vous surplombent. Là où repose ton frère. L'immensité éternelle. « Je suis sûr que d'en haut, il nous regarde. Et il doit s'étrangler de voir que tu portes ça. ». Tu montres son blouson du doigt avant de rire, sincèrement, sans pudeur, peut-être porté par cette tristesse ancrée en toi. Vos pas vous guident jusqu'à sa rue, un peu trop vite, un peu trop tôt. T'as pas envie de la quitter, pas maintenant que vous avez trouvé un semblant d'équilibre. T'es pas certain que cette trêve survivra au lendemain. T'as tout de même un espoir. Il y a quelque chose qui vous lie désormais, d'un peu plus concret. « Bonne nuit, Jezabel. Prends garde à ne pas faire le mur, je le saurais. ». Derrière la blague, la menace est réelle. Tu lui souris, et c'est sur ton rire amusé que tu la quittes sans te retourner.
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