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 ouragan. (Scar)

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capulet



☾ avatar : ben nordberg.
☾ querelles : 67
☾ destiny : 28/01/2018

bang bang
. ✦ ⊹ Mar 30 Jan - 1:17 ⊹ ✦ .
vingt deux heures. t'es confortablement installé dans le carré VIP du Wonderland, des magnum de champagne entassés sur la table, des hommes et des femmes profitant de ton statut royal.
vingt trois heures. t'as le cerveau embrumé, un verre de whisky entre les doigts que tu termines d'une traite. la drogue coule lentement dans tes veines et tu regardes les femmes avec grande attention, comme un lion cherchant sa proie. et tu la trouves. une belle brune, un peu fade mais poitrine d'enfer. il suffit d'un signe de ta part pour qu'elle s'approche de toi.
minuit. t'as sa langue dans ta bouche, les mains un peu trop baladeuses. tu la lâches seulement pour en dévorer une autre, une rousse, une blonde, tu n'en sais rien. tu te laisses faire sous les mains presque expertes, et si tu t'éloignes ce n'est que pour avaler de nouvelles gorgées d'alcool. sniffer de nouveau rails de cocaïne, jeter quelques billets sur la table pour le principe.
minuit quinze. c'est à trois que vous grimper dans ta caisse. une sur le siège passager, l'autre à moitié sur tes genoux, sa bouche dans ton cou et tu conduis comme un dératé.
minuit et vingt minutes. tel un prince tu pénètres dans ton royaume. ton loft, deux nouveaux jouets accrochés à tes bras. un dernier verre, deux derniers verres, trois, quatre. et vous terminez dans ta chambre. tu t'allonges dans le king size, et tu attends le spectacle qui t'est dû.
il est une heure du matin passé et alors que Sara - ou Lara, tu n'en sais rien- dort, t'es entre les jambes de la brune. son cul posé sur le bar au milieu du salon, tu joues l'amant presque parfait. ses doigts passent sur la cicatrice de ton épaule, dans tes cheveux et t'as la grimace facile. tu ne prends pas ton pied, rien n'y fait. qu'elle te taille une pipe, serait peut-être mieux, c'est ce qui te passe par l'esprit alors que tes coups de reins se font plus sévères. et la voilà qui se met à piailler, elle te parle mais tu n'écoutes rien. tu n'as pas entendu la porte s'ouvrir, encore moins les talons aiguilles claquer sur le sol. il n'y a que la lumière tamisé pour éclairer le loft, et c'est quand elle ouvre de nouveau la bouche pour te signifier que quelqu'un est là que tu réagis enfin. quoi ?! que tu grognes les yeux rivés sur sa poitrine qui remontent à son visage qui ne te regarde même pas. elle croise les bras sur sa poitrine offusqué comme si ta mère venait de pénétrer dans les lieux. tes mains toujours sur ses cuisses, ton regard prends la même direction que le siens et une grimace fend ton visage quand tu l'aperçois. mademoiselle Salinger, haut perchée sur ses Louboutins. comme le connard que tu es, tu prends le temps de la détailler sans arrêter tes mouvements. qu'est-ce qu'elle fait là ? depuis votre nuit, tu ne l'as pas revu. depuis cette blessure. tu n'as pas cherché à la joindre, elle ne l'a pas cherché non plus et rien n'est étonnant là dedans. pourtant il y a tout ton corps qui répond à sa présence, malgré toi, les marques qu'elle a laissé se dessinent sous ton épiderme. comment t'es rentré ? t'arques un sourcil te détachant enfin du corps de l'inconnue. tu sais où est la porte, tu peux la reprendre. lances-tu alors que tu lui offres ton cul pour dernière vision, déjà à la recherche d'une cigarette.
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☾ avatar : suki
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☾ dustland dreams : gravir la tour d'opale de l'échelle sociale et jouer au sale môme qui bousille la fourmilière rien que pour le plaisir de noyer le désert sous les rivières pourpres

bang bang
. ✦ ⊹ Mar 30 Jan - 23:05 ⊹ ✦ .
C'est pas tant la baise qui la dérange, c'est l'après.
Ce moment où la dissociation ne fonctionne plus, où Scarlett retrouve son corps au lieu de planer au-dessus comme une spectatrice passive qui regarderait le porno sordide tourné par une autre. Pendant, c'est devenu évident, mécanique. Il suffit de se court-circuiter la cervelle, de remplacer les neurones par la soif d'hémoglobine, de les imaginer écorchés, éviscérés, éventrés, charcutés et de les ruiner jusqu'à ce que les faibles se carapatent avant de filer en mode automatique avec le reste. La lie. Les pires. Ce n'est pas difficile pour une femme aussi charnelle que Scar, que d'esquisser les mêmes gestes enivrants faussement spontanés, les mêmes gémissements feints, la même danse macabre revisitée avec ses variations, oui, mais des variations connues par coeur, sur le bout des reins. Scarlett s'en fout. C'est jamais elle, qui se fait baiser lorsqu'elle ne l'a pas décidé, pas provoqué, c'est un espèce d'automate branché sur secteur pendant qu'elle disparaît en elle, ferme les yeux et se bouche les oreilles comme une môme, jusqu'à la fin. Le cul, ça va, elle maîtrise, c'est le reste qui lui coupe la respiration. Quand elle est sous la douche, quand elle entre à nouveau en elle, à reculons, Scarlett a toujours plus ou moins envie de gerber. De se vomir, partagée entre haine et dégoût, colère et folie vengeresse. Elle ressent souvent l'envie de se laver à la javel et de décaper sa peau douce à la laine de verre. Mais elle n'en fait rien, se contentant de se doucher rageusement jusqu'à rendre son épiderme brûlant écarlate. Et ça ne fonctionne que chez elle, dans le son taudis minable malgré le cumulus minuscule qui te finit à l'eau glacée et la salle de bains au plafond moisi. C'est ce rituel pour chasser le souvenir amer du gros porc qui vient de jouir en elle qu'elle achève lorsque les chacals se mettent à hurler à la lune.
D'humeur orageuse, Scar a encore l'impression désagréable de le sentir en elle, ce qui est complètement absurde au vue des sept minutes top chrono qui ont été les siennes. Regard noir et mâchoire serrée, la belle royale, glaciale, ignore royalement le grabuge qui résonne dans le hall décrépi : elle ne se fend d'aucun regard, d'aucun commentaire. Elle ignore les gros cons qui zonent constamment ici entre deux larcins dont elle n'a que faire pour rejoindre sa chambre et glisser un vinyle de Beethoven sur le tourne-disques qui trône à même le sol. Voilà. Elle clôt ses paupières et loin de se reposer, laisse son esprit vagabonder à d'autres grimes. Scarlett est obsessionnelle compulsive. Même dénudée jusqu'à l'os, le myocarde nécrosé et agonisant dans sa poitrine, elle ne rompt pas, ne tremble pas. Non. Elle, elle continue à avancer ses pions, à enfiler sa cotte de mailles pour entrer dans l'arène et trancher les chairs. C'est au moment où son coeur renverse, la sensation d'avoir encore les phalanges colon contre sa peau, qu'elle y songe : son approche avec les Crimson est mauvaise. Elle n'offre à leur violence que la sienne comme essence et allumette, refuse les compromis, les concessions, n'accepte ni de se soumettre et encore moins de se contenter de sa position dégradante. La lionne rugit trop fort et au lieu de délier les liens qui l'entoure, elle ne fait que les resserrer plus étroitement autour de ses courbes enchanteresses. Or, elle entend bien les déchiqueter, tous ces connards. Ceux qu'elle ne parvient pas à humilier suffisamment pour les voir fuir la queue entre les pattes, ceux qui frappent et insultent et pire encore, ceux qui la sous-estiment, goguenards dans leurs blousons de cuir puants.
Il lui faut envisager une nouvelle stratégie.
C'est cette conviction profonde qui lui donne la force de se relever, de se draper dans son esprit retors comme dans un manteau précieux et de cloisonner son encéphale trop brillant pour ces boeufs. Ce soir, elle va renverser son destin, s'assurer une monnaie d'échange pour diminuer sa dette. Baiser pour du fric ne la dérange pas, sa morale inexistante s'en porte comme un charme : elle a presque toujours monnayé ses charmes, sans que la transaction ne soit aussi limpide ou évidente, mais c'est son comportement. Elle est une guerrière, qui se bat avec les armes dont on l'a pourvue. Son esprit affûté comme une lame, ses courbes dangereuses et fascinantes à la façon d'une bombe atomique. Mais c'est son choix. C'est elle qui décide et c'est ce qui change la donne : Scarlett, on ne la contraint pas. Ce n'est pas une vulgaire poupée dont on use et dispose, elle est la pièce maîtresse de son propre théâtre de boulevard, la reine de son échiquier. Et il est temps qu'elle apprenne aux Crimson à venir picorer au creux de sa paume jusqu'à refermer sa main sur les moins avertis. Pour cela, elle sait exactement qui atteindre, quoi faire et comment procéder. Robe écarlate sur sa peau et le Graal entre ses paumes, la belle intrigante quitte le sud pour les beaux quartiers et le chemin sinueux qu'elle a déjà emprunté par le passé ... la demeure du petit prince, la gueule du loup. Mais Scarlett n'a rien d'un petit chaperon rouge, au-delà de la teinte du tissu précieux qu'elle porte, elle est la chasseresse prête à accrocher la tête de l'animal au-dessus de son pieu. Surtout si une couronne trône toujours au-dessus de son joli crâne blond. N'importe qui réfléchirait à deux fois, avant de s'engouffrer à l'intérieur du loft de Silas Capulet, d'autant plus lorsque sa voiture trône glorieusement dans l'allée, mais pas elle. Une soirée privée battait son plein au Wonderland et elle l'imagine non sans mal en train de réclamer à une autre blonde opportuniste une danse privée. Et si ce n'est pas le cas ... well, disons qu'elle ne rechignerait pas une confrontation, Scarlett, le genre à échauffer les sangs et les sens. Mêler travail et plaisir ne l'a jamais freinée, surtout lorsqu'il s'agit de Silas et de leurs jeux malsains aux contours troubles.
C'est ainsi qu'elle faufile l'un de ses jeux de clefs dans la serrure comme chez elle et l'aisance avec laquelle elle pénètre à l'intérieur est éloquente : ce n'est pas la première fois qu'elle s'introduit telle une ombre dans le quotidien du petit prince, qu'elle froisse son intérieur et dérobe de quoi s'offrir le futile et le superflu, de quoi se grimer en Capulet, en reine du Nord, petite abeille travailleuse rêvant de détruire la ruche. L'enfant gâté ne le remarque même pas et l'idée lui plaît, de s'immiscer dans son intimité, d'y laisser ses effluves entêtantes et d'y semer des manques imperceptibles. La belle ouvre la porte et c'est la lumière tamisée qui la frappe en premier, suivie d'une bande-son lascive qui ne trompe personne : des râles étouffés, le son irritant des burnes qui claquent contre un cul quelconque, le roi est de retour. Tôt, trop tôt et Scarlett ne saurait tout à fait exprimer ce qu'elle ressent à cet instant. Si cet accroc dans son plan parfait l'irrite ou au contraire, la pousse à se surpasser. Elle avance comme en terrain conquis, toise la brune aux obus généreux puis le corps nerveux qui la pilonne, qu'elle serait capable de retracer les yeux fermés. Elle imagine à nouveau ses ongles crever sa peau et se pare d'un sourire caustique à ses répliques hâtives. Scar ignore ses mots et leur nudité pour les traîner contre leur gré dans son vaudeville. "Oh pardon chéri, je suis rentrée trop tôt ?" Elle masque ses canines derrière des airs de bourgeoise un peu trop surfaits pour être innocents et range ses griffes pour rejoindre le couple illégitime. Hanches chaloupées et démarche conquérantes sous la mélodie de ses escarpins, elle gomme la distance et vient camper sa silhouette de reine convaincue de régner ici aux côtés de son monarque fièrement dressé, petite moue contrite en direction de l'intruse. "Ne me dis pas que c'est elle ma surprise pour notre anniversaire ?" Ses mains mues d'une tendresse feinte viennent se saisir du minois de l'inconnue pour s'y refermer comme des serres. "Tu sais que je les préfère blondes ..." tranche-t-elle finalement de cette voix chaude qui brûle les reins avant de relâcher la peau fine de la brunette, les croissants de lune de ses ongles imprimés contre sa mâchoire. C'est pourtant lui qu'elle fixe intensément lorsqu'elle dicte ses préférences, comme si c'était le démon au visage de chérubin, qui faisait office de goûter rêvé. "Mais ça ne fait rien, c'est l'intention qui compte j'imagine. Fais comme si je n'étais pas là, je ne m'éternise pas." Non, elle n'est pas venue pour lui et c'est le sous-entendu qui baigne ses mots. Le visage affable de son rôle de composition s'évanouit derrière ses traits faucons, ses sourires couteaux et sa façon de tourner les talons comme un soufflet. Comme si son manque d'intérêt signifiait que tu ne valais rien et qu'elle aurait pu t'écraser comme un étron sous ses pompes. C'est faux, mais Scarlett Salinger a toujours eu un don pour le dédain. Le dédain d'une fille de rien que les circonstances n'ont jamais réussi à noyer.
Et même si elle aurait pu rester, surplomber la scène de son aura incendiaire, continuer à torturer une proie trop facile jusqu'à la voir s'enfuir sans demander son reste, elle est disciplinée, la belle, et n'oublie pas la raison de sa présence ici. Le travail avant le plaisir, les leviers de la vengeance avant les distractions. Le bureau de Silas et les trésors dont il recèle. Elle a son code secret tatoué au bout de ses doigts comme ses mains à lui sur sa peau et sait exactement de quoi se saisir pour lancer aux chiens. Ace voulait des informations comme preuve de sa bonne foi, elle est prête à lui fournir davantage. Des preuves. Pas les plus incriminantes, Scarlett se montre d'une prudence qui a tout de méfiance mais elle sait comment jouer ses cartes, lentement mais assurément, tissant sa toile autour d'un Crimson Pistol au lieu de chercher à combattre des brutes attardées au bras de fer. Elle referme la porte derrière elle, goûte à nouveau à l'exquise saveur du pouvoir qui nimbe les lieux qu'elle a visités tant de fois. Avec le petit roi déchu et la couronne sulfureuse trônant sur son crâne à elle, puis les suivantes, voleuse discrète et délicate. Scarlett laisse ses yeux félins s'habituer à la pénombre qui l'électrise, avant de rejoindre l'imposant coffre-fort, dont la simple vue suffit à chasser les souvenirs d'une soirée morose grâce à ceux qu'il éveille. Des vols, oui, mais surtout une première bataille rangée entre prédateurs sanguinaires ...
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bang bang
. ✦ ⊹ Mer 31 Jan - 0:05 ⊹ ✦ .
elle reprend sa place de pseudo-reine, la belle.
elle se glisse dans le rôle de la petite amie à peine outrée, et tu ne dis rien, tu la laisses faire. la brune resserre ses bras autour de son corps, comme s'ils pouvaient la protéger de Scar ou de toi. mais il n'en est rien, les griffes de mademoiselle Salinger se sont déjà enfoncées dans son beau minois, et toi tu souffles comme un adolescent. tu n'as jamais aimé les jeux de rôles, et celui qu'elle tente d'interprété ne lui colle pas à la peau. Scar tu la préfères froide et tenace. lionne enragée. tu as déjà tourné le dos quand elle lance sa dernière phrase, à la recherche de ton paquet de cigarette. égaré quelque part sur la table basse, ou sur le sol. tu le trouves, t'en allumes une, te retournant seulement lorsque les bruits de talons se sont éloignés. sur le bar se trouve toujours la jeune femme qui se demande ce qu'elle fout ici, qui te regarde comme si tu étais un être impur, et elle aurait raison. tu la regardes haussant les épaules en guise de seule réponse à son incompréhension. tu pourrais la chasser d'un geste de la main, mais si elle n'est pas complètement abrutie elle s'en ira d'elle même avant que le soleil ne se lève. emmenant avec elle son amie, du moins ce qui y ressemble. t'enfiles un boxer, surement celui que tu portais tout à l'heure.  tu t'avances, récupères une bouteille d'un grand cru et deux verres à pieds ne portant plus aucune attention à l'inconnue. et tu prends la direction de ton bureau, tu ouvres la porte comme tu le peux. clope au bec, mains encombrées pour la refermer d'un coup de pied derrière toi. c'est agenouillée devant le coffre que tu la retrouves Scar. celui-ci déjà ouvert, ses mains à l'intérieur comme en train de fouiller dans les tréfonds de tes entrailles. fais comme chez toi, je t'en prie. lâches tu avant de poser ton cul sur le bois du bureau. tu la détailles avec attention, te remémorant les derniers moments passés en sa compagnie. ses griffures, morsures encore tatouées sur ta peau. et un sourire malicieux se dessine sur ton visage. t'as pas vraiment les idées claires, alors tu la laisses faire tout en débouchant la bouteille comme si vous étiez sur le point de fêter un grand événement. tu laisses le liquide rouge couler dans les verres. tu crois que tout t'es permis Scar ? tu crois qu'une nuit suffit à t'ouvrir les portes de mon royaume ? demandes-tu, un verre déjà dans les mains alors que tu la toises sourcil arqué. je ne suis pas un homme qu'on achète aussi facilement, tu devrais le savoir. t'as les mots légers ce soir, sans doute à cause de l'alcool, la drogue, le sexe, les trois associés. et tes paroles ne sont que mensonges, car tu es un homme facile, tu ne dis jamais non. et tu as été assez crétin pour lui laisser une porte entrouverte, et Scar s'y engouffré, comme de la vermine elle rampe sur le parquet de ta vie. impossible de l'écraser. alors au lieu de râler, tu préfères boire. du moins pour le moment.
dis moi au moins ce que tu cherches, peut-être que je pourrais t'aider et que tu prendras plus vite la porte. tu perds patience maintenant et tu t'ai levé. c'est ce que tu veux au fond, qu'elle se tire et vite. que tu puisses continuer ta nuit comme tu l'entendais,
bien que l'idée de la finir avec elle te frôle l'esprit, tu n'as pas envie de te compliquer la vie ce soir.
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bang bang
. ✦ ⊹ Mer 31 Jan - 22:37 ⊹ ✦ .
Le petit monarque au trône factice n'a pas apprécié le spectacle de sa Cour, préférant à l'intrigante aventureuse une des courtisanes de son étroit royaume. Scarlett ne s'en offusque pas, imperméable à la majeure partie du spectre des émotions humaines. Surtout les plus fades. Si Silas a su égratigner les murailles de son indifférence et se lover dans les cercles concentriques de son intérêt, cela ne lui donne aucun droit d'asile sur ses terres inhospitalières. Sauf lorsqu'elle le désire. Intruse chez lui, elle donne pourtant l'impression de baigner dans des sphères qui sont siennes, tant et si bien qu'elle pourrait les écraser entre ses phalanges. Lorsqu'elle tourne les talons pour l'abandonner aux bons soins d'une gamine effondrée, c'est presque comme si elle le congédiait, dans une inversion des rôles qui l'attire un peu trop. Elle en absorbe les travers, Scarlett, à force de mimer ces Capulet qu'elle méprise. A l'instar de ceux qu'elle entend détruire, atomiser jusqu'à la plus infime poussière d'os, elle vole trop près du soleil .. Elle s'écarte d'un Silas silencieux, sans doute trop dopé aux endorphines pour défendre son territoire comme tout mâle alpha qui se respecte et elle profite de ses précieuses minutes d'avance, loin du fauve dissimulé derrière les traits angéliques. Dans une symphonie bien orchestrée, la belle furtive se glisse jusqu'au bureau, ombre au milieu des ombres, avec la sensation de s'enfoncer dans les méandres sinueux de l'encéphale du petit prince, noyée dans ses secrets. Les mains de la voleuse sont déjà enfoncées jusqu'aux tréfonds du coffre-fort et elle se rêve chirurgien, neurologue capable de disséquer les boîtes crâniennes plutôt que les myocardes inutiles, poids morts dans les poitrines. C'est à ce moment que la porte s'ouvre et chasse le précieux du moment, l'intime de ses gestes feutrés contre ce que Silas a de plus précieux.
Ses doigts à la mâchoire d'acier se referment sur ce qu'elle est venue chercher tandis que le petit roi pénètre en son royaume et l'enjoint à poursuivre ses fouilles archéologiques. Au fond, tout au fond de sa noirceur, là où les seules teintes sont noir ténèbres ou bleu pétrole, là où l'odeur du soufre se mêle à celle du pourpre. Il colonise son bureau, Adam en presque tenue d'Eve, bouteille à la main et mots couteaux. Et Scarlett, malgré l'électricité qui transite dans sa nuque, afflue dans sa colonne et s'écoule de ses extrémités jusqu'à emplir la pièce entière, elle prend son temps. Glisse les trésors inestimables partout où elle le peut, dans son sac ou contre sa peau. Et elle se relève de sa langueur sensuelle, chatte paresseuse mais dangereuse, féline jusqu'à la commissure de ses lèvres, jusqu'au regard qu'elle laisse couler longuement sur lui. Résolument provocateur. Elle est là, chez lui, elle gomme toutes les limites, les écrase de ses talons sans sourciller et tout dans son attitude, tout perle le défi. Elle cherche à savoir jusqu'où elle peut aller, Scarlett, jusqu'où elle peut pousser les horizons d'un univers qu'elle déteste sans savoir si ce qu'elle souhaite réellement, c'est l'élargir ou le voir se refermer sur sa silhouette belliqueuse. "Je ne sais pas, les permissions c'est bon pour les enfants sages." note-t-elle en ondulant jusqu'à lui pour cueillir le verre plein entre ses lèvres. Scar, elle n'a pas besoin de permissions, elle s'en passe, les contourne, les écorche. Elle est dotée du culot des filles de rien, celle qui a appris à s'élever seule sans le spectre d'une mère aimante, d'une famille tolérante, sous les coups et cette affliction, ironiquement douloureuse. Silas griffe son épiderme, tente d'arracher la peau tendre, et pourtant si dure, presque reptilienne et Scarlett sourit, de son esquisse fauve, celle qui t'endort pour mieux te dominer. "Allons, tu m'as ouvert les portes bien avant cette nuit là." Il les lui a ouvertes au moment même où il est entré dans ses danses, acceptant de perdre sa couronne à son profit. Il les a écartées à l'intérieur de l'usine pharmaceutique, la laissant jouer avec leur production aussi aisément qu'avec son désir. Et surtout, il lui a abandonné les clefs ici-même, lui livrant ses plus noirs desseins. Bien sûr, Silas reste Silas, enfant tempête capricieux et aisément contrarié, celui qui donne et reprend tout dès que la lassitude pointe le bout de son nez. Un mauvais joueur. Et malgré tout, il est allé trop loin pour reprendre ses dés, ils sont scellés sous clef et Scar ne les lui rendra pas. Jamais. Pas avant d'en avoir fini avec sa famille. "Et tu auras beau me les claquer au nez, encore et encore, on sait tous les deux qu'il est trop tard pour ça." Un souffle licencieux vient mourir contre sa nuque alors qu'elle rompt la distance, sans jamais effleurer sa peau. Seul son regard pesant, plus encore que la pulpe de ses doigts, que ses mains qui froissent et écorchent. C'est lui, un regard faucon, qui affirme plus que mille mots cette vérité qu'il se refuse à entendre : elle est déjà partout à l'intérieur. Chez lui, au sein du loft familial près de sa soeur et sous sa peau. Ses opales flammes coulent le long de l'épiderme, retracent longuement la cicatrice écopée pour elle, imagine les griffures dans son dos, le sang sous ses ongles. Il peut la jeter dehors autant de fois qu'il le désirera, elle n'abandonnera pas la lionne, pas avant d'avoir sa jugulaire sous ses canines acérées et le plaisir infini de la sentir pulser au rythme de ses reins palpitants.
Le liquide carmin danse dans le verre de cristal et les lèvres rebondies de Scarlett y plongent avec parcimonie, refusant de céder aux sirènes de l'ivresse. Elle laisse cela aux gens sans imagination, aux introvertis incapables de s'exprimer sans le pouvoir de la boisson. Aux personnes saines. Consciente qu'à force de provoquer les étincelles, on récolte le bouillant des flammes, elle s'éloigne doucement de Silas, une minuterie au-dessus de son joli crâne blond. Scarlett colonise la pièce comme si elle était sienne, laisse ses mains frôler chaque meuble, le moindre bibelot sans valeur et achève sa course devant la bibliothèque impressionnante. C'est là qu'il reprend la parole et qu'elle jette un regard vaguement amusé par-dessus son épaule, pose suggestive longuement étudiée pour nouer les entrailles et liquéfier les coeurs. "Je t'ai déjà acheté Silas." qu'elle jette comme une douche froide, avec le détachement limpide et total qu'elle offre à tous, lorsqu'elle ne joue pas de ses courbes, ne bande pas son arc sulfureux. "Maintenant je te vends. Morceau par morceau." qu'elle souffle contre sa nuque, dans son dos, réduisant la distance entre eux sans jamais la briser tout à fait. Scarlett se fait toréador plutôt que matador, agite et agace sans jamais mettre à mort. "Je transforme un produit vendeur en capitaux pour multiplier les profits. Après tout, j'ai appris des meilleurs ..." L'ironie caustique baigne sa verve incendiaire, essence et allumette tandis qu'elle use et abuse du vocabulaire étouffant de la finance, le monde de requin qui lui a ouvert les bras, la croyant sirène plutôt que prédateur. Sans réaliser qu'elle est mythologique, Scar, partageant avec la créature marine sa soif d'hommes et l'envie de les entraîner au fond. Elle joue avec le feu, la petite intrigante, avoue à demi-mot comment elle utilise ses informations et photographie ses preuves avec son téléphone portable, au cas où. Elle glisse de livre en livre, de bibelot en bibelot, feint n'avoir aucun but alors que le sien est déjà rempli. Mais Scarlett n'a pas encore atteint la cerise sur le gâteau, les nerfs de Silas sur un plateau. Alors elle s'éternise là où elle n'est pas désirée, le rôle de toute une vie. Parasite dans le ventre de maman, dans ce foyer déglingué, cette famille d'accueil désaxée. Trop différente pour l'université, trop insoumise pour les bordels des Crimson, trop dangereuse pour la banque Capulet. Scar, à sa place nulle part, n'a jamais cherché à entrer dans les danses, dans les moules. Elle, elle plie le monde à sa démesure, s'acharne jusqu'à déplaire, dopée à la violence qu'elle ne ressent pas mais éprouve dans un désir déviant, déterminée à rendre le monde aussi flingué que sa cervelle affûtée, mais sombre. Silas cherche à écourter leur entrevue forcée et elle ricane sous cape, la belle, sardonique. Il se propose de l'aider, mais c'est inutile. Elle ne cherche pas, elle marque son territoire, déplace ou froisse, abîme ou caresse. "Inutile de me sous-estimer, je sais précisément ce que je cherche et où ça se trouve." tranche-t-elle en fixant sa silhouette longiligne qui se déplie pour la toiser de toute sa hauteur. Scarlett, elle a déjà trouvé ce qu'elle cherchait et ce qui lui manque se terre sous sa peau à lui. Endormi par l'alcool ou la baise alors qu'elle aimerait l'attiser au fer rouge pour mieux dompter la bête à l'intérieur. Elle sait composer avec elle bien davantage qu'avec le petit roi de bas étage assoiffé de jouets. "Tu devrais freiner un peu les bars, je t'ai connu plus percutant ..." Le timbre est doux comme une caresse, faussement attentionné, dans cette façon de l'infantiliser qu'il a toujours détestée. Elle joue, Scarlett, dépose son verre à moitié plein sur le bureau pour mieux prendre les armes et confronter celui que les lignes ennemies n'ont jamais rendu plus séduisant. "... Et aventureux. Ne me dis pas qu'elle t'a épuisé ?" Ce serait décevant, elle n'a pas fini de chauffer sa folie au tison pour venir ébranler la sienne.
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bang bang
. ✦ ⊹ Ven 2 Fév - 16:39 ⊹ ✦ .
Scar fait de toi un simple invité. telle une chatte, elle t'ignore, vaque à ses occupations et réponds de la plus détachée des manières. tu sens le jeu qui s'installe, une nouvelle partie qu'elle compte bien te faire perdre, puisqu'elle est aussi coriace que toi. elle fouille, se sert, garde des objets sur elle et tu ne trouves rien à redire. si peu attaché aux objets matériels comme au reste. il n'y a rien, rien qui ne pourrait te nuire réellement. rien que dont tu ne saurais te protégé, alors tu la laisses faire et tu aimerais qu'elle le vide entièrement ce coffre. qu'elle te vende comme elle le dit si bien, elle ne ferait qu'emmener de l'action supplémentaire à ta vie de privilégié. elle ne mettrait que des bouts de viandes sur ton chemin, auxquels tu arracherai les membres un par un. vend, vend, mais vend à ceux qui auront ma peau, fait moi au moins ce plaisir bébé. que tu lâches sans lui adresser un regard. au fond de toi tu aimes ça, la regarder jouer les reines, tu t'en délectes même, quand tu l’observe faire le tour de la pièce. ses doigts glissants sur chacun des bibelots, aguicheurs, dessinant chacune des courbures, et instantanément l'imagination fais le reste. tu lui concèdes ce point, Scar sait te laisser croire, te laisser voir, s'attaquant à chaque parcelles de ton corps rien que dans ses gestes aussi futiles soient-ils. tu bois ton verre, tu t'en sers un nouveau alors que tu ne cesses de l'observer. de l'écouter d'une seule oreille. opinant du chef comme un enfant turbulent. Tu devrais freiner un peu les bars, je t'ai connu plus percutant ... qu'elle crache la garce, s'approchant une nouvelle fois pour déposer son verre sur le bureau. tes yeux la détaillent, de haut en bas, de bas en haut. de ses chaussures plus chères que ton minable appartement jusqu'à ses yeux perçants, en passant par sa bouche couleur sang. comme si elle venait de planter ses crocs dans ta carotide, t'as le sang qui pulse. le cœur qui te fait défaut et s'emballe d'une proximité que vous savez quasi inutile. parce que sous ta peau ça bouillonne, tes sens aux aboies quand elle se trouve dans la même pièce que toi. ... Et aventureux. Ne me dis pas qu'elle t'a épuisé ? tu ricanes doucement, terminant ton verre pour le laisser terminer sa course aux côtés du siens. t'es la mieux placé pour connaître mes capacités. réponds-tu calmement. tes yeux bleus sont fixés dans les siens, tu cherches le nouveau défi qu'elle souhaite te lancer. à quoi as-tu envie de jouer cette nuit ? c'est une réelle question, puisque vos entrevues ne sont que jeux malsains, sur jeux malsains. tu attends une réponse. je sais que tu comptais seulement me dépouiller pour payer je ne sais quelle dette, et je m'en cogne. tu fais un pas de plus vers elle, la chaleur de son être irradie déjà contre ta peau nue. et l'envie de la voir se soumettre te prend aux tripes. mais maintenant que je suis là, ce serait dommage de ne pas en profiter. sourire en coin, tes pupilles qui se dilatent sous l'effet de l'excitation que t'envahie. Scarlett comme une drogue dure que tu ne saurais arrêtée, orgasmique et destructrice. un putain de shoot d'héroïne. combien ils payent ? pour mes petits secrets ? et si je t'en donnais le double ? tu palpes le terrain à défaut de palper ses seins.
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. ✦ ⊹ Dim 4 Fév - 1:58 ⊹ ✦ .
Silas Capulet est complètement déviant, loin, bien loin de la frontière de la folie.
C'est la première réflexion qui effleure Scarlett, alors qu'il bombe le torse et se fait goguenard sous son besoin presque masochiste de parader dans son rôle de petit roi à abattre. Elle esquisse un sourire complice, presque tendre, en pivotant sur ses jambes nues. "C'est moi qui aurai ta peau ..." La gravité qui nimbe son timbre sulfureux semble juste là pour offrir un peu de panache à une boutade bon enfant. Et pourtant, Scarlett est outrageusement sérieuse derrière ses moues de fausse ingénue : s'il tombe, ce sera de ses mains, c'est tout. Les informations qu'elle sème ne sont que de vulgaires carottes, un leurre après lequel courent les Montaigu aveugles, dopés à la seule idée de nuire aux prince du désert. Mais en réalité, elle ne leur donnera jamais rien. Rien d'important, rien d'essentiel, rien de suffisamment compromettant pour aiguiser leur impulsivité et les conduire au pire. Le sort de Silas lui appartient. C'est elle, qui s'est hissée à la place de l'empereur, c'est elle, qui aura le pouvoir de vie ou de mort sur lui, au moment où le règne des Capulet rejoindra les ténèbres. C'est elle, qui les détruira et tant pis si elle en crève. Alors cette plaisanterie faussement grivoise entre ses pulpeuses n'en est pas une. C'est une prédiction ...  un avertissement. Elle continue son manège, Scarlett, s'ancre partout dans son intérieur et nimbe la pièce de ses effluves imperceptibles et pourtant bien présentes. A chaque fois que Silas effleurera un objet de son quotidien, hantera les bibelots de sa présence suffisante, il devra l'y associer sans même y réfléchir. Elle sera là, flash éphémère contre ses rétines, parfum capiteux sur un coussin en tissu, ombre toxique derrière un bibelot dérangé.
Et puis la succube quitte le futur pour se glisser à nouveau dans le présent, peau contre peau, ego contre fierté déplacée. Elle s'approche du petit roi, titille ses sens et teste des crocs bénins dans la nuque de Silas. Scarlett s'amuse à constater son apathie. La dernière fois qu'ils se sont retrouvés seuls dans cet environnement feutré, il l'a saisie par les cheveux pour arracher sa couronne et lui faire retrouver le macadam, mauvais joueur devant l'éternel. Et ça lui avait plu, à Scar, qui pousse toujours les autres dans leurs retranchements, qui dévore le bras lorsqu'on lui offre une phalange. Là ... elle n'a pas de répondant, seulement une jolie plastique qui ne dissimule rien de l'intérêt qu'elle suscite. Il est calme, trop calme, peu disposé à entrer dans ses danses lascives quand bien même elle rôde autour de lui comme un prédateur en chasse, désireuse de flairer les faiblesses et les plaies ouvertes. Plus Silas se rétracte et plus Scarlett prend de la place, s'impose et joue de ses griffes sur sa peau dévoilée. Elle moque sa fatigue et il lui inflige une piqûre de rappel, droit entre les reins. Elle sent la lame de fond trancher le bas de son dos et remonter comme une flèche jusqu'à chatouiller sa nuque, sans se départir de son sourire insolent, celui qu'on rêve de lui arracher ... préférablement avec les dents. "Sans doute, mais ma mémoire me fait défaut." minimise-t-elle l'air de rien, ton anecdotique qui ne s'émeut pas réellement. Seules ses prunelles fauves le dévorent du regard, s'accrochent à la peau et en remémorent la saveur, la texture. L'odeur. C'est sa fierté qui s'élève, ses petits calculs de stratège qui se rappellent à elle et persistent à jouer une partition qu'elle connaît par coeur. Mais la vérité, c'est que le scénario a déraillé, ce soir-là. Que la violence, le sang et Silas en ange de la mort ont eu raison de ses préceptes, de ses courbes érigées en arme létale et du sexe en moyen retors mais astucieux de parvenir à une fin. Pas en instrument de plaisir, parfaitement superflu. Tout partait d'une bonne intention, pourtant : le besoin impérieux de le rendre dingue, de l'asservir à ses courbes pour avancer tranquillement ses pions. Et ça a fonctionné. Bien, trop bien. Car la belle a perdu pied à l'instant même où elle retourné le chercher pour un second tour entre ses reins, au lieu de cultiver le manque visant à l'enchaîner à elle. C'est une erreur de débutante qu'elle ne se pardonne pas, Scar, qui la pousse à se draper dans un ego qu'elle apprend pourtant à taire.
Scarlett cesse de louvoyer pour darder sur Silas ses opales pesantes. Il lui a demandé de partir, alors elle reste c'est aussi simple que ça, elle cherche à le pousser à bout, à le forcer à sortir de ses gonds pour regagner une emprise qui n'est jamais plus facile à obtenir que sous le coup de la colère. Mais à la place, il rouvre ses bras, réclame son nouveau jeu comme si elle n'était qu'un bouffon à sa solde. Elle hausse un sourcil résolument moqueur, suffisamment éloquent : je n'ai pas envie de jouer. C'est ce que Scarlett murmure, dans un langage verbal attirant entièrement tourné vers lui. Silas s'anime enfin, s'avance et la frôle de son épiderme qui irradie déjà de tension. Elle le laisse faire, sans reculer, s'amuse de l'électricité qui transite entre leurs corps bandés et caresse distraitement les traits de son visage, redessinant ses courbe jusqu'à refermer ses paumes contre sa mâchoire. Dans une étreinte maintes fois exécutée : celle qui infantilise d'une agaçante façon et surtout, contraint à une attention totale. "Tu n'as pas su profiter de ma présence, je me passerai volontiers de la tienne." confesse-t-elle avec délice en lui servant sa propre rhétorique, sourire épineux subtilement dessiné contre le charnu de ses lèvres. Silas a souhaité la voir prendre la porte et change d'avis, enfant capricieux devant l'éternel et pour une fois, elle est prête à lui donner raison. A lui obéir, surtout si ça peut lui déplaire. Scarlett joue l'équilibriste, cultive le manque et le désir, déplaît et attire à la fois dans un juste dosage à en perdre haleine. Elle doit le challenger suffisamment pour ne pas sombrer dans ces filles aussi rapidement baisées qu'oubliées sans rendre le tout trop difficile pour lasser le roi dénué de patience. Scar a beau être maligne et désirable, patiente et obstinée, elle se montre parfois trop brutale pour retenir l'attention de Silas. C'est la raison pour laquelle elle ne libère pas son visage d'entre ses ongles, caresse plutôt que serre. Elle se nourrit de leur proximité malsaine, contemple son reflet kamikaze au creux des rétines de celui qui devrait être seulement son plus farouche ennemi, à abattre d'une balle dans la tête plutôt qu'à combattre avec un plaisir non dissimulé. "Ils ne me payent pas, ils réduisent ma dette." Elle corrige sans détour, réduisant encore légèrement la distance qui sépare leurs épidermes désireux d'entrer en collision. Chaque information chèrement divulguée, c'est ses reins qu'on esquintera moins longtemps, moins souvent. Elle a merdé en beauté Scarlett, dans une bavure qu'elle ne se pardonne pas mais c'est sa dette. Sa responsabilité. C'est à elle de la régler. C'est à elle d'amasser le double de cette somme, de quoi se venger, de quoi atomiser tous les Crimson qui ont cru pouvoir la soumettre, tous ces connards qui se sont imaginés esquinter ses reins sans retour de flamme. "Ton argent ne peut pas tout. Il ne m'achètera pas." Elle n'est pas un clébard à qui on lance des billets pour lui voir remuer la queue. Peut-être que si, mais pas avec lui. Alors Silas pourrait bien agiter son fric que Scarlett préférerait encore se faire passer dessus par tout Night Vale plutôt que de le laisser l'extraire de son épineux problème. "Bonne soirée." Ses mots claquent comme un fouet alors qu'elle tire le rideau d'une représentation trop courte pour ne pas laisser un sentiment amer. Ce n'est pas sa meilleure performance, sa plus belle stratégie et le réaliser aussi froidement, méthodiquement, l'irrite. Dans une vaine tentative de se rattraper, de marquer une avancée dans son grand plan, aussi minime soit-elle, Scarlett desserre son emprise autour de la mâchoire de sa proie louvoyante seulement pour remplacer ses griffes par ses dents, sa main par sa bouche. Elle capture les lèvres du Capulet dans un baiser forcé, qui prend et s'impose, laisse un goût de reviens-y et le souffle court. C'est tout son corps qui le colonise dans cette étreinte avide, ses courbes se pressent contre son torse, le forcent à demeurer contre ce bureau impersonnel alors que ses mains s'aimantent à sa peau, le temps d'un baiser.
Et Scarlett le libère, sans un mot, pour tourner les talons en ignorant son désir impérieux de s'immiscer plus fort. Plus loin. De jouer encore. Dans cette manche, elle doit accepter sa reddition, de concéder ce point à cause d'une main maigre en cartes. C'est agaçant, que de constater ce tiède ex aequo là où elle a l'habitude de sortir victorieuse et c'est un poing serré qu'elle referme sur la poignée du bureau ... pile où celle-ci s'abaisse. Scarlett recule d'un pas, surprise, pour détailler d'un oeil torve Victoria Capulet. Instantanément, un frisson de répulsion parcourt son épiderme à l'idée d'être si proche d'une femme qu'elle déteste tant. D'une matriarche de cette famille moisie jusqu'à la moelle. Elle est si près, qu'elle pourrait lui sauter à la gorge, arracher sa jugulaire à mains nues, enfoncer ses phalanges belliqueuses au fond des prunelles perçantes qui la toisent. Une intense chaleur envahit tout son être à l'idée d'en finir, devant les yeux du fils prodige qui plus est, et Scarlett doit user de toute sa maîtrise pour retrouver une expression neutre, placide, un rien chatoyante malgré ses poumons enflammés. Ne rien dévoiler. Il est trop tôt pour ça, Victoria n'est qu'une tête de l'Hydre de Lerne, la trancher elle, et elle seule, ne servirait à rien : elle repousserait, plus vengeresse encore. Mue par une haine totale, pleine et entière, étrangement teintée d'une fascination presque morbide pour le spectacle qui se joue devant ses yeux, Scarlett s'efface pour la laisser pénétrer dans les lieux, et referme la porte derrière la matriarche. Elle se compose un visage placide, courtois et fuyant, le masque qu'elle revêt à la banque, la séduction en moins : elle se mue en ouvrière plutôt qu'en reine, en petite abeille et non en guêpe et salue humblement l'impératrice des lieux. Elle attend la suite, le myocarde à l'envers, consciente qu'elle frôle un avantage qui confère au divin. Finalement, sa main n'était pas si mauvaise, il lui suffisait d'un coup de pouce du destin ...
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. ✦ ⊹ Dim 4 Fév - 16:20 ⊹ ✦ .
ses doigts saisissent ta mâchoire et tes yeux se plongent instinctivement dans les siens. lui offrant enfin l'attention qu'elle réclame. un fin sourire se dessine sur tes lèvres quand elle ouvre de nouveau la bouche, la lionne se vexe, la lionne veut obéir à tes ordres contraires ce soir. te remettre à ta place d'enfant capricieux, et ça t'amuse, plus que de raison. il y a vos corps à quelques centimètres l'un de l'autre, et t'as déjà les sens en éveil, les frissons qui s'éveillent sous ton épiderme. tu voudrais la dévorer, là tout de suite. saisir ses lèvres, saisir ses hanches, envoyer valser tout ce qui se trouve sur ton bureau et retrouver les sensations qui ont marqué ta peau. mais tu ne fais rien, tu ne bouges pas. tu ne parles pas. tu écoutes. Ton argent ne peut pas tout. Il ne m'achètera pas. bien sur que si. ce sont les mots que murmurent tes yeux alors que sa dernière phrase claque dans l'air. bonne soirée. et ton corps se crispe, ça sonne comme un va te faire foutre pourtant ses doigts s'attardent, et ses formes t'épousent. le baiser t'es arraché. ses lèvres plaqué contre les tiennes, ses dents trouvent ta chaire et s'y accrochent. tes mains glissent du bureau à son cul et tu la laisses te voler son souffle, ton semblant de raison. la mémoire dans la peau tu rends le baiser fougueux, brutal, tes doigts remontent sur ses hanches, tes griffes s'y plantent et tu l’abîmes au même rythme qu'elle t'accule contre le bureau. puis la chaleur devient glace. elle se détache et tourne les talons, te laissant là, le souffle court et le cœur détraqué. t'as l'insulte aux bords des lèvres. mais tu ne t'attendais pas à la suite.
la poignée de la porte qui s'abaisse sous les yeux de Scarlett et les pas de Victoria qui claquent déjà sur le sol. le palpitant qui loupe un battement quand les yeux de ta mère se posent sur toi, puis sur Scar. sa prestance vous surplombe, il doit être quatre heure du matin mais elle est habillé comme s'il allait régler des affaires importantes. robe de couturier et manteau jeté sur son avant bras comme si elle errait dans le loft depuis un moment maintenant. élégante jusqu'à ses boucles d'oreilles où brillent des diamants à 1,5 carats. elle te toise un moment, toi, son fils à moitié nu, alcoolisé jusqu'à la moelle et tu sens le jugement au fond de ses yeux. qu'est-ce que... que tu balbuties comme un gamin pris en flagrant délit. ce n'est pas la question. qu'elle te coupe, s'avançant dans la pièce, observant chaque millimètre carré à la loupe à la recherche d'un tu ne sais quoi. qui est-ce ? demande-t-elle d'un ton doucereux. et t'as tout de suite le cerveau qui s'embrume, tu ne saurais la qualifier, pas auprès de ta mère. une femme comme une autre ? faux. une amie ? faux. une garce, une pute ? vrai. tout aussi vrai qu'elle est la seule femme à te dompter, une laisse imaginaire autour de ton cou, et ses ongles plantés dans tes couilles. je... elle travaille pour nous. à la banque. tes mots n'ont aucune cohérence, et te voilà en train de chercher quelque chose à te mettre sur le dos. et elle venait te faire signer des papiers de dernières minutes ? ricanes-t-elle doucement. depuis combien de temps couchez vous avec mon fils ? lances-t-elle, ses azurs rivés sur Scarlett alors que tu enfiles enfin un pantalon abandonné là il y a quelques semaines. tu voudrais t'interposer, mais tu n'y parviens pas.
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. ✦ ⊹ Lun 5 Fév - 23:10 ⊹ ✦ .
Les effluves entêtantes du désir cognent contre les lèvres brûlantes, s'immiscent entre ses cuisse et Scar s'amuse à distiller un rien de la tempête qui l'habite chez Silas. Elle mesure la force de sa volonté inébranlable, de sa détermination la plus absolue, jusqu'au-boutiste, en s'éloignant de lui. En rompant le charme magnétique de l'attraction. Avec lui, sa sensualité portée en étendard est sa lame la plus tranchante, celle qui charcute les chairs à tous les coups. Il est primitif, Silas, assoiffé de plaisir jusqu'à l'os, prêt à tout pour s'offrir sa dose. Les nanas, la coke, l'alcool, tous les extrêmes sont bons pour distraire le petit roi las de son univers aseptisé et elle l'a bien compris, Scar. Le sexe est peut-être l'héroïne du Capulet, mais il est surtout son pouvoir le plus grisant. Une main bordée d'as à user avec parcimonie au risque de les voir dépréciés à la bourse du lendemain. Experte en valeurs marchandes, en capitaux et petits calculs opportunistes, Scarlett accepte bien volontiers de taire ses propres envies pour aiguiser les siennes. Qu'est-ce qu'une baise supplémentaire ? Une guerre de tranchées. Satisfaction éphémère précédant une attente longue et frustrante quand elle veut avancer à grands pas, démolir les lignes ennemies et les traverser d'une poussée létale. Or, que restera-t-il de l'intérêt du petit prince lorsqu'elle lui aura offert ses reins, sa bouche, son cul, assez pour réinventer jusqu'aux fantasmes les plus désuets ? Pas grand chose, elle a la lucidité de le reconnaître. Alors Scar mesure ce qu'elle dévoile, prend plus qu'elle n'offre et recule après avoir transformé son bureau en sauna étouffant sous une tension électrique, moite. Elle se retire sans un mot supplémentaire, sans un regard, royale dans sa démarche conquérante qui imagine un tapis rouge sous ses pas, glaciale dans le désintérêt qu'elle mime à merveille.
Jusqu'au grain de sable dans les rouages de sa mécanique parfaite. D'emblée, la haine affleure tout son être, de ce palpitant nécrosé jusqu'à son épiderme satiné. Scar s'embrase, des prunelles à la pulpe de ses doigts, de sa colonne déliée à sa nuque. Les songes glaçants qui l'avalent la nuit, graphiques et sombres, viennent se superposer pour un bref instant devant ses prunelles, dissimulant en partie la silhouette imposante. Cette proximité, elle en a rêvé. Souvent. Et son coeur cogne si fort entre ses côtes qu'elle ignore la cause de ce grand débordement. Colère, haine, rage, excitation, désir, impatience. Tout s'entremêle et gronde dans une enveloppe charnelle si rompue à l'indifférence qu'elle se fige, Scarlett. Elle se fige et s'imagine sauter sur Victoria Capulet dans une envie animale, emplie de la noirceur que n'est pas (plus) supposé posséder l'homme moderne. Elle se voit, réellement, fondre sur elle, cribler son visage harmonieux de petits poings rageurs et sauter à pieds joints sur sa poitrine refaite jusqu'à sentir les os rompre, les poumons s'affaisser et se gorger de sang. C'est une envie sourde, puissante, aussi totale que le désir qui l'assiégeait jusqu'alors. Peut-être même qu'elle s'y mêle. Mais Silas émet un son perdu, presque penaud et immédiatement, son attention est absorbée par le spectacle qu'il offre. Soumis. Entièrement tourné vers la reine mère, queue basse entre les jambes comme un chien ayant pissé sur son gabbeh d'Iran. Il est pathétique ainsi, la couronne invisible n'irradiant plus son crâne ingrat et étrangement, cette faiblesse dévoilée, cette faille immense la galvanise. La fascine. C'est la raison pour laquelle elle reste Scarlett, attirée par tout est sale, par tout ce qui fait mal. Elle se souvient de ses mots d'errance après un second tour entre ses reins, réduit en un pantin sexuel entre ses mains. Je tue pour des caresses. J'obéis. Les endorphines avaient limé ses griffes mais cette fois, elle est alerte la belle, ses rétines enflammées prêtes à étouffer les braises pour profiter plus longuement de cette relation dysfonctionnelle. La brèche qu'elle attendait.
Victoria l'évoque comme si elle ne campait pas à quelques mètres d'elle et Scarlett mord la pointe de sa langue, derrière ses lèvres closes, pour s'obliger à maintenir un masque affable, à gommer ses allures défiantes, ses attitudes de salope ravie de t'humilier. Elle laisse la main à Silas, davantage désorienté qu'elle par l'incongruité de la situation. Et pourtant, elle n'en mène pas large la louve, reconnaît en la Capulet un prédateur de taille aux ressources infinies qui requiert un doigté d'orfèvre : l'approcher sans se faire dévorer, le respecter sans se soumettre. Un jeu de dupes pour ne pas perdre la face et les maigres avantages durement acquis juste là. "Scarlett Salinger, département fusions/acquisitions. Malgré les circonstances, je suis enchantée de vous rencontrer." Si le début est fluide, languide, si Scarlett remonte la mécanique de ses pulpeuses rompues à ces conversations vaines qui peuplent son quotidien, il lui faut arracher les derniers mots de ses entrailles. Ceux qui refusent de couler librement, d'être nimbés de son onctuosité coutumière, celle qui lui permet d'évoluer dans les hautes sphères après des années à absorber leurs codes. Mais elle n'est pas enchantée et il lui est difficile de calmer l'acide qui crame ses veines et menace de se répandre sur la moquette hors de prix. Son sourire factice luit de l'éclat d'une lame plutôt que de la lune et elle reporte ses prunelles sur Silas, pour s'ancrer ailleurs qu'au sein de traits qu'elle rêve de ravager plus ardemment encore. Mais la silhouette fuyante ne répond plus. Elle cherche à retrouver contenance, des fringues échouées sur le sol et Scarlett n'est pas parée à la question qui suit, mielleuse comme le sang or de l'abeille, mais vénéneuse. Victoria cherche à planter son dard et le prédateur en elle, celui qui a soif de destruction, peine à se rendre docile. "Pardon ?!" Elle se prend pour qui, cette vieille conne ? C'est ça, que signifie sa langue qui fourche et claque comme un fouet. Ce n'est pas une excuse prude, une offuscation qui rêve de se dérober à une intimité dévoilée. Non. C'est plus primitif, plus spontané, pour une succube qui a pourtant oublié jusqu'à ce mot. Le silence s'écroule, pesant, sur ses épaules dénudées alors que Scar cherche un appui, jette un regard noir à Silas, le priant de se débarrasser de cette abeille intrusive qui régit sa vie, le traite comme un jouet à sa solde sans qu'il n'ose briser ses chaînes, lui le dominant. Minable. C'est ce que semble hurler ses prunelles qui le dominent, jusqu'à ce qu'elles se glacent enfin et viennent heurter celles de Victoria, plus dociles. "Sauf votre respect, vous vous méprenez." glisse-t-elle, le mensonge organique chevillé au corps comme au coeur. Scarlett ignore si elle cherche à protéger Silas des ires maternelles, à l'arracher à ses griffes pour le lover dans les siennes, ou si, au contraire, sa volonté est de gommer leur égarement comme s'il ne valait rien, pas même un souvenir mémorable. "Silas vous expliquera mieux que moi qui était cette jolie brune avec laquelle il folâtrait avant que je ne l'interrompe." Dans un sourire plus doux, apprivoisé après les premières minutes de folle cavalcade, Scarlett jette Silas entre les bras de sa tendre mère et attend de le voir se démener plutôt que d'y sombrer comme le fils prodige. Il est là, son nouveau jeu. "Je ne vous dérange pas plus longtemps, je cherchais Ruby mais elle n'est manifestement pas ici." Ruby, l'enfant du diable qu'ils essayent ironiquement de protéger du malin. Ruby, l'excuse parfaite, la jeune fille perdue à qui elle, la docteure surdiplômée bien sous tous rapports donne des cours, guide sur le chemin qu'il lui convient d'emprunter. Foutaises. Scar cherche à prendre congés sans en avoir tout à fait l'intention, consciente d'être au bord du précipice et d'observer le spectacle magnifique d'une catastrophe imminente ...
Avec le même shot d'adrénaline prodigieux au creux des veines.
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. ✦ ⊹ Dim 11 Fév - 15:44 ⊹ ✦ .
face à ta mère tu redeviens petit garçon. incapable de retrouver une prestance d'homme.
tu n'as jamais su faire autrement, c'est comme ça qu'elle t'a élevé. tu es son fils et tu lui dois tout. tu es son sang, son héritage et c'est en toi qu'elle a mis tout ses espoirs. un paris risqué pour la grande joueuse qu'elle est. sur tes épaules reposent une pression qui ne cesse d'augmenter d'année en année. mais tu ne peux courber le dos, tu es un Capulet, le futur roi, c'est l'image qui danse au fond de ses pupilles quand tu la regardes. alors tu dois te plier aux règles, aux envies de ta génitrice et tout ce qui en découle. tu viens d'enfiler un pantalon froissé, mais tu peines à trouver un t-shirt et tu restes interdit à la question de Victoria. tu aimerais dire quelque chose mais te voilà dans l'incapacité d'ouvrir la bouche. Sauf votre respect, vous vous méprenez. t'as les mâchoires qui se crispent. Silas vous expliquera mieux que moi qui était cette jolie brune avec laquelle il folâtrait avant que je ne l'interrompe. un rire jaune te prend, et tu les regardes toutes les deux, l'une après l'autre. ta mère elle, passe de Scarlett à toi, sourcil arqué. le mensonge vous va si mal. lâche-t-elle, et tu ne sais pas si c'est pour toi ou pour Scar qui désire déjà prendre la fuite. mère, il n'y a ... ne te fatigue pas Silas, je les ai déjà mises dehors, toutes les deux. elle fait le tour de la pièce, referme le coffre laissé ouvert. quand tu auras finis de jouer, j'aurai besoin de toi. ne vous embêter pas mademoiselle Salinger, je ne reste pas. finis-t-elle, avant de tourner le dos pour ouvrir la porte. laissant celle-ci grand ouverte derrière elle comme si elle souhaitait que vous admiriez sa sortie. t'as les mains fourrées dans les poches de ton jean, le regard vide et les dents toujours serrées. l'apparition de ta mère fut brève, mais juste assez longue pour abîmer ton ego. te remettre à la place que tu détiens réellement, celle d'un prince, à peine adulte. dégage. que tu craches à l'encontre de Scar sans même poser tes yeux sur elle. tu passes une main fébrile dans tes cheveux avant d'envoyer valser les verres et la bouteille se trouvant sur le bureau. le petit spectacle t'a plus ?! au fond de ton ventre il y a la honte mélangé à la colère, elle n'avait pas le droit d'être là. pas elle. aucune d'ailleurs. si ce n'est Ruby, sans doute la seule à savoir comment tu réagis face à ta chère mère. tu viens de t'approcher d'elle, la folie qui brille au fond de tes pupilles. dégage si t'es un minimum intelligente. tu viens de saisir son bras fermement, tu y laisses une marque sans aucun doute et ta main remonte jusqu'à sa mâchoire. tu la pousses en arrière, juste assez pour lui faire franchir la porte du bureau. et ne m'approche plus. plus jamais.
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. ✦ ⊹ Lun 12 Fév - 20:19 ⊹ ✦ .
Derrière la haine bouillante qu'elle tâche de contenir contre son masque policé luit autre chose. Un relent d'admiration, pour la créature en face d'elle malgré la répulsion organique. Scar aimerait l'ouvrir de haut en bas et fouiller les entrailles à la recherche de ce je ne sais quoi qu'elle possède, et qu'elle aimerait lui dérober. Victoria Capulet n'est pas qu'un monstre, elle a les allures ensorcelantes, le timbre de miel et les armes que Scar forge jour après jour ... elles sont déjà achevées chez elle. Depuis longtemps. Et c'est glaçant que de dévisager l'ennemi intime et de réaliser qu'on lui ressemble un peu trop et pire encore, qu'on aimerait encore asseoir les similitudes. Et pourtant elle est là, la vérité. Dans l’ersatz de complicité qui naît naturellement lorsque les prédateurs se reconnaissent. Le contact est fluide entre lionnes et pourtant, le myocarde abîmé de Scarlett bat à tout rompre, épuisé d'être si divisé entre une rage bien connue et l'envie de lui plaire, un désir inassumé qui pèse lourd contre les côtes. Heureusement, il y a Silas pour se changer les idées. Silas dont l'enveloppe de petit prince capricieux gagne en épaisseur. Les tréfonds sombres de son être se complexifient encore, atteignent un nouveau trou noir alors qu'il perd toute contenance devant la figure maternelle. Mère avec un grand M, la dévotion au bout de la langue et le pathétisme jamais loin. Victoria s'exprime et Silas se tait. Victoria le traite comme un môme de huit ans et le roi courbe l'échine, ploie le genou et s'offre aux coups. Elle ne le reconnait pas Scarlett, et ne perd pas une miette de l'échange entre le fauve et l'agneau. Elle n'ajoute rien, prostrée près de l'entrée. Seulement l'ombre d'un sourire lorsque Victoria l'accuse de mentir. Une esquisse sereine, languide, qui ne confirme rien, n'avoue pas. Qui se contente de flotter dans l'atmosphère, énigmatique et inoffensive, provocatrice pour qui sait lire entre les lèvres.
Victoria s'écarte, glisse sur le sol comme sur un tapis de rouge et s'assure un public alors que le rythme de ses talons rappelle les siens. L'atmosphère est suffocante dans la pièce pourtant ouverte, entre les effluves entêtantes de la Reine Mère, sa propre tension nerveuse aux muscles bandés et le Roi déchu, élastique trop tendu qui ne manquera pas de claquer contre sa peau. Son dégage ne rencontre aucune résistance, ni soumission. Scarlett demeure stoïque, un vague rictus de Mona Lisa aux lèvres : séduisant, mais insondable. Elle suit les gestes tempêtes de Silas, le verre qui se brise à leurs pieds, l'alcool qui charge l'air déjà électrique jusqu'à l'écoeurement. Ne manquerait qu'une étincelle pour le grand brasier qu'elle imagine déjà. "Alors comme ça, le fauve porte une laisse ..." souffle la belle, placide, de la voix caressante et profonde qui est sienne. Elle ne cherche pas à l'humilier, ni à le rabaisser. C'est un constat, purement et simplement mais Silas ne l'entend pas de cette oreille. Il crache, il feule, comme les animaux blessés qui, au lieu de se laisser soigner, dévorent les mains désireuses de les aider. "Je ne t'ai certainement pas demandé de te donner en spectacle." Scarlett n'est pas intimidée. Elle ne l'a jamais été, par personne. La peur, la crainte qui prend le bide en tenailles et provoque des insomnies, une angoisse innommable et des sueurs froides ... elle ne connaît pas. Ce n'est pas faute d'avoir souhaité l'expérimenter, c'est un problème mécanique contre lequel elle est purement démunie. Alors Silas, il ne lui fait pas peur et c'est ce que murmurent ses prunelles enflammées alors qu'il s'approche, s'empare de son bras, brise la distance entre eux comme s'il pouvait la briser, elle. Qu'il essaye. Elle a toujours admiré le compétiteur, Scarlett, tout en demeurant lucide : c'est un combat perdu d'avance. Elle sera morte entre ses bras bien avant de le craindre. Et si elle ne craignait pas le loup et au contraire, attisait ses canines contre sa chair ... ce n'est pas un chiot enragé qui risque de l'impressionner. Elle lutte contre sa force, fusille ses rétines troublées par la colère des siennes qui le dominent et s'arc-boute pour refuser de concéder quoique ce soit, même un seul pas.
Il est plus fort, évidemment, mais ce soir, elle aura l'ascendant moral : elle n'a qu'à fourrager dans la plaie béante, offerte, de sa honte qui dégueule. Mais Scar n'en fait rien. Parce que Silas affirme qu'il ne veut plus jamais la voir et pour une fois, elle le croit. Elle loupe un battement, refusant qu'une stratégie menée de main de maître s'effondre à la première difficulté. Il est blessé dans son ego, l'équivalant d'une mise à mort pour un homme aussi suffisant que lui alors elle accepte de ne pas chercher plus loin le conflit. Au risque de le perdre pour de bon, un épilogue impensable. Impossible. Pas tant qu'ils dansent sur le fil, virtuoses d'un ballet dont ils sont les seuls à réaliser la grâce. Il persiste à la pousser hors du bureau et elle s'emploie à résister, se presse contre lui, colonise son torse encore nu de ses courbes, sans s'émouvoir de sa mâchoire d'acier contre la sienne. Délicatement, ses phalanges enserrent le poignet qui s'acharne sur ses traits dans une tendre caresse qui dissimule l'intensité de sa poigne. Scarlett accentue sa prise, ancre ses prunelles dans l'orage qui gronde au sein des siennes et verrouille jusqu'à son souffle au gré du sien. Tout dans son minois enjôleur appelle non pas à sa reddition, mais à son attention. "Je ne t'en tiendrai pas rigueur, parce que je sais que tu es plus qu'un chien qui tue pour des caresses." Scar joue de ses propres mots contre ses lèvres, ceux qu'il avait confiés encore enorgueilli d'endorphines, au creux d'une nuit tatouée de sang et de sexe, de violence et de plaisir. Elle veut qu'il se souvienne, Silas. Qu'il sache précisément ce à quoi il renoncera. Parce qu'il n'est pas idiot, lui doté de la même obstination que la sienne : si elle l'écoute ce soir, demain elle n'y songera plus. C'est faux, elle est allée trop loin pour renoncer, mais elle a le bluff prodigieux, Scarlett. Alors peut-être que si, peut-être que la saveur du jeu inachevé viendra chatouiller ses sens, mais elle s'y pliera. Silas ne faisait même pas partie de sa grande partie d'échecs, il est venu de lui même hanter le plateau, défaire son jeu, s'immiscer jusqu'à devenir une pièce maîtresse. "Si t'étais un minimum intelligent, tu comprendrais qu'il te faut briser tes chaînes" raille-t-elle, redite de ses mots, tout en libérant son poignet de ses doigts câlins pour mieux chasser la main qui écrase sa mâchoire. "A croire que nous sommes tous les deux stupides." murmure-t-elle sans cesser de darder sur lui des opales entendues. Lui est idiot de trancher ses chaînes au lieu des cordes maternelles qui l'empêcheront pour toujours de peser au sein de leur illustre dynastie. Et elle, pour ne pas quitter un champ de bataille après une attaque féroce quand l'ennemi cultive sa rancoeur et prépare un assaut assourdissant. Pour ne pas abdiquer, souligner qu'elle ne l'approchera plus et attendre qu'il revienne mourir à ses pieds. Au contraire, Scarlett s'empare de sa nuque pour laisser à ses lèvres lascives le soin d'effleurer son oreille. "Tu n'as jamais détenu les règles du jeu Silas. Je t'approche si je le souhaite, quand je le souhaite." Elle souffle le froid, puis le chaud, accentue l'érotisme de sa voix, la chaleur de ses courbes pressées contre son corps, et la menace implicite : tu ne le sais pas encore, mais tu m'appartiens. C'est ce qu'elle cherche à lui faire comprendre, au Roi vexé, avant de l'exaucer pour ce soir.
Et sa silhouette vaporeuse disparaît comme celle de la mère avant elle. Même démarche chaloupée, même port de reine, même talons belliqueux martelant le sol ... mêmes effluves voluptueuses quand le silence et le calme retombent.
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ouragan. (Scar)
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